« Cette passionnante actrice a reçu tant de coups de couteau, a été fouillée par tant de tranchets, découpée par tant de scalpels et de bistouris que la voir encore en vie paraît un miracle, permettez-moi de vous le dire ! »
« - Enfin, vous voilà !
- C’était interminable. Et ta nièce a battu un record.
- J’ai vomi trois fois !
- Les sœurs Molina réunies… L’été peut commencer !
- Vous devez être fatigués… »
« - Dans chaque famille, il y a des non-dits, des tensions muettes, même dans les situations désespérées. Toi qui es en conflit avec tes parents, tu leur as déjà fait part de ce que tu ressens ?
- Impossible… Ils ne m’écoutent pas. Je prends une baffe dès que je veux dire quelque chose.
- Ils sont sur les nerfs depuis qu’ils ont changé de vie, tu sais. C’est une situation compliquée pour eux aussi, j’imagine. Il faut laisser le temps arranger les choses. »
« - Bonjour, votre nom est Karl, c’est bien ça ?
- Oui, c’est bien ça.
- J’imagine qu’il est tout à fait superflu de vous faire prêter serment.
- Je suis programmé pour dire la vérité.
- Voilà qui devrait nous simplifier la tâche. Dans ce cas, commençons. »
« Je sais pas… Je crois que ce doit être plus facile de vaincre l’autosupermarket que de trouver une sortie… Il est possible que les fous ce soient nous… »
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.
Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.