Beatrice Delesalle

Le ciné, ma passion. L’écriture, mon Graal. Je tente de combiner les 2 sous la forme d’un avis, d’un éloge, d’un commentaire, d’une critique en somme. Ce n’est pas mon métier et ne le sera jamais, mais c’est ce que je fais de plus plaisant et de plus personnel par les temps qui courent. Ces derniers mois, j’ai craqué pour : Carlos Reygadas, Roni Elkabetz, Hiam Abbass, Steve McQueen, Lynne Ramsay, James Franco, David Gordon Green, Jia ZangKhe, Wang Bing, Kim Ki Duk, Hirokazu Kore Eda, Kiyoshi Kurosawa, Pablo Berger, Lars von Trier, Panos H. Koutras, Félix van Groeningen, Miguel Gomes, Çağla Zencirci, Nuri Bilge Ceylan, Emir Baigazin, François Ozon, Philippe Garrel, Alain Guiraudie, Thomas Cailley, Abdellatif Kéchiche. Pour leur film en fait, plutôt.

Les fantômes d’Ismaël, un film d’Arnaud Desplechin : critique

Présenté lors de l'ouverture de la Sélection Officielle du Festival de Cannes, Le nouveau film d'Arnaud Desplechin, les Fantômes d'Ismaël, est la quintessence même de son oeuvre, riche de références littéraires et cinématographiques, un film d'auteur foisonnant au risque de l'éparpillement.

Critique : Une famille heureuse, un film de Simon Groß & Nana Ekvtimishvili

Nana Ekvtimishvili & Simon Groß réalisent avec Une Famille heureuse un troisième film commun qui montre l'écartèlement d'une femme géorgienne entre son chemin intérieur et la voie tracée par la société.Du bel ouvrage finement ciselé...

Get Out, un film de Jordan Peele : Critique

D'amuseur public, Jordan Peele accède à un tout un autre niveau avec ce premier long métrage : Get Out. Sur fond de satire sociale relative au racisme plus ou moins rampant dans son pays, le cinéaste s'attaque au film de genre sous très haute tension avec beaucoup de brio.

Après la tempête, un film de Hirokazu Kore-Eda : Critique

Sous le parrainage du grand Ozu qu'on lui attribue volontiers, Hirokazu Kore Eda continue d'explorer l'univers de la famille avec plus ou moins de bonheur. Ce sera plutôt un moins avec ce nouveau film, Après la tempête, un film convenu , sans grande surprise et dénué d'inspiration.

Pris de court, un film d’ Emmanuell Cuau : critique

Pris de court, le nouveau film de la française Emmanuelle Cuau démontre une fois de plus, si besoin est, qu'une mise en scène sobre est souvent plus efficace pour susciter l'empathie chez le spectateur. Pris de court est une chronique familiale réussie, sur fond d'une intrigue policière qui n'est vraiment pas le sujet...

Le secret de la chambre noire, un film de Kiyoshi Kurosawa : critique

Lesté de tous les handicaps, et notamment de celui la communication et de la barrière de la langue, Le secret de la chambre noire, premier film français du réalisateur Kiyoshi Kurosawa est plutôt réussi, et voit son auteur renouer avec le film de genre tout en gardant la nouvelle facette très spirituelle de son travail.

20th Century Women, un film de Mike Mills : Critique

20th Century Women de Mike Mills est un film riche et capiteux qui envoûte aussi bien par son esthétique que par son propos qui reste très moderne pour les années 70, par ses actrices incroyables que par une bande son éclectique, mais soignée aux petits oignons.

Fences, un film de Denzel Washington : Critique

Film boursouflé de Denzel Washington, qui met... Denzel Washington dans tous les plans, Fences est pourtant susceptible de rafler tous les Oscars. Un théâtre filmé qui est loin de rendre service à l'excellent texte du dramaturge August Wilson

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Kill Bill : The Whole Bloody Affair, la nouvelle séquence anime et le geste hybride que Tarantino a inventé en 2003

Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.

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Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

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