X-flm-Ti-West-2022-festival-ffes-avis-cinema
D'emblée, le film est un petit bijou. L'esthétique choisie est fascinante, elle a ces tons pastels et délavés des années 70, mais le grain de l'image est plus net et moins flou. Cela rappelle bien évidemment les filtres instagram actuels, dénuée de tons jaunes et bucoliques.Nous avons même eu droit aux transitions type "power point" de l'époque pour passer d'une scène à une autre avec un balayage horizontal.
Palm-trees-and-power-lines-film-Jamie-Dack-avis-cinema-deauville2022
Le thème du proxénétisme, en vogue ces dernières années, a déjà nourri bien des œuvres cinématographiques. Palm trees and power lines, premier film de la réalisatrice Jamie Dack, narre l'histoire tragique d'une adolescente victime d'un séduisant prédateur sexuel. Sans rythme ni originalité, il réalise une dénonciation convenue de la prostitution et met en garde contre cet amour nocif pour lequel on ferait tout. 
The-Silent-Twins-film-Agnieszka-Smoczynska-avis-deauville2022
Toujours sur le thème de l'adolescence, leitmotiv de ce festival de Deauville 2022, The Silent Twins s'intéresse à l'histoire vraie de Jennifer et June Gibbons, deux jumelles à l'imagination débordante qui se coupent progressivement du monde extérieur. Dans ce film adapté d'un roman, la réalisatrice polonaise Agnieszka Smoczynska relate, à travers une gémellité fusionnelle, l'annihilation d'une créativité excluante et incomprise par un système implacable. 
over-under-film-Sophia-Silver-deauville2022-cinema
Des corps qui se transforment, des désirs qui se révèlent et des mentalités qui s’affirment : tel est le programme auquel on est toutes et tous confrontés un jour ou l’autre. Mais qu’advient-il quand cette évolution peut aller jusqu’à entamer l’amitié qu’on porte pour quelqu’un ? Tel est le crédo de Over/Under qui malgré un canevas de « coming of age » assez éculé, distille ce qu’il faut de douceur et de sincérité pour émouvoir.
S’emparer d’un sujet d’actualité brulant – les tueries de masse – ainsi que ses conséquences, et l’enrober dans une patine infusée au deuil et à la résilience, ne suffit à priori pas pour faire un film fort. Las, Peace in the Valley a quand même essayé ; et dans son malheur, la seule chose qu’il récolte est un panégyrique suranné de l’American Way of Life…
Stay-Awake-film-Jamie-Sisley-avis-deauville2022
Si on ne compte plus les films traitant de la drogue, rares sont ceux qui adoptent, non pas le point de vue du malade, mais celui des membres de la famille qui assistent et soutiennent au quotidien un proche atteint d'addiction. C'est l'intéressant parti pris de Stay Awake, premier film de Jamie Sisley présenté en compétition au Festival de Deauville.
scrap-vivian-kerr-critique-festival-deauville2022-cinema
Vue la nature cathartique que leur prêtent souvent beaucoup de cinéastes, il n’est pas rare de voir ces derniers dégainer toutes leurs cartouches dès l’apparition du titre. Une rigueur que l’on retrouve bien avec Scrap qui derrière son titre évoquant une multitude de mots (ferraille, fragments, abandon, pour ne citer qu’eux), renvoie surtout vers l’idée de quelque chose attaché profondément (ou symboliquement) à la personne. 
war-poney-film-avis-deauville2022
Premier long-métrage des co-réalisatrices Gina Gammel et Riley Keough, War Pony relate les parcours de deux jeunes hommes qui peinent à trouver leurs voies au sein de la réserve indienne de Pine Ridge. Si le sujet est déjà un peu rabâché, le film parvient à trouver quelques idées intéressantes.
aftersun-film-Charlotte-Wells-avis-deauville2022
Aftersun de Charlotte Wells relate les vacances d’été d’une jeune fille avec son père dans un hôtel club de la côte turque. À travers des moments partagés de grande complicité, opposés aux instants de malaise d’un père isolé, Aftersun nous livre une magnifique relation père-fille tout en questionnant notre rapport à la mémoire et à l'image.
dual-critique-festival-deauville-riley-stearns
Mix assumé entre Black Mirror et l'absurde, Dual avait sur le papier, toutes les cartes pour s'imposer comme un nouvel ajout de poids dans le genre de la satire grand public. Hélas, Riley Stearns n'est ni Ruben Ostlund ni Yorgos Lanthimos et échoue donc à parachever sa vision. En résulte un film-concept trop timoré dans son exploitation mais constamment rehaussé par la performance de Karen Gillan.