Ariane Laure

Émerveillée par le cinéma depuis le Roi Lion, mon premier film en salle, j’aime les films qui font rêver, qui hantent et ne nous quittent jamais. J’admire particulièrement la richesse des œuvres de Stanley Kubrick, Christopher Nolan et Quentin Tarantino. Je suis également une adepte du cinéma asiatique, de Yasujiro Ozu, Akira Kurosawa à Wong Kar-Wai, Hayao Miyazaki et Park Chan-Wook. Travaillant dans le monde juridique, j'écris des critiques à mes heures perdues.

Deauville 2025 : Eleanor The Great, paroles endeuillées

Trente ans après ses débuts, Scarlett Johansson réalise son premier long-métrage, "Eleanor The Great", un drame sensible sur le deuil, la mémoire et la réconciliation. Présenté à Cannes 2025, le film est aujourd'hui présenté en compétition officielle au Festival de Deauville 2025. Une œuvre intime et délicate qui explore la transmission intergénérationnelle et l’identité juive avec pudeur et émotion.

Deauville 2025 : The End, le bunker des égoïstes

Les comédies musicales sont rares. Encore plus au sein de la compétition du Festival de Deauville. "The End" de Joshua Oppenheimer faisait donc figure d'exception. En mettant en scène le quotidien d'une famille recluse après la fin du monde, le réalisateur américain s'attache aux mensonges, aux faux-semblants et aux vérités dont chacun se convainc pour rendre une situation effroyable acceptable. Malheureusement, rien ne fonctionne dans ce film excessivement bavard, qui ne fait sourire que par son ridicule.

Deauville 2025 : Left-Handed Girl, folles nuits à Tapei

Après "Gangs of Taïwan", le cinéma taïwanais continue de nous éblouir cette année. Sur le tapis rouge du Festival de Deauville, la réalisatrice Shih-Ching Tsou est venue présenter hier soir en avant-première son premier film, "Left-handed Girl", un drame intime et immersif qui nous plonge dans la vie et les secrets de trois générations de femmes. Une petite perle.

Deauville 2025 : La Couleur de l’argent, hommage à Paul Newman

À l’occasion du centenaire de la naissance de Paul Newman, le Festival de Deauville a souhaité rendre hommage à cette icône du cinéma hollywoodien. Ce mercredi 10 septembre, une cérémonie a ainsi célébré le travail et l’engagement de la star américaine, en présence de sa fille, Clea Newman. Témoignages vivants de l’aura de cet homme « d’action et de cœur », quelques-uns de ses films ont intégré la programmation du Festival, dont "La Couleur de l’argent", qui a rapporté à Paul Newman l’Oscar du meilleur acteur en 1987.

Deauville 2025 : Olmo, vie de famille

Présenté en avant-première au Festival de Berlin 2025, puis en compétition à Deauville, "Olmo" de Fernando Eimbcke nous plonge dans le New Jersey des années 1980. En nous faisant vivre, sur une journée, le quotidien tumultueux d’une famille, le film traite avec sincérité du poids du handicap, des élans de jeunesse et des relations parfois tendues entre parents et enfants. Malgré un récit linéaire, un déroulement lent et sans péripétie, "Olmo" compose un drame authentique et attachant.

Deauville 2025 : Sovereign, aux armes, citoyens !

Lorsqu'un membre de sa famille a adhéré aux théories du complot et aux idées des "citoyens souverains", Christian Zwegal a décidé d'aborder ce sujet encore peu représenté dans son premier film, "Sovereign". Sous l'angle d'un jeune homme élevé dans ce bain contestataire, il traite d'une réalité américaine qui touche des centaines de milliers de personnes, de tout horizon, aux États-Unis. En mettant l'accent sur les paradoxes, et surtout les conséquences dévastatrices de cette mouvance sur la vie humaine, Sovereign compose un récit marquant. Tourné en Arkansas, sur le lieu même de la fusillade, ce drame authentique flirte parfois avec le documentaire.

Deauville 2025 : The Plague, les ados à la piscine du diable

Transformation du corps, sexualité, moqueries, isolement, jeux de pouvoir, l’adolescence s’accompagne d’un lot d’épreuves à la fois intimes et sociales. Avec "The Plague", Charlie Polinger nous plonge sans ménagement dans une piscine très viscérale du « coming of age », où la haine, le harcèlement et la violence attirent des garçons névrosés vers le fond. Un thriller étouffant, qui fonctionne surtout grâce à son atmosphère sonore anxiogène et sa mise en scène nerveuse.

Deauville 2025 : Le Son des souvenirs, une vie en musique

Nul besoin d’être mélomane pour reconnaître que musique, temps et mémoire entretiennent un lien intime. Les chansons qui ont bercé notre jeunesse résonnent toujours en nous rappelant des souvenirs passés, heureux ou douloureux. Sur ce fondement, "Le Son des souvenirs" compose un récit d’amour et de folklore sur la fragilité de la passion, le poids du regret et la fuite des années. Dans le contexte de la Première Guerre mondiale, Oliver Hermanus signe un drame sensible qui souffre de son ton monocorde et de sa mise en scène académique.

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