PositionReporter/Rédacteur LeMagduCiné
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Mia Hansen-Love a présenté son septième long métrage, Bergman Island, lors du Festival de Cannes 2021. Elle y conte, à travers un montage en mouvement permanent, une histoire de mélancolie, de désir, de création, mais surtout une histoire de cinéma. Que ce soit à travers le fantôme de Bergman sans cesse convoqué ou par le destin heureux d'une réalisatrice un temps en panne d'inspiration, le cinéma est partout, il est la vie même. Son film est d'une extrême douceur au milieu de tous les monstres cannois et s'inscrit dans une filmoraphie marquée par la mélancolie et le mouvement. Une petite merveille baignée par la lumière de l'été.
Le Discours, que Fabcaro jugeait lui-même inadaptable (c'est bien de son roman que le film est tiré) est finalement devenu un film, réalisé par Laurent Tirard. L'écueil que l'auteur envisageait est bien là, le dispositif est séduisant mais tourne parfois un peu en rond. Car en laissant sortir ce flot de paroles, de pensées, Le Discours s'appauvrit un peu en cinéma, en images et en émotion. Cela reste tout de même au-dessus de la mêlée des comédies françaises actuelles, mais un peu loin du potentiel comique du travail de Fabcaro.
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Céline Sciamma a rencontré un succès critique, international et public avec Portrait de la jeune fille en feu. Elle y parlait de feu intérieur, mais aussi et surtout de regard, de rencontre. Son film est devenu un hymne. Comment rebondir après cela ? En choisissant la simplicité, la vérité et en se tournant, encore et toujours, du côté du cinéma et de ses émotions brutes. Petite Maman, n'est que cela : un concentré d'émotions, de petites douceurs qui se déballent les yeux grands ouverts, le sourire aux lèvres. On en retient l'authenticité, le calme et toujours cette force du regard porté sur soi et les autres, surtout la bouleversante beauté de la rencontre amoureuse, amicale ou tout simplement familiale. On ne choisit pas sa famille, mais on peut apprendre à l'aimer vraiment, à la recréer sans cesse, à l'étonner et à s'étonner d'elle.
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Simone Signoret apparaît dans Le chat au sommet d'un joute non verbal dont elle partage la partition avec Jean Gabin. Les rides se creusent sur son visage, le ton est sec, l'orage prêt à exploser. L'actrice se livre ici à un numéro d'actrice assez savoureux même dans une mise en scène plutôt classique. Elle ne s'en laisse pas compter et au jeu du chat et de la souris, elle est loin d'être la proie. Retour sur ce film dans le cadre de notre rétrospective sur l'actrice !
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Petits frères se nourrit de rap et de colère, d’une envie de tout envoyer valser. Mais il se nourrit aussi et surtout d’enfance et d’une quête effrénée pour « trouver sa place ».  C’est un monde qui se dessine avec ses codes et ses ambivalences, ses désirs et ses erreurs. Au milieu de tout ça, une gamine cherche son chien et, au-delà, sa famille d’adoption.
Ça s’embourgeoise sérieusement du côté des comédies françaises des années 2010, Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu (2014)  en étant le point d’orgue. On campe sur ses positions fermement, c’est le grand repli sur soi, ses petites valeurs, mais il y aurait apparemment au-delà des Apparences (2020), un Grand partage (2015) possible ? Rien n’est moins sûr.
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La saison 7 de Skam se termine sur cette idée qu’il faut tout un village pour élever un enfant. Et la série tout entière dit qu’il faut des amis, une bande de potes, pour construire une adolescence solide où l’on apprend à tomber, à trouver une place dans le monde, même incertaine. Une adaptation réussie (de la version originale norvégienne) pour une série française loin des habitudes de France Télévision (grâce à sa superbe idée, France TV Slash). La saison 8 est à découvrir dès ce lundi 3 mai !
L'hôpital souffre, ses soignants sont à bout de souffle. C'est ce plaidoyer qui est à l'origine de la saison 2 d'Hippocrate, la série de Thomas Lilti. Si la réalité a rejoint la fiction, la dépassant de manière inattendue avec la crise sanitaire, la série dégage une force née d'un rythme ultra maitrisé et d'un équilibre entre une écriture à la fois documentaire et fictionnelle qui offre la part belle à ceux qui soignent sans le pouvoir toujours convenablement. A découvrir tous les lundis sur Canal Plus à partir du 5 avril ou en intégralité sur MyCanal.
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La nature au cinéma n'est pas toujours que "luxe, calme et volupté" et ce ne sont pas les héros d'Into the wild, La vie pure ou encore The lost city of Z qui diront le contraire. La nature devient alors pour eux un territoire de solitude. Pourtant, ils partaient en quête de gloire ou de bonheur et se retrouvent face à eux mêmes et au besoin de partage. De quoi nourrir notre cycle sur la nature au cinéma.