En avril 1954, la Tōhō perd un film et en gagne un autre. D’une idée griffonnée par Tomoyuki Tanaka dans un avion naît le « Projet G », classé secret. Entre Ishirō Honda, Eiji Tsuburaya et Shigeru Kayama, découvrez comment Godzilla prend forme en six mois, de l’auberge de Shibuya au premier clap.
Né en 1954 des bombes et de la peur atomique, Godzilla est aussi l’histoire d’un pays. Des navires noirs de Perry en 1853 à l’essai de Bikini, en passant par l'ère Meiji, la guerre du Pacifique, Hiroshima et l’Occupation américaine, retrouvez le contexte qui a donné naissance au roi des monstres.
Le cinéma est un langage construit, 24 mensonges par seconde, et écrire sur lui est une manière de prolonger cette fabrication tout en se découvrant soi-même. Que représente le cinéma ? Comment le traduire par des mots ? Qu’est-ce que l’exercice révèle de soi ? À travers ces témoignages personnels, les rédacteurs du Mag du Ciné explorent leur relation intime à l’écriture critique, entre perception, émotion et identité.
Dans son dernier film, Le Garçon et le héron, Hayao Miyazaki met en scène un jeune garçon dont la mère vient de mourir... qui part à l'aventure et à sa rencontre. Une quête d'identité à peine masquée dans un dédale de couleurs et de souvenirs, de feu aussi. Cette rencontre entre un personnage enfant et sa mère, elle aussi encore enfant, constitue un paroxysme dans la représentation de la quête d'identité au cinéma. Céline Sciamma l'a elle aussi mis en scène dans Petite maman. Dans les films qu'elle réalise ou pour lesquels elle est scénariste, la construction de l'identité est au cœur des réflexions. Analyse en quelques films.
Deep end de Jerzy Skolimowski est un tournant essentiel de la carrière du cinéaste polonais. Sur fond d’analyse d’une société en pleine mutation, il fait le récit des débuts chaotiques, puisque obsessionnels, d’un jeune homme dans la vie adulte sexuelle.
Le Prestige, tour de passe-passe cinéphile, donne à voir la nature destructrice de l'obsession. Le film de Christopher Nolan voit s'affronter deux prestidigitateurs, investis corps et âme pour créer le meilleur tour de magie. Une course à l'invention, à l'innovation, en recherche effreinée du spectacle parfait, dont le coût iniminaginable dépasse ce que l'on est. Secrets, mensonges, trahisons, voilà l'amère contrepartie d'une vie de magicien, une vie vouée à la représentation qui ne doit révéler aucune part de son mystère, même dans les cercles les plus intimes.
Juillet 1942. Robert Klein est un marchand d’art parisien qui profite de l’Occupation pour s’enrichir sur le dos de Juifs contraints de revendre les œuvres d’art qu’ils possèdent à bas prix. Un jour, il reçoit un exemplaire à son nom d’Information Juive. Et s'il était en fait juif ? S'enclenche le récit d'une obsession qui mènera à la mort, celle de l'autre au cœur de soi.
Vous ne désirez que moi, soit la relation de Yann Andréa avec Marguerite Duras qui "ne lui laisse plus aucune liberté, il doit mettre les mots sur ce qui l’enchante et le torture". Ce motif d'un amour qui consume mais qui s'avère trop essentiel à celui qui le vit pour être totalement détruit, est aussi un motif présent dans toute l'œuvre de l'écrivaine. L'obsession pour la fin, la mort est récurrente dans ses écrits comme dans ses œuvres de cinéma. Le récit de Yann Andréa filmé par Claire Simon est donc l'occasion idéale de parler de l'obsession durasienne dans le cadre de notre cycle sur les obsessions au cinéma.
Un Thriller psychologique indien nous fait suivre la destruction psychologique d'un jeune homme qui a fait de son idole du cinéma sa raison de vivre. Construit en deux parties il nous présente les deux versants de l'obsession: d'abord l'amour fusionnel puis le rejet mortifère.
Avec "Sur les traces de Billy the Kid", Philippe Aymond ajoute au catalogue des éditions Glénat une enquête dessinée de 264 pages. Un auteur de strips des années 1930 y confronte la biographie de Pat Garrett au terrain et aux témoins. Le mythe en sort sérieusement écorné.
Dans ce nouveau tome de "Ruridragon", Aoki sent toujours plus sa nature changer et veut comprendre ce qu’elle tient de son père. Mais le mystère demeure : pas de rencontre avec le papa dragon, seulement des révélations transmises par sa mère. Mais aussi une conversation de classe où chacun mesure ce que cette métamorphose pourrait signifier pour leur amitié.
« - Tu connais pas le Morrison ?
- Non.
- Mec, c’est le meilleur endroit du monde.
- Vous y allez souvent ?
- Cette année c’est chaud.
- Mais avant, oui.
- L’année dernière, t’as tout le monde qui fumait des bangs.
- Même en plein jour.
- C’était le bon temps, mon gars, t’es pas arrivé au bon moment… »
Le troisième tome des "Âges d’or" de Picsou réunit des histoires séparées par plusieurs décennies. Il est à découvrir aux éditions Glénat depuis le 14 octobre 2026.
Vingt ans après avoir quitté Dijon, Lucien revient dans la maison de son enfance. Au grenier, huit cartons étiquetés d’un simple "Dijon" ravivent les souvenirs de jeux au square, les amitiés et les inquiétudes des années 2000. Pour sa première BD, Corentin Pernet compose un récit personnel et sensible sur ce que le temps laisse derrière lui.