Inscrit24 avril 2023
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festival-gerardmer2024-Sleep-film-jason-Yu
Dernier jour à Gérardmer. A l’aube, la montagne est presque rose. Le soleil persiste. Nous plions bagages. Juste le temps de voir encore quelques films, et nous voilà repartis. Voici donc le dernier article, avant un autre qui paraîtra dans quelques temps et qui, après décantation, reviendra sur le festival dans son ensemble. Au programme de ce jour : Sleep, La Damnée, Vampire humaniste cherche suicidaire consentant, It's a Wonderful Knife et les courts-métrages en sélection. A quoi nous ajoutons, pour le plaisir, un petit article sur deux grands films en rétrospective : Dracula de Coppola, et Nosferatu de Murnau.
Film-RESVRGIS-festival-gerardmer-2024
Troisième jour à Gérardmer. La brume a laissé place à un soleil éclatant. Les salles obscures sont pourtant pleines et la foule semble ravie. Et pour cause : de belles découvertes aujourd’hui, avec Resvrgis , un film de loup-garou italien, Roqya, une histoire de chasse sorcière dans une banlieue française, et The Seeding, un conte diabolique sur la paternité, entre le redneck et le folk-horror.
Premier jour à Gérardmer. Brumes et pluies. L’accueil des Gérômois est chaleureux, comme toujours. Au programme : deux films en compétition qui s’annonçaient prometteurs : Perpétrator, de Jennifer Reeder, et The Funéral, d’Orçun Behram. Un film américain sur le vampirisme 2.0 et un film turque qui explore de manière original le thème du zombie. Une déception et une belle surprise.
la-chimere-critique-film-alice-rohrwacher
La Chimère, d’Alice Rohrwacher, avec Josh O’Connor (le jeune prince Charles de la série The Crown), nous propose une variation sur le mythe d’Orphée qui, étonnamment et joyeusement, ne cesse de délaisser le dispositif symbolique mis en place par le scénario pour s’attarder sur les hommes, sur leurs corps et leurs émotions, comme pour, semble-t-il, débusquer, dans la chair du monde, les esprits qui s’y dissimulent.
The-Old-Oak-ken-loach-critique-film
Le dernier Ken Loach n’est certainement pas son meilleur. Mais c’est un film tendre, qui vient sertir un tableau réaliste et rare de la classe prolétarienne actuelle d’une délicate utopie qui brille autant de sa naïveté que de son évidence. L’agacement que l’on pourrait éprouver devant une certaine simplification, voire lissage, des choses est vite emporté par cette compassion profonde, pleine de respect, pour les déshérités, même les moins sympathiques, que sait toujours susciter en nous le cinéaste anglais.
en-eaux-tres-troubles-critique-film-the-meg-2
The Meg 2, suite d’un premier film plutôt réussi, avec Jason Statham aux prises avec des requins géants préhistoriques, offre un spectacle réjouissant, propre à ravir les amateurs du genre. Le ton légèrement parodique, la qualité des effets spéciaux et le respect consciencieux des codes de ce type de film font de celui-ci un nanar de grande envergure.
stars-at-noon-critique-film-claire-denis
Au Nicaragua, à la veille d’une élection majeure, en un climat de mousson et de pré-guerre civile, une jeune journaliste américaine, belle comme une lune d’été, rencontre un jeune anglais, beau comme un nuage sur une côte verdoyante. A travers cette histoire d’amour, Claire Denis raconte l’impossibilité d’aimer, l’irrémédiable solitude et l’effondrement du monde moderne. Un grand film, désespéré et vital à la fois, sans illusion et cependant acharné à capter la bonté et la beauté des êtres.
Shadow-of-a-Doubt-film-Alfred-Hitchcock-cinema-l-ombre-d-un-doute
Le film préféré d'Hitchcock. Parabole sombre, et souvent drôle, sur le mystère d'iniquité et sa révélation douloureuse dans l'âme d'une jeune fille de la classe moyenne américaine. Sous les apparences d'un duel manichéen, Shadow of a Doubt explore les hypocrisies et les tourments secrets d'une société qui se refuse à voir le mal qui la ronge intérieurement.