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Huit ans après le célèbre Serpico, Sidney Lumet s’intéresse à nouveau à la corruption qui sévit au sein de la police new-yorkaise au début des années 1970. Avec pour objectif, cette fois, de peindre une réalité nettement plus nuancée. Sur près de trois heures qu’on ne voit pas passer, le maître du « film sur la police » expose la réalité d’une corruption systémique, dans un milieu uniquement peuplé d’anti-héros.
Olivier Marchal a construit sa carrière ciné autour du personnage du flic. Un type avec des couilles qui ne s'en laisse pas conter, corrompu, fidèle à son boulot, prêt à mourir. En effet, souvent, un bon flic est un flic mort chez Marchal. Ce regard rempli de testostérone a atteint son paroxysme en octobre sur Netflix avec Bronx. On ne sait plus vraiment où se situe le regard d'un réalisateur qui a été dans les rangs de la police pendant quatorze ans. Une chose est sûre : l'autopsie est brutale. Etude de ce cas atypique dans le cadre de notre cycle police au cinéma.
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Copland (1997) n'est que le second long métrage de James Mangold. Son casting réunit pourtant rien de moins que Sylvester Stallone, Harvey Keitel, Ray Liotta, Robert De Niro, Robert Patrick, Michael Rapaport ou encore Edie Falco. Aujourd'hui quelque peu oublié, le film offre une représentation plurielle et complexe de la police.
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Dans son premier long métrage, Le Premier Maître, Andreï Kontchalovski filme la confrontation entre un instituteur bolchévique parfaitement convaincu de son engagement idéologique, et des villageois kirghizes qui ne voient pas l'intérêt d'abandonner leurs traditions pour adopter ce communisme soviétique qu'ils perçoivent comme une nouvelle religion. Cela permet d'instaurer une réflexion sur le rôle politique de l'éducation, ou comment installer une révolution dans les mentalités.
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Nous sommes en 1959, où Todd Anderson commence son année à l’Académie pour garçons Welton. Bien qu’extrêmement timide, Todd arrive à se faire des amis et avec ceux-ci, il découvre avec fascination leur professeur de littérature monsieur John Keating, un ancien de l’académie qui n’a rien du tout des autres hommes de Welton. Excentrique, ouvert et passionné, Keating va leur apprendre à aimer les lettres comme jamais et à comprendre leurs émotions d'adolescents.
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Quand le cinéma s’empare du sujet de l’école, c’est aussi et avant tout pour parler de la société. En effet, qui peut prétendre aujourd’hui que les deux ne sont pas intimement liées ? Dans son dernier film, La vie scolaire, Grand Corps Malade parle autant d’un collège REP que d’une cité qui va mal parce que ses habitants s’y sentent abandonnés. Aujourd’hui qu’on prétend donner à l’école un rôle majeur, qu’elle semble devoir tout pouvoir, tout construire, intéressons-nous au cinéma qui dit aussi parfois l’échec de l’école comme de la société. Pour cela, deux œuvres seront mises en parallèles : L’Heure de la sortie (Sébastien Marnier, 2018) et Fracture (Alain Tasma, 2010).