Beatrice Delesalle

Le ciné, ma passion. L’écriture, mon Graal. Je tente de combiner les 2 sous la forme d’un avis, d’un éloge, d’un commentaire, d’une critique en somme. Ce n’est pas mon métier et ne le sera jamais, mais c’est ce que je fais de plus plaisant et de plus personnel par les temps qui courent. Ces derniers mois, j’ai craqué pour : Carlos Reygadas, Roni Elkabetz, Hiam Abbass, Steve McQueen, Lynne Ramsay, James Franco, David Gordon Green, Jia ZangKhe, Wang Bing, Kim Ki Duk, Hirokazu Kore Eda, Kiyoshi Kurosawa, Pablo Berger, Lars von Trier, Panos H. Koutras, Félix van Groeningen, Miguel Gomes, Çağla Zencirci, Nuri Bilge Ceylan, Emir Baigazin, François Ozon, Philippe Garrel, Alain Guiraudie, Thomas Cailley, Abdellatif Kéchiche. Pour leur film en fait, plutôt.

Frantz, un film de François Ozon : Critique

Mélodrame, mais pas trop, Frantz, le dernier film du français François Ozon est un très beau film dont le Noir et Blanc qui épouse l'austérité allemande , mais également le côté sombre du protagoniste français interprété par Pierre Niney dans une histoire qui mêle la grande guerre (celle de 1918) et la petite (celle des individus en tourmente).

Hotel Singapura, un film d’Eric Khoo : Critique

Avec Hotel Singapura, Eric Khoo rend hommage au cinéma asiatique à travers des pastiches de différents styles rassemblées dans un film pseudo-érotique. Si l'intention et la manière sont louables, le résultat est décevant.

Moka, un film de Frédéric Mermoud : Critique

Moka, le nouveau film de Frédéric Mermoud est une réussite en demi-teinte, un fabuleux portrait de femmes, notamment celui d'une Emmanuelle Devos au top de son art, mais une intrigue policière un peu molle. Beau et élégant comme la couleur moka, le film offre de somptueuses images des bords du lac Léman.

Rétrospective David Fincher : Gone Girl, critique du film

Gone Girl, le dixième opus de David Fincher offre plus qu'un thriller : il est le fruit d'une longue expertise du cinéaste dans le genre, lui permettant en outre de traiter subtilement le sujet du couple et du mariage, et même de certains faits socio-économiques de la société américaine contemporaine.

Déesses indiennes en colère, un film de Pan Nalin : Critique

Le film du cinéaste Pan Nalin, déesses indiennes en colère, est un vibrant hommage à la femme moderne indienne, leurs joies, leurs peines. Du coup, la violence faite aux femmes qu'il entend dénoncer est déportée de sa position centrale dans un film qui manque d'épaisseur scénaristique.

La vie est belge, un film de Vincent Bal : Critique

La vie est belge, le film de Vincent Bal est un feel good movie qui parle de son pays en de termes sentimentaux , si ce n'est utopiques. Appliquer le vivre ensemble sur ce pays écartelé entre une flandre très anglo-saxonne et une Wallonie définitivement latine est une idée belle et fraîche que malheureusement le cinéaste a traité d'une manière un peu tiède.

Sparrows, un film de Rúnar Rúnarsson : Critique

Toute la mélancolie du cinéma nordique se retrouve dans le nouveau film du cinéaste islandais Rúnar Rúnarsson , Sparrows, sans que l'intérêt du spectateur soit affecté par la langueur du film, bien au contraire. Un beau film d'initiation porté délicatement par le jeune Atli Oskar Fjalarsson.

Irréprochable, un film de Sébastien Marnier : Critique

Premier long métrage de Sébastien Marnier, Irréprochable est surprenant de maîtrise, un film de genre amené avec brio par le cinéaste et qui s'appuie avec bonheur sur le talent quelquefois sous-exploité de Marina Foïs. Une belle découverte.

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