PositionRedacteur LeMagduCiné
Inscrit25 juillet 2015
Articles90
Dogman-Luc-Besson-festival-deauville-2023-avis-cinema
Après les relatifs échecs commerciaux de Lucy, Valérian et Anna, Luc Besson a épuisé son droit à l'erreur et était attendu au tournant. Avec Dogman, il marque son retour au cinéma en changeant de registre. La science-fiction et l'action laissent ainsi place à un drame singulier boitillant à quatre pattes, sur un fil tenu constamment prêt à lâcher. Présenté en avant-première au Festival de Deauville 2023, le film a été ovationné par le public.
The-Sweet-East-Sean-Price-Williams-festival-deauville-2023
Troisième film en compétition au Festival de Deauville 2023, The sweet east trace le parcours initiatique, sous la forme d'un conte fantastique, d'une lycéenne en quête d'aventures. A l'image d'Alice aux pays des merveilles, la jeune fille rencontre au fil de son voyage des personnes atypiques et un monde américain moins visible et plus authentique. Le premier long-métrage de Sean Price Williams nous propose ainsi une belle virée au coeur de l'Amérique profonde.
I.S.S.-Gabriela-Cowperthwaite-festival-deauville-2023
Avec I.S.S., la réalisatrice américaine Gabriela Cowperthwaite quitte l'univers du documentaire et signe un thriller glaçant disséquant l'âme humaine. Sur un fond tragiquement plausible de nouvelle guerre mondiale, elle brosse dans un huis clos poignant les portraits d'astronautes confrontés à des ordres fatidiques, aux peurs les plus intimes et à l'imminence de leur mort. Prisonniers dans une station en chute libre, l'humanité part à la dérive...
le-prestige-christopher-nolan-nature-destructrice-obsession
Le Prestige, tour de passe-passe cinéphile, donne à voir la nature destructrice de l'obsession. Le film de Christopher Nolan voit s'affronter deux prestidigitateurs, investis corps et âme pour créer le meilleur tour de magie. Une course à l'invention, à l'innovation, en recherche effreinée du spectacle parfait, dont le coût iniminaginable dépasse ce que l'on est. Secrets, mensonges, trahisons, voilà l'amère contrepartie d'une vie de magicien, une vie vouée à la représentation qui ne doit révéler aucune part de son mystère, même dans les cercles les plus intimes.
Fermer-les-yeux-Victor-Erice-critique-film
Le réalisateur espagnol Victor Erice signe avec Fermer les yeux un drame testamentaire empreint de nostalgie et d'amour du cinéma. En traitant de la mémoire, du vieillissement et du deuil, le cinéaste de quatre-vingt-trois ans signe un film somme sur la puissance de l'image, malheureusement un peu dissous au sein d'une trop longue narration. Si Victor Erice incite à ne pas s'enfermer dans les souvenirs, il en dépeint la force émotionnelle et le rôle essentiel qu'ils jouent pour notre identité. S'il faut "fermer les yeux", c'est bien à cause de la puissance évocatrice de l'image, qui telle une madeleine de Proust, nous ramène à des moments véçus, des émotions trop vives. Malgré ses sujets intéressants, Fermer les yeux ne se révèle pas facilement. Le film prend en effet tout son temps, peut-être un peu trop, à installer son climat, ses personnages, ses silences, ses moments de vie fugaces tels qu'une chanson fredonnée au coin du feu ou la cueillette des tomates au potager. Le film laisse donc en tête de belles images, mais aussi un petit goût de déception face à une œuvre dont le traitement étouffe quelque peu son potentiel dramatique. 
a-man-critique-kei-ishikawa-film
A  l'occasion des saisons Hanabi 2023, nous avons découvert en avant-première A man de Kei Ishikawa. Présenté à la Mostra de Venise 2022, le film a rencontré un franc succès au Japon et devient la première oeuvre du réalisateur à s'exporter à l'international. Miroir d'une société confrontée à son identité et à ses valeurs, A man explore, sous la forme d'un thriller d'investigation, l'acceptation de nos origines et la transmission entre générations. Grâce à son intrigue solide, son contexte social et sa mise en scène mélangeant habilement jeux d'ombre et de reflets, A man nous plonge dans une enquête palpitante tout en nous interrogeant, comme si le film devenait notre propre miroir, sur notre identité.
Le-cours-de-la-vie-frederic-sojcher-critique-film
Avec Le Cours de la vie, Frédéric Sojcher signe son cinquième long-métrage. Ce film très personnel poursuit l’étude du rapport entre réalité et fiction, chère au cinéaste, en s’inspirant directement de son métier d’enseignant universitaire. Le film propose ainsi une masterclass sur la construction du scénario, mais surtout une leçon de vie, à travers le lien indéfectible entre l’expérience vécue et l’art de l’écriture. Traité avec pudeur et retenue, Le cours de la vie manque un peu de chaleur, de rythme et d’originalité pour convaincre pleinement mais nous fait passer un bon moment réflexif sur l’écriture et le sens de la vie.
le-seigneur-des-anneaux-cycle-addiction-cinema-anneau
La trilogie du Seigneur des anneaux réalisée par Peter Jackson insiste sur "le fardeau" attaché à la possession de l’anneau. Objet magique et malfaisant, l’anneau génère une addiction si forte, si ancrée dans l’esprit qu’elle ne peut guérir totalement. La dépendance à l’anneau frappe, de près ou de loin, la majorité des personnages, et rien ne permet véritablement de s’en prémunir. Toutefois, le désir humain de pouvoir et de conquête rend indéniablement plus sensible à l’emprise de l’anneau. Ce même sentiment se retrouve à l’origine des conflits mondiaux. Peut-être faut-il y lire un message de paix de J.R.R. Tolkien, soldat lors de la Première Guerre mondiale.
shining-film-stanley-kubrick-analyse
En ce mois de décembre, leMagduCiné propose une immersion dans la création artistique comme toile de fond d’une œuvre cinématographique. Pour lancer ce nouveau cycle, commençons par revenir à l’origine même de tout film : l’écriture. A ce titre, la Palme d’or du personnage d’écrivain torturé revient incontestablement à un certain Jack Torrance pour l’horrifique Shining de Stanley Kubrick, adaptation du roman éponyme de Stephen King. Shining aborde grâce au personnage de Jack toute l’apprêté, la solitude, l’engagement et le sacrifice qu’implique la création artistique.
avatar-james-cameron-critique
Avant de découvrir Avatar 2 : la voie de l'eau, film attendu et fantasmé depuis une décennie, James Cameron nous fait revivre l'expérience Avatar dans une version restaurée 4k HFR (high frame rate), autorisant, grâce au logiciel TrueCut Motion Pixelworks, le montage en 48 images par seconde. Une véritable claque visuelle qui sublime l'univers de l'œuvre originale en contrastant les couleurs, en renforçant la fluidité des plans pour une immersion garantie. Un moyen tout aussi pertinent de tracer le chemin du deuxième volet, produit sur ce même format, qui sortira le 14 décembre 2022. Toujours indétrônable à la tête du box-office mondial, Avatar a marqué l'histoire du cinéma tant par sa prouesse technique que par son immense succès populaire. Le film de James Cameron, qui s'est rapidement frayé une place au panthéon des œuvres planétaires grâce à son récit mythique et son message écologique à dimension universelle, continue aujourd'hui de fasciner et d'inspirer.