Abandonnées par leurs familles dans un orphelinat, des jeunes filles se consacrent à la musique. Nous sommes à Venise en 1716, à l'orphelinat « La Pietà » qui doit son nom à la Vierge Marie. Constituant un orchestre de chambre, chaque dimanche ces musiciennes se produisent anonymement dans une église locale où le public vient les écouter. Si elles ne connaissent pas leurs origines, leur avenir est tout tracé…
« - Alors, Pierre – pardon, Monseigneur… - c’est pour quand, ce bûcher ? La semaine prochaine ?
- C’est un procès en hérésie, comte, pas un tournoi ! Nous n’aurons pas le verdict avant l’Épiphanie.
- Un mois ! Pour condamner une sorcière ?! Allez… faites un effort ! Je vous promets un banquet trois fois plus grandiose que celui-ci pour fêter votre verdict ! »
« Le général Sherman avait dit que chaque nouveau libre aurait droit à 40 acres et une mule en compensation des années d’esclavage. Grandma Gumbo avait décidé de le prendre au mot. Elle avait déjà la vieille mule Irma, alors elle a pris sa batterie de cuisine, sa carabine Winchester, m’a embarqué aussi sec et on a filé vers le nord. »
« - Vous ne lui avez toujours rien dit, général ?
- Non, mais la conférence ne peut pas être ajournée, professeur, Daniel a consacré ces dix dernières années au projet et personne n’a son niveau de compétence. Sans lui, il n’y aurait pas de mission sur Europe. »
Malgré la belle tenue portée par Salomé Dewaels sur l'affiche, l'aspect esthétique agréable à l'œil que nous vaut "L'île de la demoiselle" se limite à quelques séquences qui servent plus ou moins de prétexte. En effet, l'essentiel du métrage consiste à présenter les difficiles relations d'un trio de circonstances qui tente de s'organiser sur une île déserte. La silhouette de Salomé Dewaels qui se découpe devant l'immensité de l'océan donne une bonne idée de la situation de son personnage.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.
Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.