Inscrit23 janvier 2019
Articles52
3.5
Un héros épicurien passant de femme en femme. Une élection présidentielle appelée à se solder par un scandale retentissant. Des manèges amoureux aussi hilarants qu'hypocrites. Le "Shampoo" d'Hal Ashby, commercialisé par Carlotta en version restaurée 4K, fait partie des comédies quelque peu oubliées qu'il est urgent de redécouvrir.
5
Woodstock, c'est "three days of peace and music". On pourrait ajouter, à la lecture du livre de Michka Assayas, que ces trois journées furent placées sous le signe des psychotropes, du sexe, de la promiscuité, de l'improvisation, de la contestation ou de l'anarchie. Publié chez GM, agrémenté de photographies inédites, "Woodstock" place le lecteur au cœur d'un concert légendaire. Et c'est fascinant.
4
De Bram Stoker à Friedrich Wilhelm Murnau en passant par Tod Browning ou Charles Matton, de Max Schreck à Christopher Lee en passant par Béla Lugosi, Olivier Smolders raconte la lente gestation de Nosferatu/Dracula, sa plasticité et son évolution à travers le temps - des rumeurs populaires au cycle de la Hammer Film Productions. Il en dégage quelques motifs récurrents, mais aussi des sens cachés.
Après avoir décortiqué la pin-up à l'époque du pré-code Hays dans un ouvrage foisonnant, Mélanie Boissonneau revient pour Le Mag du Ciné sur ses différentes représentations, son apport au genre horrifique ou encore son avenir... Comme à son accoutumée, l'universitaire déconstruit les clichés pour mieux extirper le sens profond de ces figures féminines pas tout à fait comme les autres.
4.5
Network-lumet-film-classique-critique
« Network » est plus encore le fruit du scénariste Paddy Chayefsky que du réalisateur Sidney Lumet. Le premier détricote la petite lucarne en mettant en saillie ses pires bassesses. Le second met en scène des protagonistes vampirisés par l'audimat, plus pathétiques et vaniteux que rigoureux. L'ensemble donne lieu à un chef-d'oeuvre qui en dit long sur les pratiques des grands réseaux télévisuels.
4
Batman-Une-legende-urbaine-dick-tomasovic-livre-critique
Dans « Batman », Dick Tomasovic ne fait rien d'autre que scruter derrière le costume du super-héros. Qu'est-ce qui l'oppose à Spiderman et le rapproche de Sherlock Holmes ? En quoi est-il clownesque, ténébreux ou workaholic ? Quelle est la juste mesure de sa plasticité ? L'ouvrage est fluide, dense et passionnant ; les réflexions qu'il porte en son sein sont exemplifiées à travers toute une série d’œuvres mettant en scène le Chevalier noir.