Beatrice Delesalle

Le ciné, ma passion. L’écriture, mon Graal. Je tente de combiner les 2 sous la forme d’un avis, d’un éloge, d’un commentaire, d’une critique en somme. Ce n’est pas mon métier et ne le sera jamais, mais c’est ce que je fais de plus plaisant et de plus personnel par les temps qui courent. Ces derniers mois, j’ai craqué pour : Carlos Reygadas, Roni Elkabetz, Hiam Abbass, Steve McQueen, Lynne Ramsay, James Franco, David Gordon Green, Jia ZangKhe, Wang Bing, Kim Ki Duk, Hirokazu Kore Eda, Kiyoshi Kurosawa, Pablo Berger, Lars von Trier, Panos H. Koutras, Félix van Groeningen, Miguel Gomes, Çağla Zencirci, Nuri Bilge Ceylan, Emir Baigazin, François Ozon, Philippe Garrel, Alain Guiraudie, Thomas Cailley, Abdellatif Kéchiche. Pour leur film en fait, plutôt.

La femme qui est partie, un film de Lav Diaz : Critique

Couronné du Lion d'Or à la Mostra de Venise 2016, La Femme qui est partie du philippin Lav Diaz est une relecture sombre et magnifique de la société philippine, empêtrée dans ses contradictions, comme les personnages sont empêtrés dans leurs dichotomies, prises en tenaille entre souffrance et bonté.

La Communauté, un film de Thomas Vinterberg : critique

Vivant à jamais sous l'ombre d'un début de carrière fracassant avec son Dogme95 et son film coup de poing Festen, Thomas Vinterberg livre La Communauté, un film non dénué d'intérêt, mais qui ne souffre pas trop la comparaison avec les précédents...

Harmonium, un film de Koji Fukada : critique

Harmonium, le quatrième long métrage du japonais Kôji Fukada oscille brillamment entre film du quotidien à la Ozu et un film de genre plus iconoclaste qui rapproche le jeune cinéaste d'auteurs tels que Kiyoshi Kurosawa, avec le thème des frustrations, des non-dits et de la culpabilité.

Neruda, un film de Pablo Larraín : critique

Neruda est un biopic iconoclaste aux formes multiples et à la créativité plutôt débordante. Son réalisateur, le chilien Pablo Larraín, continue ainsi de visiter d'une manière singulière et quelquefois déroutante l'histoire de son pays.

Le Disciple, un film de Kirill Serebrennikov : Critique

Le Disciple du russe Kirill Serebrennikov est adapté de la pièce de l'allemand Marius von Mayenburg. Programmatique dans sa dénonciation de la société russe contemporaine, gangrenée par une présence trop forte de la religion, et gardant ses origines théâtrales, le film s'appuie sur des dialogues en très grande partie composés de versets de la bible, et le rythme comme l'émotion s'en ressentent... Critique.

Planetarium, un film de Rebecca Zlotowski : Critique

En 3 films à peine, Rebecca Zlotowski s'impose comme une figure importante du nouveau cinéma français. Sans concession et extrêmement robuste , son cinéma interpelle , et son dernier film, Planetarium est une réussite esthétique aussi bien que poétique.

Le Client, un film d’Asghar Fahradi : critique

Asghar Fahradi perpétue dans le genre qui est le sien, celui qui consiste à mêler le réalisme social à une histoire de couple. Comment parvient-il alors à exploiter ses excellents acteurs pour dépeindre la situation de son pays sans risquer le courroux de la lourde censure qui a déjà fait taire plus d'un cinéaste iranien?

Réparer les vivants, un film de Katell Quillévéré : critique

A partir d'un sujet propice au tire-larme et à une consensualité impersonnelle, Katell Quillévéré fait le choix de rompre radicalement avec le schéma purement descriptif du roman qu'elle adapte en explorant le drame humain que traverse chacun de ses personnages. Elle mise pour cela beaucoup sur le casting de son mélodrame. Pari réussi?

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