Après des années de flops et de faux espoirs, Sony surprend tout le monde avec "Spider-Noir", disponible sur Prime Video. Nicolas Cage incarne un Spider-Man vieillissant et désabusé dans le New York de la Grande Dépression. Un polar élégant, une esthétique soignée, et une belle réussite qu'on n'attendait plus vraiment.
Oslo, caniculaire et putride, sert d’écrin à la nouvelle série événement de Netflix : Harry Hole (L'Etoile du Diable). Cette plongée vertigineuse dans l’univers du maître du nordic noir Jo Nesbø tient toutes ses promesses. Scénarisée par l’auteur lui-même, la série emprunte à son œuvre son tempo punk rock, son écriture torturée, sa mise en scène à l'esthétique graphique et ses personnages hantés.
Plus qu'une fiction sur la vengeance, "L'Affaire Laura Stern" est une immersion sensorielle dans le "cri du silence" des victimes de violences et d'emprise. Une œuvre nécessaire qui déconstruit les mécanismes de la violence faite aux femmes pour en faire un combat collectif et politique. La série est diffusée sur France 2 en mars 2026 et disponible en streaming sur France Télévision.
"Les Saisons", la série écrite et réalisée par Nicolas Maury, s’éloigne des éclats et des récits sociaux pour épouser le souffle intime d’un trio amoureux. Entre mélancolie poétique et naturalisme doux, elle tente moins de raconter que de saisir le frémissement des sentiments, au rythme d’une lumière vendéenne et d’un temps qui tangue. Une œuvre sensible, qui crée son public en osant la lenteur et la langueur.
Derrière Norman Bates et Leatherface, il y avait Ed Gein. Aujourd’hui, Monster : L’histoire d’Ed Gein, portée par l’écriture de Ian Brennen et showrunnée par Ryan Murphy, exhume bien plus qu’un tueur : elle explore le processus alchimique par lequel l’Amérique transforme l’horreur réelle en récits cultes. Une plongée glaçante, freudienne et brillante dans l’atelier des cauchemars collectifs. Vertigineux!
La saison 4 de The Morning Show s'annonce comme l'apogée du chaos contrôlé. Face à de nouvelles menaces qui fissurent l'empire UBA, Cory Ellison, en stratège stoïque et charismatique, doit réinventer ses manœuvres. Le personnage de Billy Crudup, plus hypnotique que jamais, incarne cette question cruciale : comment préserver sa loyauté et son intégrité quand le monde exige la froideur du shark ? La série dépasse le drame industriel pour devenir une réflexion vertigineuse sur l'éthique en temps de crise.
Dexter: Resurrection confirme son statut d'événement télévisuel de l'année 2025. Cette critique sans spoilers explore comment la série dépasse toutes les attentes, portée par le retour magistral de Michael C. Hall et une distribution exceptionnelle. Découvrez pourquoi ce revival surprend même les fans les plus sceptiques.
"Cry Wolf* sur Arte : et si crier au loup était le seul moyen de se faire entendre ? Une série danoise magistrale sur la parole de l’enfant, les violences invisibles et la valeur du doute. À voir d’urgence."*
Portée par des acteurs électriques et une narration audacieuse, "Delirio" mêle romantisme fou et tension dramatique, offrant une œuvre aussi envoûtante qu’inoubliable sur le destin de l'hystérie des familles.
Gilead a fermé ses portes. Après six saisons de luttes, de trahisons et de révoltes silencieuses, The Handmaid’s Tale nous laisse un héritage télévisuel aussi bouleversant qu’indélébile. Mais toutes les saisons se valent-elles ? Notre classement sans concession, 100 % spoilers.
Entre reconstitution soignée, narration haletante et performance magnétique de Luca Marinelli, « M – Il figlio del secolo » transforme l’ascension de Mussolini en série d’époque aussi fascinante qu’inquiétante. Derrière son esthétique léchée et sa bande-son électro, une question dérange : que dit cette fiction historique du présent ?
Avec "Une dernière partie de flipper", Rune Ryberg transforme les salles d’arcade des années 1990 en un territoire initiatique peuplé d’adolescents perdus, de néons fatigués et d’amitiés plus ou moins toxiques. Sous ses couleurs saturées et son trait nerveux, cette chronique danoise nous raconte ce moment brutal où l’on comprend qu’il faudra un jour quitter l’enfance, même sans trop savoir comment.
Sébastien David et Hélène Valmary dirigent aux PUR un ouvrage collectif intitulé Les super-héros dans le cinéma hollywoodien contemporain. Ce dernier prend le blockbuster au sérieux : plus qu'un produit industriel ou le symptôme patenté de l’hégémonie Marvel, le super-héros y est analysé comme carrefour de formes, de gestes, de sons, de corps ou encore de croyances. Un laboratoire où le cinéma contemporain rejoue, parfois malgré lui, toute une histoire des images.
Un gamin qui prend des coups. Une usine qui se met en grève. Et la France de 1936 qui vacille. Éric Stalner parvient parfaitement à fondre l'histoire intime dans la grande Histoire, sans que l'une n'écrase l'autre.
Zidrou et Arno Monin signent une comédie familiale qui gratte doucement là où ça chatouille. Ils mettent en scène un vieux hippie qui fait du yoga à poil dans son jardin, un fils notaire coincé, une belle-fille qui surveille l'héritage comme le lait sur le feu et un fils adoptif débarqué de Montréal sans prévenir.
« - Et voilà, le dépôt est enregistré. Vous pouvez rentrer chez vous avec le petit. Un éducateur vous appellera bientôt pour venir le chercher.
- Hein ? Euh… Quoi ? Mais je ne veux pas le garder, moi ! Vous n’avez pas de… dortoir ?
- Ici, non. Il y a le centre d’accueil au chef-lieu, mais il faut faire de la route. Vous êtes véhiculé ?
- Ben non, mais je ne peux pas l’accueillir. Et c’est pas pour moi que je dis ça, c’est pour lui !
- Vous avez de la famille qui pourrait vous aider ?
- Ah nonnonnonnon… »