Deux Procureurs : Sergei Loznitsa ausculte la mécanique du pouvoir dans un film aussi glacé qu’hypnotique. Le pouvoir, l’abus de pouvoir, l’absence de contre-pouvoir sont les thèmes brûlants évoqués sous couvert d’un retour sur la terreur stalinienne.
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Le ciné, ma passion. L’écriture, mon Graal.
Je tente de combiner les 2 sous la forme d’un avis, d’un éloge, d’un commentaire, d’une critique en somme.
Ce n’est pas mon métier et ne le sera jamais, mais c’est ce que je fais de plus plaisant et de plus personnel par les temps qui courent.
Ces derniers mois, j’ai craqué pour : Carlos Reygadas, Roni Elkabetz, Hiam Abbass, Steve McQueen, Lynne Ramsay, James Franco, David Gordon Green, Jia ZangKhe, Wang Bing, Kim Ki Duk, Hirokazu Kore Eda, Kiyoshi Kurosawa, Pablo Berger, Lars von Trier, Panos H. Koutras, Félix van Groeningen, Miguel Gomes, Çağla Zencirci, Nuri Bilge Ceylan, Emir Baigazin, François Ozon, Philippe Garrel, Alain Guiraudie, Thomas Cailley, Abdellatif Kéchiche. Pour leur film en fait, plutôt.
Dans "Last Stop : Yuma County", Francis Galluppi filme le calme avant la tempête dans une ambiance sèche, décalée, entre humour noir et drame latent.
"Tu ne mentiras point" : décidément le cinéma irlandais est en forme. Après Le tout récent et ténébreux "Clan des bêtes" de Christopher Andrews , ce nouveau film irlando-belge de Tim Mielants est une nouvelle preuve de la beauté d’un cinéma qui s’appuie sur une certaine authenticité.
"La Jeune Femme à l’aiguille" : Dans ce troisième long métrage, le suédo-polonais Magnus von Horn se penche une fois de plus sur les marginaux et déclassés de la société. Ici, la thématique de la grossesse non désirée, traitée dans un fiévreux et magnifique noir et blanc semble faire écho aux développements récents du sujet dans son pays d’adoption.
Vermiglio : Le second film de l’italienne Maura Delpero, insufflé de son histoire familiale, est remarquable de justesse et d’émotion, malgré ou grâce à une certaine austérité qui laisse beaucoup de place au non-dit et à l’intime de ses personnages.
Black Dog : En écho peut-être à White God, le pamphlet du hongrois Kornél Mundruczó, lui-même sans doute un clin d’œil au White Dog de Samuel Fuller, Black Dog relate la relation entre un homme et un chien, les deux ostracisés comme les personnages canins et humains des films suscités. Une réussite impressionnante.
Le Jardin zen : Inconnue chez nous malgré déjà 7 longs métrages à son actif, la cinéaste Naoko Ogigami manie un langage aussi sérieux que teinté d’ humour pour dénoncer subtilement certains travers de sa société japonaise bien-aimée.
Dernier film d'Andrea Arnold, "Bird" mêle réalisme social et poésie à travers l'histoire d'une jeune fille, Bailey, en quête de liberté et de sens. Loin de la norme, ce film initiatique explore les thèmes de l'amitié, de l'amour et de la résilience au milieu de la pauvreté et du chaos. À travers une bande-son énergique et un réalisme frappant, Arnold signe une œuvre émouvante, portée par des personnages atypiques et une symbolique forte de l'oiseau, symbole de liberté et d'évasion.
"Quand vient l’Automne" : il ne faudrait pas que l’automne de François Ozon arrive, que son cinéma se dessèche telles les feuilles mortes. Ce nouveau film est assez plat et vain, et se laisse regarder sans plaisir, mais sans déplaisir non plus.
Paradise is burning : Aidé de l’acteur Alexander Öhrstrand à l’écriture, la cinéaste peint sans misérabilisme le coming of age de trois sœurs laissées à l’abandon .
Dos Madres : Ce premier film de Victor Iriarte est une heureuse découverte pleine de surprise, basée sur des faits réels dramatiques de vols massifs d’enfants en Espagne, depuis l’époque franquiste jusque dans les années 90
The Bikeriders : Quand les vrombissements des motos évoquent bien plus qu’une épopée de motards, et racontent l’histoire des individus et d’un groupe.

















