Festival Gérardmer 2024

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Dernier jour à Gérardmer. A l’aube, la montagne est presque rose. Le soleil persiste. Nous plions bagages. Juste le temps de voir encore quelques films, et nous voilà repartis. Voici donc le dernier article, avant un autre qui paraîtra dans quelques temps et qui, après décantation, reviendra sur le festival dans son ensemble. Au programme de ce jour : Sleep, La Damnée, Vampire humaniste cherche suicidaire consentant, It's a Wonderful Knife et les courts-métrages en sélection. A quoi nous ajoutons, pour le plaisir, un petit article sur deux grands films en rétrospective : Dracula de Coppola, et Nosferatu de Murnau.

Littérature & BD

La-Mare-avis
Dans La Mare (Anspach éditions), Erik Kriek nous convie dans un récit sombre et captivant, où le deuil et la folie ne cessent de s'entrelacer. Huub et Sara, couple déchiré par la perte de leur fils, tentent de se reconstruire dans une vieille maison familiale, nichée au cœur des bois de Veluwe. Ce qui s'annonçait comme un nouveau départ prend cependant rapidement des allures de cauchemar éveillé, caractérisé par une mare mystérieuse qui devient le miroir des tourments intérieurs des personnages.

Analyse & Interview

avec un scénario comme celui-là, c’est que les acteurs sont choisis non pas seulement par leur talent mais leur capacité d’analyse des situations. Quand Alice a lu le scénario, elle a déjà compris toutes les situations, le conscient l’inconscient des personnages. Sur un film comme ça, ça fait vrai parce que les comédiens ont l’intelligence des situations, donc elle peut s’approprier le personnage et l’emmener dans un endroit que j’imaginais même pas.
They live détruit pour libérer. Certes, la libération n’est pas effective mais ces drôles de héros sont fondés à les détruire puisque l’oligarchie est de toute façon coupable. C’est le paradoxe final du film – là où pouvait s’attendre à une totalité idéologique si fermée qu’elle devienne impossible à neutraliser ou qu’il soit impossible d’en sortir ( à la Matrix : Reloaded), il y a en réalité une échappatoire dans la destruction comme le soulignent les plans finaux où les aliens intégrés font tâche dans une réalité qui semble retrouvée.
Qui dit Joel Schumacher dit Batman. Donc cadrages débullés sur néons fluos, tétons qui pointent sous le Bat-Kevlar, DC à Mykonos pour la DA et punchlines de bâtonnet M. Freeze pour les menu kids. Pas l’empreinte la plus facile à assumer dans l’histoire récente du cinéma. Mais Schumacher, c’est aussi des films qui ont remué la poussière cachée sous le tapis du soft-power triomphant des 90’s, et fait tousser l'Amérique d'aujourd'hui. Et en la matière, Le droit de tuer ? ne fait pas dans la dentelle.