PositionResponsable Cinéma
Inscrit28 février 2023
Articles119
debacle-interviw-veerle-baetens
Attendue prochainement dans "Quitter la nuit" et la série "Plaines orientale", Veerle Baetens est notamment connue pour sa voix, son glamour et sa prestation déchirante dans Alabama Monroe. Son passage derrière la caméra souligne néanmoins un fort désir de création. Sourire aux lèvres, café à la main, la réalisatrice flamande nous a honoré d’une rencontre enjouée et captivante autour de son premier long-métrage.
debacle-veerle-baetens-critique-film
Traumatisme d'enfance et les conséquences qui en découlent sont au cœur d'un récit initiatique plein de compassion. Il ne s'agit pas tout à fait d'un film de vengeance, ni d’une chronique sur la résilience. Dans une radicalité tétanisante, le premier long-métrage de Veerle Baetens exploite un filon entre ces deux registres et nous rend témoins d'une véritable "débâcle", dont le sens et la nature ne sont plus à réprimer.
universal-theory-timm-kroger-critique-film
Nul besoin d'être au fait des théories quantiques pour explorer les vastes horizons d'Universal Theory. Timm Kröger s'assure que sa vision hitchcockienne du multivers reste suffisamment obscure afin que l'on médite sur la trajectoire des personnages, dont la prédestination ne semble jamais définitive. Ce film noir nous invite à un jeu de piste stimulant et visuellement exaltant !
nuit-noire-en-anatolie-ozcan-alper-critique-film
Nuit noire en Anatolie concentre son attention sur une région montagneuse qui paraît inhospitalière autant pour les nouveaux venus que pour ceux qui y ont vécu. Özcan Alper souhaite ainsi mettre en évidence les désirs réprimés par une société, dont la pensée paralysée et la sexualité non exprimée peuvent générer un climat de peur et de violence.
amelias-children-gabriel-abrantes-critique-film
Présenté en première nationale sur le site montagneux de Gérardmer il y a une semaine à peine, Amelia's Children arrive en première ligne dans nos salles afin de garantir des frissons authentiques. Gabriel Abrantes peut se targuer d’avoir le sens du détail et de la mise en scène dans cette première incursion dans le genre horrifique. Et autant dire que les comédiens qui hantent la vieille bâtisse familiale de l’intrigue savent se mettre à la hauteur de ces exigences.
nicky-larson-city-hunter-angel-dust-kenji-kodama-critique-film
Loin d’être le énième chapitre opportuniste et isolé d’une licence qui n’avait sans doute plus rien à apporter, ce Nicky Larson – City Hunter : Angel Dust dément ce jugement hâtif. C’est en effet un plaisir collectif de retrouver le nettoyeur de Shinjuku revenir au top de sa forme, malgré des gimmicks qui freinent parfois les élans épiques et scénaristiques. Avec encore un peu plus de liberté dans l’écriture, le développement de cet univers atteindra son paroxysme. Ce dernier volet en date met tout en œuvre pour y parvenir.
krisha-et-le-maitre-de-la-foret-critique-film-park-jae-beom
Les contes et légendes bercent toujours l'imaginaire des plus jeunes, résolus à croire aux miracles, chose dont les adultes de ce monde ne semblent plus pouvoir faire. Krisha et le Maître de la Forêt est un conte initiatique qui rend hommage aux peuples nomades de la Toundra. Et grâce à l'animation en volume, Park Jae-Beom parvient à redéfinir les goûts de la magie à travers les yeux d'une héroïne qui a tout à apprendre de son mode de vie ancestral, en parfaite harmonie avec la nature.
les-chambres-rouges-pascal-plante-critique-film
Rouge comme la passion, rouge comme le filtre de la violence et enfin rouge comme le sang. Les Chambres rouges réunit tous ces symboles dans le regard robotique d’une figure angélique, dont la psychose et le pragmatisme peuvent se révéler destructeurs. Est-elle la groupie d'un tueur en série ou bien son bourreau ? Avec l’hygiène de consommation technologique comme socle de réflexion, Pascal Plante s'est lancé dans une quête obsédante au service d'un incontournable thriller psychologique.
scrapper-charlotte-reagan-critique-film
Acclamé au festival Sundance 2023, Scrapper nous arrive avec des pensées positives. Malgré le chagrin d’une jeune orpheline qui ne fait aucun doute, on se laisse surprendre par ce paysage de la classe ouvrière londonienne. Les individus qui peuplent cet univers étroit et labyrinthique ne peuvent qu’entrer en collision. Charlotte Regan capte ainsi, sur le vif, la trajectoire de deux êtres qui ont tout à découvrir l’un de l’autre, quitte à renoncer à leur rébellion intérieure. Une comédie fantaisiste et bienveillante !
le-cercle-des-neiges-juan-antonio-bayona-critique-film
Présenté en clôture de la 80e édition de la Mostra de Venise, Le Cercle des neiges jette un coup de froid sur Netflix en revenant sur la tragédie humaine qui a suivi un crash d’avion dans la cordillère des Andes en 1972. Ce que les médias ont qualifié de « miracle » ne l’est pas nécessairement pour les survivants. Moins sensationnaliste que les précédentes adaptations, cette dernière expérience suvival dépeint la condition humaine et les limites de la foi avec une véracité saisissante.