Chloé Margueritte

Diplômée en journalisme de l'ESJ Paris, je suis passée par mille et une péripéties culturelles et littéraires au cours de mes études : théâtres, ciné et prépa avant de débarquer à Paris pour me lancer dans le journalisme et la communication. Passionnée par l'art en général et par le cinéma en particulier, j'écris principalement des critiques et autres analyses filmiques.

FIFAM 2025 : l’affiche et la programmation se dévoilent

La 45ème édition du Festival International du Film d’Amiens (FIFAM) aura lieu du 14 au 22 novembre 2025. Le festival s'articulera autour de la place de l'individu au sein d'un groupe, d'une société et plus largement de son existence sur Terre. L'occasion de porter haut et fort la voix et la force du collectif comme moyen de lutte à travers le cinéma.

Renoir de Chie Hayakawa : l’enfance, côté poésie obscure

"Renoir" raconte l'histoire d'un deuil à venir, celui que va vivre Fuki dont le père est « en phase terminale ». Tout cela, elle l'apprend de la bouche des adultes sans que personne ne lui explique vraiment. Comme Fuki a une « imagination hors du commun », elle a déjà mis en scène sa propre mort ou celle de ses parents, à l'écrit. Et dans la vie ? Elle promène une sensibilité pétillante que la caméra de Chie Hayakawa caresse et accompagne avec douceur et fantaisie.

Miroirs No.3 de Christian Petzlod : à la porte de la réalité

Miroirs No.3 est le dix-neuvième long métrage de Christian Petzlod qui s'entoure de ses fidèles actrices Paula Beer et Barbara Auer. Il raconte ici une histoire de fantômes invisibles mais palpables, de deuil, dans un univers qui confine au rêve, à l'irréel et pourtant ancré dans un quotidien très simple. Un film qui sait aussi tirer profit de sa bande originale entre piano et pop.

Passeurs de films 2025 : festival (de Cannes) en Bretagne

Le festival « Passeurs de films » a présenté sa 7ᵉ édition du 30 juillet au 2 août 2025. Au programme, quatre soirées consacrées au cinéma et à la musique (avec deux concerts assurés par Lili Cros et Thierry Chazelle), ainsi que des rencontres dans le cadre idyllique de l’Île-aux-Moines (située en Bretagne, près de Vannes).

La Petite Bonne de Bérénice Pichat : au cœur d’une mise en scène romanesque implacable

La Petite Bonne est le quatrième roman de Bérénice Pichat, celui qui l'a révélée au grand public. Un passage par l'émission "La grande librairie" en pleine rentrée littéraire 2024, une parution promise au Livre de Poche, voilà le petit succès du livre qui vient de recevoir le Prix des libraires 2025.  Bérénice Pichat livre un roman polyphonique, entre prose et vers libres. Elle raconte l'après-guerre, les gueules cassées, l'invisibilité. Une rencontre aussi. Le tout dans un (presque) huis-clos sur deux jours décisifs et tragiques, emprunts de musique et de reconnaissance.

Les Fantômes : film d’espionnage, de douleur et de résilience

Devenu cinéaste en filmant des paysages à travers le monde pour une banque d'images, Jonathan Millet offre avec "Les Fantômes" un film tendu, au corps à corps, habité par une histoire de violence et de sagesse, derrière des allures de conte vengeur.

Il reste encore demain : un conte cruel et émancipateur

"Il reste encore demain" est le premier long métrage de la réalisatrice Paola Cortellesi. Le film multiplie les faux-semblants pour raconter l'histoire émancipatrice de Delia dans l'Italie de 1946, année loin d'être anodine pour les femmes italiennes. Avec un rythme enlevé, et beaucoup de dérision, Paola Cortellesi nous entraîne dans ce conte cruel et libre à la fois.

Cassandre d’Hélène Merlin : au cœur d’une famille dysfonctionnelle

De retour de son école militaire, Cassandre a 15 ans et vient passer l'été dans la demeure bourgeoise de ses parents. Tout dérange dans cet atmosphère et Cassandre semble s'en accommoder jusqu'à ce qu'elle se retrouve confrontée à une autre réalité et ouvre les yeux sur son statut de victime pour mieux le renverser, voire le transcender. Un conte tragique et initiatique inspiré de l'histoire personnelle de la réalisatrice, Hélène Merlin.

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Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.