PositionRedacteur LeMagduCiné
Inscrit25 juillet 2015
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Deauville-2025-Rebuilding-Max-Walker-Silverman-critique-film
Le cinéma présente souvent les cowboys comme des héros solitaires, des hommes en souffrance qui peinent à subsister au sein d'un monde à la dérive. En s'attachant à l'histoire d'un père qui a déjà tout perdu, "Rebuilding" dresse le portrait de cowboys déracinés, privés de leur terre et de leur raison d'être. Un beau drame qui redonne foi en l'avenir.
zootopie-2-jared-bush-byron-howard-critique-film
Avec son univers animalier foisonnant, coloré, son duo lapin-renard attachant, son humour et son enquête policière trépidante, sur fond d'un beau message d'intégration et de tolérance, "Zootopie" figure parmi les meilleurs films Disney des années 2010. Dix ans plus tard, nous retrouvons Judy et Nick dans une nouvelle intrigue mettant en danger l'avenir de la cité cosmopolite. Malgré un goût de déjà-vu et un récit moins bien rythmé que son prédécesseur, "Zootopie 2" offre une aventure divertissante grâce à son monde étendu.
Deauville-2025-Omaha-Cole-Webley-critique-film
Les États-Unis ne sont guère renommés pour leur politique sociale. Système d'assurance santé, d'indemnisation et d'assistance laissent parfois des individus totalement démunis. C'est cette réalité que dépeint "Omaha", un drame poignant sur un père de famille désespéré qui traverse le pays avec ses deux enfants. Malgré son rythme lent et son récit relativement prévisible, le film, qui a reçu le Prix du Jury, touche par sa sincérité.
Deauville-2025-Vie-privée-Rebecca-Zlotowski-critique-film-festival
Que se passerait-t-il si un psychanalyste se mettait à pleurer lorsqu’on lui raconte notre vie ? Cette hypothèse, excitante comme « la promesse d’une blague juive » pour Rebecca Zlotowski, constitue le point de départ de "Vie privée", une comédie policière qui entremêle recherche de vérité et quête de soi. Porté par un casting impressionnant, dont la magnétique Jodie Foster en psychologue bourgeoise, le film compose un bon divertissement freudien, dont les changements de tons nuisent cependant à la profondeur.
Deauville-2025-Chronology-of-water-Kristen-Stewart-critique-film
« Combien de miles faut-il parcourir pour arriver jusqu’à soi ? » Comment accepter et vaincre la douleur ? La réponse à ces questions universelles ne peut être que personnelle. En s’emparant de ce thème de la résilience et du roman autobiographique de Lidia Yuknavitch, La Mécanique des fluides, Kristen Stewart n’a pas choisi la facilité. Pour son premier long-métrage, elle a préféré l’audace, la créativité et l’affirmation singulière de sa vision d’artiste. Avec "Chronology of Water", elle nous invite à un voyage intérieur brut, viscéral, sensoriel, où les images se fracturent et se recomposent comme l’identité disloquée d’une femme brisée. Poignant.
deauville-2025-eleanor-the-great-scarlett-johansson-critique-film
Trente ans après ses débuts, Scarlett Johansson réalise son premier long-métrage, "Eleanor The Great", un drame sensible sur le deuil, la mémoire et la réconciliation. Présenté à Cannes 2025, le film est aujourd'hui présenté en compétition officielle au Festival de Deauville 2025. Une œuvre intime et délicate qui explore la transmission intergénérationnelle et l’identité juive avec pudeur et émotion.
Deauville-2025-The-End-Joshua-Oppenheimer-critique-film
Les comédies musicales sont rares. Encore plus au sein de la compétition du Festival de Deauville. "The End" de Joshua Oppenheimer faisait donc figure d'exception. En mettant en scène le quotidien d'une famille recluse après la fin du monde, le réalisateur américain s'attache aux mensonges, aux faux-semblants et aux vérités dont chacun se convainc pour rendre une situation effroyable acceptable. Malheureusement, rien ne fonctionne dans ce film excessivement bavard, qui ne fait sourire que par son ridicule.
Deauville-2025-Left-Handed-Girl-Shih-Ching-Sou-critique-film
Après "Gangs of Taïwan", le cinéma taïwanais continue de nous éblouir cette année. Sur le tapis rouge du Festival de Deauville, la réalisatrice Shih-Ching Tsou est venue présenter hier soir en avant-première son premier film, "Left-handed Girl", un drame intime et immersif qui nous plonge dans la vie et les secrets de trois générations de femmes. Une petite perle.
Deauville-2025-La-Couleur-de-l'argent-Hommage-à-Paul-Newman
À l’occasion du centenaire de la naissance de Paul Newman, le Festival de Deauville a souhaité rendre hommage à cette icône du cinéma hollywoodien. Ce mercredi 10 septembre, une cérémonie a ainsi célébré le travail et l’engagement de la star américaine, en présence de sa fille, Clea Newman. Témoignages vivants de l’aura de cet homme « d’action et de cœur », quelques-uns de ses films ont intégré la programmation du Festival, dont "La Couleur de l’argent", qui a rapporté à Paul Newman l’Oscar du meilleur acteur en 1987.
Deauville-2025-Olmo-Fernando-Eimbcke-film-critique
Présenté en avant-première au Festival de Berlin 2025, puis en compétition à Deauville, "Olmo" de Fernando Eimbcke nous plonge dans le New Jersey des années 1980. En nous faisant vivre, sur une journée, le quotidien tumultueux d’une famille, le film traite avec sincérité du poids du handicap, des élans de jeunesse et des relations parfois tendues entre parents et enfants. Malgré un récit linéaire, un déroulement lent et sans péripétie, "Olmo" compose un drame authentique et attachant.
Deauville-2025-Sovereign-Christian-Swegal-critique-film
Lorsqu'un membre de sa famille a adhéré aux théories du complot et aux idées des "citoyens souverains", Christian Zwegal a décidé d'aborder ce sujet encore peu représenté dans son premier film, "Sovereign". Sous l'angle d'un jeune homme élevé dans ce bain contestataire, il traite d'une réalité américaine qui touche des centaines de milliers de personnes, de tout horizon, aux États-Unis. En mettant l'accent sur les paradoxes, et surtout les conséquences dévastatrices de cette mouvance sur la vie humaine, Sovereign compose un récit marquant. Tourné en Arkansas, sur le lieu même de la fusillade, ce drame authentique flirte parfois avec le documentaire.
Deauville-2025-the-plague-charlie-polinger-critique-film
Transformation du corps, sexualité, moqueries, isolement, jeux de pouvoir, l’adolescence s’accompagne d’un lot d’épreuves à la fois intimes et sociales. Avec "The Plague", Charlie Polinger nous plonge sans ménagement dans une piscine très viscérale du « coming of age », où la haine, le harcèlement et la violence attirent des garçons névrosés vers le fond. Un thriller étouffant, qui fonctionne surtout grâce à son atmosphère sonore anxiogène et sa mise en scène nerveuse.