Critiques Series

Off Campus : les hockeyeurs mis à nu

Après le succès de "L'été où je suis devenue jolie", Prime Video offre avec "Off Campus" une nouvelle romance destinée aux jeunes adultes. La série relate les histoires d'amour de quatre amis hockeyeurs, partageant leur temps entre les études, les matchs et les conquêtes féminines. Malgré son déroulé très convenu, "Off Campus" compose une romance agréable à condition de l'accepter pour ce qu'elle reste : une série ado qui mise sur le sex-appeal de ses acteurs pour attirer ouvertement le public féminin. Oubliable, mais pas déplaisant.

Spider-Noir : dans les toiles de la Grande Dépression

Après des années de flops et de faux espoirs, Sony surprend tout le monde avec "Spider-Noir", disponible sur Prime Video. Nicolas Cage incarne un Spider-Man vieillissant et désabusé dans le New York de la Grande Dépression. Un polar élégant, une esthétique soignée, et une belle réussite qu'on n'attendait plus vraiment.

Harry Hole : Le Prince d’Oslo

Oslo, caniculaire et putride, sert d’écrin à la nouvelle série événement de Netflix : Harry Hole (L'Etoile du Diable). Cette plongée vertigineuse dans l’univers du maître du nordic noir Jo Nesbø tient toutes ses promesses. Scénarisée par l’auteur lui-même, la série emprunte à son œuvre son tempo punk rock, son écriture torturée, sa mise en scène à l'esthétique graphique et ses personnages hantés.

Dans l’ombre et la cage : Le placenta du pouvoir et la rage de la cage

Entre thriller politique et drame sportif, Dans l’Ombre sur France 2 et La Cage sur Netflix illustrent deux facettes distinctes de la fiction télévisuelle...

Urgences : leçons de vie

Hyperréalisme, traumatismes à la chaîne, blessures corporelles et psychologiques parfois déjouées, réflexions authentiquement touchantes, acteurs en état de grâce, rythme grisant, musique électro-choc, "Urgences" a tout d’une série médicale dramatique réussie et de haut vol. Multi-récompensée, cette dernière est devenue une référence. Analyse.

Station Eleven : scènes du désastre et résilience artistique

Saluée par la critique, mais quelque peu passée inaperçue en France au moment de sa sortie, "Station Eleven" se présente comme une fiction en dix actes qui nous plonge dans un monde ravagé par une pandémie dévastatrice. Loin de se limiter à un simple récit de survie, la série offre une profonde réflexion sur le rôle essentiel de l’art et de la culture dans les processus de reconstruction d’une société.

Territory : Entre Beauté Australe et Luttes pour le Pouvoir

Territory, une série dramatique australienne où l'outback sauvage devient le théâtre de luttes de pouvoir familiales intenses. Disponible sur Netflix, Territory réinvente le western moderne à travers des paysages grandioses et des rivalités impitoyables.

Culte : Tough story

Porté par une Marie Colomb désarmante de sex-appeal non vulgaire et de vulnérabilité véridique, Culte de Louis Farge réussit l’exploit de raconter l’envers du...

Ceux qui rougissent : Les Blancs de la jeunesse

Dans 8 épisodes de 11mn Julien Gaspar-Oliveri filme à bout portant avec une sensibilité effrontée et une vigueur incisive une dizaine de jeunes lycéens dans un atelier théâtre.

Monsters : L’histoire de Lyle et Erik Menendez – Les Monstres de la vérité

Monsters le second volet de la série d anthologie showrunnée par Ryan Murphy et Ian Brennan met en scène avec brio, densité et incandescence d’acteurs, le parricide et matricide commis par les frères Menendez en 1989 à Los Angeles.

Batman : Le Justicier masqué qui fait régner le noir sur Amazon

Dirigée par Bruce Timm, "Batman : Le Justicier masqué" explore des territoires plus sombres et se pose en digne suite spirituelle de "Batman, la série animée", même si elle laisse un léger goût d'inachevé.

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Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.

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« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »

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