Inscrit8 avril 2023
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La sémiologie se conçoit comme l’étude des signes. Dans une image, on appelle signifiant la définition grammaticale d’un objet, son rôle physique et matériel, et signifié sa face immatérielle, conceptuelle, qu'on ne peut appréhender selon différents contextes. Le Mag du Ciné vous propose son analyse de deux affiches publicitaire du film Taxi Driver, qui rend compte de deux époques et deux contextes marketing différents. La première était présente pour promouvoir le film à sa sortie en salles, alors que la seconde fut réalisée à l'occasion de sa sortie en DVD.
Paperhouse-film-Bernard-Rose-critique-cinema
En réalisant "Paperhouse", Bernard Rose donnait un sens profond aux rêves, ces chemins intimes qui peuvent donner accès à une compréhension de soi. Entre subconscient, rêve, cauchemar, monde parallèle et réalité, une jeune fille vit un périple qui la mène jusqu’au bout d’elle-même et en ressort grandie.
En mettant en avant trois actrices majeures du 7ᵉ art, Stephen Daldry faisait plus qu’un film féministe, il rendait compte des limites du processus créatif lorsqu’on est atteint de mélancolie et nous questionnait sur la condition humaine. La trajectoire de trois femmes montre la difficulté de faire ce qui est généralement attendu par la société quand ses responsabilités, ses devoirs, ses obligations, vont à l’encontre de sa raison d’être.
Vanilla-Sky-cameron-crowe-critique-film
En s’attelant au remake d’Ouvre les yeux d’Alejandro Amenábar, Cameron Crowe s’était investi corps et âme avec celle qui était alors son épouse, l’artiste Nancy Wilson, pour une véritable synergie de compétences et de talents. Chaque plan, chaque séquence, est rendu iconique. La bande son impacte les images de manière impressionnante. Les répliques se font plus ciselées, parfois plus subtiles. Les enjeux plus grands encore. La structure hollywoodienne devient un atout qui dessine les contours séduisants de l’American way of life pour mieux faire état de sa désillusion.
Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.
Les-Desaxes-film-John-Huston-avis-cinema
Après Le Faucon maltais, Quand la ville dort, L'Odyssée de l'African Queen ou Moby Dick, John Huston filmait, avec Les Désaxés, les contrecoups d’un héritage historique, celui des pionniers de l’ouest américain. Soit le bilan d’un vieux monde, qui était enfin montré à l’écran. Une réussite qui a acquis la réputation de film crépusculaire, signant la disparition future de grandes figures du cinéma et la fin d’une certaine idée de l’American Dream.
Sorti en plein cœur des années 90, Ça tourne à Manhattan navigue entre fiction, rêve et réalité et expose les coulisses chaotiques du tournage d’un film indépendant. Soit du cinéma conscient de lui-même, qui ne manque pas de faire preuve d’autodérision, le tout étant ponctué de situations comiques particulièrement irrésistibles. Une réussite qui traite de la dualité et la complémentarité d’Hollywood et des films à petit budget.
Crossing-guard-analyse-film-Sean-Penn
Avec Crossing Guard, Sean Penn filme le phénomène de l’obsession à travers le personnage de Freddy Gale, interprété par Jack Nicholson, à la fois sur le plan psychologique mais aussi pratique, en mettant en avant les répercussions dans sa vie personnelle, professionnelle, sentimentale ou familiale. Une plaie béante n’arrive pas à se cicatriser. La vengeance est vue comme l’ultime échappatoire.
La-chevre-film-Francis-Veber-avis
Duo aux antipodes, cadre exotique, humour de caractère, avec un être un peu lunaire et lourdaud, confidences authentiquement touchantes, rapprochement inévitable, les ingrédients de La Chèvre sont aujourd’hui connus du cinéma français et d’ailleurs. Malgré certains aspects ancrés dans leur époque, le film séduit toujours en mélangeant aventure rocambolesque et situations comiques souvent irrésistibles.
Des-hommes-d-honneur-Rob-Reiner-critique-cinema
Après Stand by me, Princess Bride, Quand Harry rencontre Sally et Misery, Rob Reiner signait, avec Des hommes d’honneur, un grand film sur la discipline, l’autorité et ses limites, les implications de la justice militaire, ses rouages en action, ses ramifications, le tout en fonction d'une certaine idée du sens de l’honneur.
Deuxième long métrage de Sofia Coppola, Lost in Translation exploite une ville (Tokyo) en bouleversant le quotidien et la vie de deux individus isolés. Il s’agit de rendre compte de la difficulté à sortir de sa zone de confort, de gagner en hauteur de vue et ouvrir des perspectives nouvelles. Une réussite qui mélange approche naturaliste et néoromantisme.