Beatrice Delesalle

Le ciné, ma passion. L’écriture, mon Graal. Je tente de combiner les 2 sous la forme d’un avis, d’un éloge, d’un commentaire, d’une critique en somme. Ce n’est pas mon métier et ne le sera jamais, mais c’est ce que je fais de plus plaisant et de plus personnel par les temps qui courent. Ces derniers mois, j’ai craqué pour : Carlos Reygadas, Roni Elkabetz, Hiam Abbass, Steve McQueen, Lynne Ramsay, James Franco, David Gordon Green, Jia ZangKhe, Wang Bing, Kim Ki Duk, Hirokazu Kore Eda, Kiyoshi Kurosawa, Pablo Berger, Lars von Trier, Panos H. Koutras, Félix van Groeningen, Miguel Gomes, Çağla Zencirci, Nuri Bilge Ceylan, Emir Baigazin, François Ozon, Philippe Garrel, Alain Guiraudie, Thomas Cailley, Abdellatif Kéchiche. Pour leur film en fait, plutôt.

My Cousin Rachel, un film de Roger Michell : Critique

My Cousin Rachel, un roman de l'anglaise Daphne du Maurier qui a déjà été adapté à l'écran dès sa sortie, retrouve une deuxième vie avec cette nouvelle version de Roger Michell, avec une Rachel Weisz résolument plus moderne qui amène le personnage sans doute au-delà des ambitions de sa créatrice. Un film intéressant même s'il semble indécis.

Ana mon amour, un film de Cãlin Peter Netzer : Critique

Ana mon amour , le nouveau film de Cãlin Peter Netzer est de ceux qui méritent que l'on s'attarde sur eux pour se rendre compte vraiment de la substance riche qui les compose. Cette histoire d'un amour sur fond psychanalytique vaut la peine qu'on s'y intéresse...

Dora, ou les névroses sexuelles de nos parents, un film de Stina Werenfels : critique

S'attaquant au tabou des tabous, la sexualité des handicapés, la cinéaste suisse Stina Werenfels réussit à éviter le voyeurisme, et le bla-bla moral en montrant une jeune fille toute simple, Dora, à la découverte de sa dimension sexuelle. Un film délicat mais qui n'a pas peur d'aborder de vraies questions de société

Critique : L’amant double, un film de François Ozon

Une pléthore de films, et toujours la même passion pour François Ozon de l'identité trouble, de l'identité double. L'amant double ne faillit pas à la règle et pousse d'ailleurs le bouchon très loin. Trop, peut-être?

Les fantômes d’Ismaël, un film d’Arnaud Desplechin : critique

Présenté lors de l'ouverture de la Sélection Officielle du Festival de Cannes, Le nouveau film d'Arnaud Desplechin, les Fantômes d'Ismaël, est la quintessence même de son oeuvre, riche de références littéraires et cinématographiques, un film d'auteur foisonnant au risque de l'éparpillement.

Critique : Une famille heureuse, un film de Simon Groß & Nana Ekvtimishvili

Nana Ekvtimishvili & Simon Groß réalisent avec Une Famille heureuse un troisième film commun qui montre l'écartèlement d'une femme géorgienne entre son chemin intérieur et la voie tracée par la société.Du bel ouvrage finement ciselé...

Get Out, un film de Jordan Peele : Critique

D'amuseur public, Jordan Peele accède à un tout un autre niveau avec ce premier long métrage : Get Out. Sur fond de satire sociale relative au racisme plus ou moins rampant dans son pays, le cinéaste s'attaque au film de genre sous très haute tension avec beaucoup de brio.

Après la tempête, un film de Hirokazu Kore-Eda : Critique

Sous le parrainage du grand Ozu qu'on lui attribue volontiers, Hirokazu Kore Eda continue d'explorer l'univers de la famille avec plus ou moins de bonheur. Ce sera plutôt un moins avec ce nouveau film, Après la tempête, un film convenu , sans grande surprise et dénué d'inspiration.

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Peindre avec la caméra : Robbie McGarvey et la fabrication irréversible de Die My Love

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