"The Shadow’s Edge" marque le retour en grâce de Jackie Chan dans un polar d’action nerveux signé Larry Yang. Entre filature, tension autour de la surveillance et cascades inventives, le film réunit un trio marquant avec Tony Leung Ka-fai et Zhang Zifeng. Un remake énergique où se confrontent tradition, modernité et un spectacle d’action généreux.
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Inscrit28 février 2023
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Spéléologue des temps modernes, je ne suis qu'un humble explorateur des salles obscures, celles-là même dont on peut en ressortir ému, apeuré, frustré ou émerveillé. Je m'y donne rendez-vous chaque semaine, sans oublier ma fascination pour Steven Spielberg, Frank Capra, Sidney Lumet, Brad Pitt et un peu moins pour les légumes. Le cinéma restera à jamais mon sanctuaire d'apprentissage et le vecteur de toutes mes émotions.
"Jone Sometimes" de Sara Fantova est un film sensible sur le passage à l’âge adulte, porté par l’introspection d’une jeune femme durant la Semana Grande à Bilbao. Entre amitiés, amour, doutes et liens familiaux fragiles, ce récit d’été mêle douceur, silences et souvenirs en formation, capturant l’intensité éphémère de la jeunesse avec pudeur et justesse.
Restauré en 4K, "L’Œuf de l’Ange" de Mamoru Oshii révèle toute la puissance mystique et contemplative de ce film culte. Entre visions gothiques, silence habité et quête de sens, cette œuvre rare explore la foi, le doute et la beauté fragile d’un monde en ruine. Une expérience poétique et hors du temps qui continue de hanter le cinéma.
"Reedland", premier long métrage de Sven Bresser, transforme un paysage rural en espace mental où se mêlent solitude, désir latent et malaise collectif. Entre thriller détourné, portrait psychologique et fable sensorielle, le film explore la fragilité d’un homme et d’une communauté en mutation, portée par une atmosphère dense et une forte identité visuelle.
"Hell in Paradise", de Leïla Sy, transforme un décor de rêve en piège oppressant où Nina, venue fuir son passé, se heurte à un système injuste et patriarcal. Sous le soleil trompeur des Maldives, le film dévoile la violence invisible, la solitude et la résistance fragile d’une femme que le paradis cherche à faire taire.
"Yi Yi", ultime film d’Edward Yang, déploie une fresque sensible où une famille taïwanaise traverse doutes, silences et bouleversements intimes. À travers Taipei en mutation, le cinéaste explore la modernité, la transmission et les angles morts de nos existences. Cette analyse revient sur la puissance émotionnelle, la précision formelle et l’héritage durable de ce chef-d’œuvre.
Dans "Mahjong", Edward Yang transforme le Taipei des années 1990 en un labyrinthe urbain où argent, illusions et identités en dérive s’entrechoquent. Satire féroce d’une mondialisation naissante, le film dévoile des êtres dispersés comme des tuiles, en quête d’amour, de sens et de ce que l’argent ne pourra jamais acheter. Un portrait lucide, nerveux et profondément humain.
À travers "Confusion chez Confucius", Edward Yang dépeint un Taipei en pleine métamorphose, où modernité, ambition et valeurs traditionnelles s’entrechoquent. Entre satire sociale, portraits intimes et quête d’indépendance, le film explore le travail, l’art, les relations et les fractures d’une société qui évolue plus vite que ceux qui la vivent. Une fresque lucide et poétique sur l’identité taïwanaise face à la modernité.
"A Brighter Summer" Day d’Edward Yang explore une Taïwan des années 60 en pleine mutation, où une jeunesse perdue cherche sa place entre traditions éclatées et modernité importée. À travers Xiao Si’r, le film dévoile une fresque nocturne bouleversante sur l’identité, la violence sociale et les rêves fragiles d’une génération en quête d’avenir.
"The Terrorizers" d’Edward Yang explore la solitude urbaine, la création et les hasards qui relient des vies perdues dans un Taipei en pleine mutation. À travers un récit choral éclaté et une mise en scène consciente de sa propre construction, le film révèle comment de petits gestes peuvent déclencher de grandes secousses et dévoiler la fragilité des liens humains.
Dans cet entretien, la réalisatrice Victoria Verseau revient sur "Trans Memoria", un film intime et sensoriel où mémoire, deuil et transition se mêlent. Elle y évoque Meril, son amie disparue, la construction du film, la présence d’Athena et Aamina, et la manière dont son geste artistique interroge identité, survivance et transformation.
Dans "Taipei Story", Edward Yang observe une Taipei des années 80 en mutation, où l’amour de Chin et Lung vacille face à la modernisation. Entre mémoire, perte de repères et quête d’avenir, le film esquisse le portrait sensible d’une génération en décalage avec une ville qui avance trop vite pour ses habitants.

















