Après le succès de "L'été où je suis devenue jolie", Prime Video offre avec "Off Campus" une nouvelle romance destinée aux jeunes adultes. La série relate les histoires d'amour de quatre amis hockeyeurs, partageant leur temps entre les études, les matchs et les conquêtes féminines. Malgré son déroulé très convenu, "Off Campus" compose une romance agréable à condition de l'accepter pour ce qu'elle reste : une série ado qui mise sur le sex-appeal de ses acteurs pour attirer ouvertement le public féminin. Oubliable, mais pas déplaisant.
Après des années de flops et de faux espoirs, Sony surprend tout le monde avec "Spider-Noir", disponible sur Prime Video. Nicolas Cage incarne un Spider-Man vieillissant et désabusé dans le New York de la Grande Dépression. Un polar élégant, une esthétique soignée, et une belle réussite qu'on n'attendait plus vraiment.
Oslo, caniculaire et putride, sert d’écrin à la nouvelle série événement de Netflix : Harry Hole (L'Etoile du Diable). Cette plongée vertigineuse dans l’univers du maître du nordic noir Jo Nesbø tient toutes ses promesses. Scénarisée par l’auteur lui-même, la série emprunte à son œuvre son tempo punk rock, son écriture torturée, sa mise en scène à l'esthétique graphique et ses personnages hantés.
Entre reconstitution soignée, narration haletante et performance magnétique de Luca Marinelli, « M – Il figlio del secolo » transforme l’ascension de Mussolini en série d’époque aussi fascinante qu’inquiétante. Derrière son esthétique léchée et sa bande-son électro, une question dérange : que dit cette fiction historique du présent ?
Ce récit nous plonge avec brio dans les rouages d'un événement dramatique et nous impose, par son aspect réaliste, à réfléchir sur l'impact psychologique des contenus toxiques et misogynes sur les jeunes d'aujourd'hui.
Série profondément intime et sociale, inspirée d'une histoire vraie, Nismet de Philippe Faucon( Fatima, La Désintégration) porte la narration aux confins du grand romanesque tragique d'époque et pose la question: "Que peut la fiction lorsqu'elle ne peut ? "
Dans une série prenante et brillante dénonçant le vertige d'une escroquerie en s'intéressant au cas de l'influence-manipulatrice Belle Gibson, Apple Cider Vinegar ne tourne jamais au vinaigre et vise fort contre tous les sorciers de la santé et du bien-être.
"Bref.2" aurait pu être un simple retour nostalgique, mais Kyan Khojandi et Navo livrent bien plus qu’une suite. Plus mature, plus cinématographique, cette nouvelle saison joue avec nos émotions et nous renvoie à nos propres choix de vie. Entre rires et introspection, "Bref.2" rappelle pourquoi la série originale était culte : elle parlait de nous. Et cette fois encore, on en ressort changé.
Série stylée de haut vol sur la traque haletante à travers l’Europe d’un tueur à gagé implacable et surdoué, "The Day of the Jackal" est la série de l’année. Un must interprété par un Eddy Redmayne époustouflant.
Pépite d'humour, de joies et de troubles avec un casting hors-pair et une écriture à l'authenticité, finesse et émotions jouissives: Love me de la suédoise Josephine Bornebusch impressionne par sa qualité d'émotions et sa veine tragi-comique.
Après une première saison qui a marqué l’histoire de l’animation, Arcane revient pour une conclusion magistrale. Fortiche Productions repousse une fois encore les limites de l’art visuel avec une saison 2 qui émerveille par sa qualité technique, son intensité narrative et ses personnages inoubliables. Entre thèmes profonds, scènes bouleversantes et une bande-son exceptionnelle, la série Netflix s’impose comme une œuvre incontournable, mêlant émotion et innovation
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »
Dans "L’Âge des inutiles", David Da Silva croise Donald Trump, la Silicon Valley, l’intelligence artificielle et le cinéma pour poser une question simple mais inquiétante : et si le progrès que nous célébrons préparait déjà notre propre déclassement ? Non pas la grande apocalypse mécanique promise par la science-fiction, mais quelque chose de plus discret et rationnel : un monde où l’humain deviendrait peu à peu l’élément le moins rentable du système.