Chloé Margueritte

Diplômée en journalisme de l'ESJ Paris, je suis passée par mille et une péripéties culturelles et littéraires au cours de mes études : théâtres, ciné et prépa avant de débarquer à Paris pour me lancer dans le journalisme et la communication. Passionnée par l'art en général et par le cinéma en particulier, j'écris principalement des critiques et autres analyses filmiques.

Cassandre d’Hélène Merlin : au cœur d’une famille dysfonctionnelle

De retour de son école militaire, Cassandre a 15 ans et vient passer l'été dans la demeure bourgeoise de ses parents. Tout dérange dans cet atmosphère et Cassandre semble s'en accommoder jusqu'à ce qu'elle se retrouve confrontée à une autre réalité et ouvre les yeux sur son statut de victime pour mieux le renverser, voire le transcender. Un conte tragique et initiatique inspiré de l'histoire personnelle de la réalisatrice, Hélène Merlin.

Trois récits de femmes pour raconter la violence des hommes

Elles dormaient sous le sable (Floriane Joseph, 2024), Ta promesse (Camille Laurens, 2025), Le dernier jasmin (Juliette Elamine, 2025), sont trois récits (un recueil de nouvelles et deux romans) qui racontent la destinée de femmes face à la violence des hommes. Des écrits jamais simplistes qui donnent une voix à des femmes antiques ou contemporaines, pour offrir un écho au silence, un écrin à la parole féminine.

Apprendre de Claire Simon : immersion au cœur d’une école

Claire Simon propose avec Apprendre une vision de l'école où chacun avance ensemble, peut-être un peu trop idéalisée, mais avec ses réalités, ses élèves à la traîne et ses défis. Un regard tendre et des personnels engagés pour une immersion au cœur de l'acte d'apprendre.

Nom : le roman de Constance Debré adapté au théâtre 

Hugues Jourdain adapte le roman de Constance Debré, "Nom", publié en 2022 chez Flammarion. Victoria Quesnel (vue dans Léviathan de Lorraine de Sagazan à Avignon en 2024) y interprète l'autrice dans un décor d'une simplicité salvatrice : un plateau nu , un corps, une chaise, un micro et une paire de Nike. La force du texte dit n'en est que renforcée, le plateau s'embrase et les mots résonnent dans le silence pour mieux venir tout détruire et construire, autrement. "Nom" est une transformation, une épure, qui se débarrasse du futile et interroge nos rapports amoureux, familiaux surtout, notre lien au monde et au superflu.

Gisèle et moi : interview de la réalisatrice Hélène Froc

Gisèle et moi était présenté au Fifam 2024, dans la catégorie « Filmer seul.e » où il a gagné le Grand Prix du moyen métrage. Hélène Froc y mêle son histoire personnelle et la rencontre avec Gisèle, d'abord une voisine, avant de devenir une amie, presque une grand-mère de substitution. En effet, soixante quatre années séparent Gisèle et Hélène. Pourtant, elles se rencontrent et se racontent, avec un naturel désarmant. Entre images d'archives et petits goûters partagés, Hélène Froc parvient à tisser un récit aussi intime, bouleversant, qu'universel. Cela peut paraître un peu « bateau » dit ainsi, mais son regard résonne avec nos propres histoires de familles, de rencontres et d'amitiés choisies. Cette histoire de sororité féminine fait écho au très bel ouvrage Un désir démesuré d'amitié (Hélène Giannecchini, Seuil, 2024). Gisèle est moi est habité par la pudeur du regard d'Hélène, la pureté fantaisiste de cette rencontre. La réalisatrice a recourt à l'animation pour raconter, pour déambuler, comme en rêve, avec Gisèle hors de son appartement. Nous avons posé quelques questions à Hélène Froc à propos de son travail, de la mise en scène de soi, du travail documentaire et de ses projets !

Théâtre : Le Petit musée des horreurs (dites) ordinaires de Fanchon Guillevic

Maison du théâtre d'Amiens, vendredi 10 janvier à 20h30, une femme s'approche de nous et nous invite à la suivre dans un musée d'un genre nouveau, un musée qui expose des horreurs qu'on dit ordinaires mais qui ne devraient jamais l'être. Avec calme, force et détermination, et une bonne dose d'empathie et de bienveillance, Fanchon Guillevic nous guide à travers trois tableaux inspirés de faits divers autour des violences faites aux femmes, qui racontent trois féminicides. Les corps sont là, tels des tableaux qui s'animent pour dire la violence, la mort et l'effacement par une société qui ne sait plus quoi faire et où regarder. Suivez le guide et découvrez : La Danseuse, un samedi soir. La Noyée, un jeudi après-midi. L'Errante, un dimanche matin.

ArteKino Festival : Amanda de Carolina Cavalli

Tous les ans au mois de décembre, Arte propose son festival de cinéma européen. Cette année, les internautes peuvent découvrir, du 1er au 31 décembre, douze films du jeune cinéma européen en français, allemand, anglais, espagnol, polonais et italien. Parmi eux se trouve une pépite décalée : "Amanda" de Carolina Cavalli. Le récit d'une amitié naissante, mais pas banale. L'histoire surtout d'une jeune femme dite "borderline" dont l'esprit donne au film son atmosphère, qui ne  s'étiole jamais. Le festival est 100% gratuit et en ligne, les internautes peuvent voter pour leur(s) film(s) préféré(s).

FIFAM 2024 : Palmarès et coups de cœur

Le FIFAM 2024 a dévoilé son palmarès lors de la cérémonie de clôture, suivie de la projection de Dracula de Francis Ford Coppola. Entre le 15 et le 22 novembre, 127 films ont été projetés, les spectateurs ont pu croiser une soixantaine d'invités et découvrir 8 film en avant-première. La figure du vampire a régné sur le festival, avec également de très beaux films présentés dans la sélection "afrofurismes et futurismes africains", notamment Neptune Frost. Parmi les films en avant-première, nous avons repéré Les Reines du drame qui sort en salles le 27 novembre 2024.

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Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.

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