Mia Hansen-Love a présenté son septième long métrage, Bergman Island, lors du Festival de Cannes 2021. Elle y conte, à travers un montage en mouvement permanent, une histoire de mélancolie, de désir, de création, mais surtout une histoire de cinéma. Que ce soit à travers le fantôme de Bergman sans cesse convoqué ou par le destin heureux d'une réalisatrice un temps en panne d'inspiration, le cinéma est partout, il est la vie même. Son film est d'une extrême douceur au milieu de tous les monstres cannois et s'inscrit dans une filmoraphie marquée par la mélancolie et le mouvement. Une petite merveille baignée par la lumière de l'été.
Mélodrame, mais pas trop, Frantz, le dernier film du français François Ozon est un très beau film dont le Noir et Blanc qui épouse l'austérité allemande , mais également le côté sombre du protagoniste français interprété par Pierre Niney dans une histoire qui mêle la grande guerre (celle de 1918) et la petite (celle des individus en tourmente).