Bien qu’en anglais, le titre est très parlant. Ce que nous annonce Fukada, c’est sa foi en la vie et l’amour, même si Love life nous montre que la vie n’est pas qu’une succession de bons moments à côtoyer celles et ceux qu’on aime.
« C’est étrange, nous sommes au beau milieu d’une guerre qui semble sur le point de se conclure. Nous sommes submergés par les intrigues politiques, les luttes de pouvoir, les espions, les personnes qui font semblant d’être aux côtés de la révolution mais qui veulent juste se remplir les poches aux dépens de la patrie… et moi, je préfère parler de la femme que j’aimais avec un morveux. »
« Dehors, la police omniprésente et omnipotente déniait l’égalité et l’aspiration à l’émancipation… Ici, dans cette dystopie réalisée, la police EST le pouvoir absolu ! »
« … L’institut du RAZEDE. « Un havre de paix au cœur des montagnes, où vous pourrez apprendre à oublier et à lâcher prise grâce à une technique de métabolisation cognitive… » »
« A force de vouloir contenter tout le monde, on fait de la purée… Ils ont tellement peur de se faire tomber dessus par les communautés qu’ils évacuent tout ce qui pourrait rayer le parquet. On remplace l’universel par l’anecdotique, le particulier. Le moindre fait devient l’égal d’un concept. Et le pire, c’est que ça marche. »
« En réalité, je ne suis pas sûre d’avoir compris le terme de « jouer » en japonais. Comme en coréen, il s’applique autant à une sortie entre salariés qu’à un jeu d’enfant. J’ai presque trente ans, je n’ai pas l’habitude des enfants, je n’ai aucune idée de ce qui peut les distraire à cet âge, et commence à regretter d’avoir répondu à l’annonce. Je l’avais trouvée depuis Genève, sur le site de la faculté de des lettres de l’université Sophia, Tokyo. « Cherche répétitrice de langue maternelle française pour enfant de dix ans pendant les vacances d’été, à Tokyo. » J’allais justement y passer le mois d’août auprès de mes grands-parents, en vue du voyage en Corée que nous avions prévu d’effectuer début septembre, et je craignais de rester oisive à la maison. »
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.
Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.