Romain Dupont

Cycle obsession : Répulsion ou le refus du non

Alors que #MeToo est devenu un véritable phénomène de société, pour le meilleur et pour le pire, la condamnation de certains comportements outranciers envers les femmes au cinéma ne date pas d’hier. Violence, viol, soumission sont, bien que moins qu’aujourd’hui, mis sur la table afin d’exposer toute leur dégueulasserie aux yeux de tous. Et en cela, Répulsion est un pionnier du genre.

Coups de feu dans la Sierra : suivre le chemin doré

Parler de la mort du western est devenu un cliché, si bien que la démystification qui l’accompagne perd dès lors toute sa saveur. Mais dans l’hypothèse que l’on puisse mourir un nombre incalculable de fois, la première ne laisserait-elle pas une trace indélébile, comme une réminiscence de ce qui est justement mort ?

Pier Paolo Pasolini : un prométhéen qui se moque de Zeus

Pier Paolo Pasolini est une étape incontournable dans l’appréhension du cinéma italien d’après-guerre, voire du cinéma tout court. Tantôt vulgaire, tantôt ésotérique, Pasolini est une étoile filante de l’histoire du cinéma, une parenthèse courte et intense. Partons à la recherche de ce qui rend Pasolini si unique et si sujet à controverse.

Les Frissons de l’angoisse : le jeu des apparences

Il est déroutant de constater une filmographie aussi hétérogène que celle de Dario Argento, capable du pire comme du meilleur. L’avantage avec Profondo Rosso (nous utiliserons le titre original et non le titre français Les Frissons de l’angoisse) est que le film représente à la fois la plus grande réussite de son auteur, ainsi que la quintessence la plus pure de toute son œuvre.

Festival de Gérardmer 2023 : Memory of Water, La Montagne, Irati et bilan général

Au menu de cette fin de la 30e édition du festival International du film fantastique de Gérardmer, Memory of Water et sa dystopie nordique, La Montagne, véritable méditation métaphysique, et Irati, un film d'aventure espagnol qui a envie d'avoir envie. Nous terminerons par un petit bilan de l'évènement.

Festival de Gérardmer 2023 : Lynch/Oz, Domingo et la brume, La Pietà et Zeria

Nous poursuivons notre présentation des films du festival de Gérardmer avec le documentaire Lynch/Oz, qui présente le rapport de Lynch au Magicien d'Oz selon différentes facettes, Domingo et la brume, ou un homme face à son existence, La Pietà, folie espagnole au croisement de Lynch et Cronenberg, et Zeria, petite pépite belge sur la beauté de la vie.

Festival de Gérardmer 2023 : Blood, Watcher et Piaffe

Les femmes sont à l'honneur en ce début de Festival de Gérardmer 2023, avec trois héroïnes et deux réalisatrices, pour des résultats malheureusement moyennement satisfaisants : le film d'ouverture, Blood, nous plonge dans l'horreur de voir son enfant malade, le voyeurisme nous guette avec Watcher, et l'expérimental fait son nid à Gérardmer avec Piaffe.

Les remakes dans le cinéma d’horreur à partir des années 2000

Le phénomène du remake n’est pas nouveau et a connu différentes formes, avant d’être ce à quoi l’on est habitué aujourd’hui. Ce qui va nous intéresser dans cet article, ce sont les enfants de ce procédé, et plus précisément la vague de remakes ayant survenu au début des années 2000 dans le cinéma d’horreur, et perdurant encore aujourd’hui.

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Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.