Herve Aubert

"professeur de français, j'ai découvert le cinéma grâce aux films de Spielberg des années 80, mais je suis vraiment devenu cinéphile avec John Huston (Quand la ville dort) et Akira Kurosawa (Le Chateau de l'Araignée), Humphrey Bogart (Le Faucon Maltais) et Marlon Brando (Sur les quais). Appréciant aussi bien le cinéma classique que moderne, les séries des années 60 que celles des années 2010, c'est de la diversité que je tire mes plaisirs."

Controverses artistiques (III) : « Les 28 Hommes », de Panfilov

Les 28 Hommes de Panfilov est, a priori, un film de guerre plutôt réussi, offrant une belle tension dramatique et quelques scènes impressionnantes. Gros succès en Russie, le film raconte une histoire connue et très populaire dans ce pays. Mais le film va aussi se retrouver au centre d’une polémique qui met en lumière l’utilisation politique de l’histoire.

L’addiction à l’alcool : Un Singe en hiver

Les films français traitant de l'alcoolisme étaient encore rares en ce début des années 60, lorsque sort Un Singe en hiver. A travers le drame de deux hommes (et d'une femme), le film de Verneuil montre l'alcoolisme comme quelque chose à la fois grandiose et dramatique.

A Canterbury tale, portrait spirituel d’une Angleterre pluriséculaire

Tourné juste après le Colonel Blimp, A Canterbury tale est un film passionnant et riche en signification, une œuvre unique et inclassable, au croisement de nombreux genres, mais aussi de plusieurs époques et de multiples thématiques. Une des plus grandes réussites du duo Michael Powell et Emeric Pressburger.

Le Vent de la plaine, de John Huston, en DVD et Blu-ray

Si Le Vent de la plaine n'est pas le film le plus connu de John Huston, ni le western le plus célèbre de son temps, sorti dans l'ombre des Sept Mercenaires, d'Alamo et du Sergent noir de John Ford, il est important de réévaluer ce film mal-aimé, rejeté par son cinéaste, et dont la sortie en DVD vient compléter la très belle collection western de Sidonis Callysta.

1899, de Baran bo Odar et Jantje Friese : retrouver ce qui a été perdu

Avec 1899, Baran bo Odar et Jantje Friese nous plongent dans un huis-clos oppressant et énigmatique sur un bateau en plein milieu de l'Atlantique. Au programme : vaisseau fantôme, apparitions et disparitions mystérieuses et questionnements sur la réalité.

Freud, passions secrètes, de John Huston, en mediabook chez Rimini

Les éditions Rimini proposent une belle édition mediabook d'un film trop méconnu de John Huston, Freud, passions secrètes, avec Montgomery Clift dans le rôle du célèbre neurologue. Un film qui revient, avec intelligence, sur la naissance des théories freudiennes.

Le Juif errant, d’Eugène Sue : critique-feuilleton, ultime épisode

Pour rendre compte du Juif errant, d’Eugène Sue, roman long (1600 pages dans l’édition que nous lisons actuellement) et foisonnant, nous décidons donc d’en faire une critique-feuilleton, découpée en plusieurs épisodes qui paraîtront à intervalles plus ou moins réguliers, au fil de la lecture. Dans cet ultime épisode, nous parlons de pandémie et d’une conclusion impressionnante.

Devenez juré au Festival international du premier film d’Annonay

Posez votre candidature pour départager les dix premiers films inédits présentés en compétition lors de la prochaine édition du Festival international du Premier film d'Annonay, en Ardèche.

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Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.

Peindre avec la caméra : Robbie McGarvey et la fabrication irréversible de Die My Love

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