Regards croisés

Autofiction entre littérature et cinéma : la mise en scène de soi, tout un art

Dans son dernier album, Cœur parapluie, Hoshi chante Mathilde, 27 ans, et raconte sa vie, son histoire. Cette mise en scène de soi, la rentrée littéraire n'y échappe pas non plus avec le dernier roman de Chloé Delaume, Pauvre folle. Et côté cinéma ? Malgré la polémique, le dernier film de Valéria Bruni-Tedeschi, Les Amandiers, narre les jeunes années de la réalisatrice, son histoire du théâtre et sa naissance en tant qu'actrice qui finira "folle", forcément. Hoshi se rêve comme de la "neige sur le sable" quand Chloé Delaume parle de sa bipolarité. L'autofiction, une question d'affirmation de la différence ? Une question de transformer la vie en art, surtout, "d'exorciser le réel".

« Un ennemi du peuple » : le pire système à l’exception de tous les autres

Adapté d'une pièce du dramaturge norvégien Henrik Ibsen jouée pour la première fois à Oslo en 1883, Un ennemi du peuple fait l'objet d'une redéfinition judicieuse (ligne claire, actualisation, références multiples) en passant entre les mains du dessinateur et scénariste catalan Javi Rey.

Les Fantômes du Chapelier : la rencontre de Simenon et de Chabrol

Il est facile de trouver une communauté de centres d’intérêt entre les oeuvres de Simenon et de Claude Chabrol. De fait, le cinéaste a adapté plusieurs fois le célèbre romancier belge. Les Fantômes du Chapelier, quelques années avant Betty, est déjà un bel exemple de ces intérêts communs entre les deux artistes, ainsi qu’un exemple d’adaptation fidèle.

Soleil vert : un avenir surpeuplé et déshumanisé

Soleil vert est surtout connu pour être un film d'anticipation, une dystopie presque cannibale (mais qui s'ignore!)  autour d'une enquête pour meurtre. Mais à l'origine c'est un livre de fiction, lui aussi dystopique, Make room, make, room ! publié en 1966. L'occasion de revenir, dans le cadre de notre cycle sur les dystopies en littérature, sur ces deux œuvres surpeuplées et déshumanisées.

L’homme qui tua Chris Kyle : déconstruire la légende de l’American Sniper

Chris Kyle, sniper d'élite de l'armée américaine, a été assassiné le 2 février 2013 par Eddie Ray Routh, un jeune militaire à la carrière moins glorieuse que son aîné. De la « légende » Kyle, on sait beaucoup de choses par l'intermédiaire du film de Clint Eastwood, American Sniper. De son assassin, beaucoup moins. Sa vie en dit pourtant tout aussi long sur la société américaine, de même que son procès et le traitement de l'affaire par les médias. Nury et Brüno, les auteurs de Tyler Cross, livrent avec L'homme qui tua Chris Kyle leur première BD documentaire, déconstruisant intelligemment la légende.

Le Joker, un avatar du personnage de Gwynplaine dans L’Homme qui rit de Victor Hugo

Comment l'oeuvre hugolienne, avec notamment L'homme qui rit (1869) a-t-elle influencé les créateurs du comics Batman pour créer le personnage du Joker.

Le Tombeau des lucioles (Hotaru no Hana) : une cruauté poétique

Le Tombeau des lucioles : du livre de Akiyuki Nosaka (1967) à son adaptation d'Isao Takahata (1988). Comment mêler tragédie et poésie : montrer la guerre au Japon en 1945 par deux enfants. Une dénonciation des adultes dans le sort tragique des enfants sacrifiés.

Guerre et Paix, un roman et deux films

Guerre et Paix est un des romans majeurs du XIXème siècle. Son adaptation cinématographique, si tentante, se heurte cependant à de nombreux défis, par rapport à sa durée, au rythme, au choix des acteurs ou à la modernité de la narration tolstoïenne.

Scène du procès dans Le traître de Marco Bellocchio (2019) : ses références littéraires et cinématographiques

Étude de de Marco Bellocchio sur le dévoilement des personnages des mafiosos et de Tomasso Buscetta dans la scène du procès de Palerme par ses références littéraires et cinématographiques.

La Tête d’un homme, de Georges Simenon et Julien Duvivier

La Tête d'un homme est l'un des premières enquêtes du commissaire Jules Maigret, confronté ici à un nihiliste digne de Dostoïevski. Le roman, publié en 1931, fera l'objet l'objet deux ans plus tard d'une adaptation cinématographique signée Julien Duvivier, avec Harry Baur dans le rôle du commissaire. Regards croisés sur les deux oeuvres.

De Pétrole ! (Upton Sinclair) à There Will Be Blood (Paul Thomas Anderson)

There Will Be Blood, de Paul Thomas Anderson, souvent cité comme un des films les plus importants du XXIème siècle, est adapté de Pétrole !, roman trop peu connu d'Upton Sinclair, sorti en 1927. Retour sur les spécificités de deux œuvres qui se complètent l'une l'autre grâce aux différences majeures de ton et de sujets traités.

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Dans "L’Âge des inutiles", David Da Silva croise Donald Trump, la Silicon Valley, l’intelligence artificielle et le cinéma pour poser une question simple mais inquiétante : et si le progrès que nous célébrons préparait déjà notre propre déclassement ? Non pas la grande apocalypse mécanique promise par la science-fiction, mais quelque chose de plus discret et rationnel : un monde où l’humain deviendrait peu à peu l’élément le moins rentable du système.

« Y a pas de mal à se faire du bien » : sexe en rayon

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