Inscrit8 avril 2023
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Avec "La Vie aquatique", Wes Anderson signait une odyssée marine composée d’une équipe haute en couleur et de situations fantasques qui mêlent humour, désinvolture et exploration délicate des relations humaines. Une réussite dont la poésie, singulière, est quelque part enfantine, avec ses décors chatoyants et ses créatures marines colorées, proche de la réalité, mais souvent mouchetées de tâches parfois fluorescentes.
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"Invincible", le dernier album de Michael Jackson est une réussite sur plusieurs plans, malgré des convenances évidentes. Évocation infantile, lyrisme, adrénaline, chocs puissants, électriques, etc. Voici une analyse de l'œuvre morceaux par morceaux.
Sortie en 1997, durant la révolution 3D du jeu vidéo, "Volte-face" nous rapproche de cette unité de temps et d’espace. Une dizaine de caméras tournent autour des personnages et permettent au réalisateur de nous offrir un montage particulièrement précis, où rien n’est laissé au hasard, que ce soit au niveau de la tension, de la vitesse ou des émotions. L’œuvre US culte fait partie de ces films incroyables dans le sens où un concept improbable (deux antagonistes échangent leur visage) est pris au premier degré et que la chose fonctionne. L’ensemble tire le bouchon tellement loin qu’on semble rentrer dans une dimension inconnue, où on shoote avec deux armes, où les vêtements flottent au ralenti et où les colombes s’envolent sous les fracas des coups de feu.
Sortie en plein cœur des années 80, premier grand rôle de Juliette Binoche, prix de la mise en scène au Festival de Cannes, "Rendez-vous" d’André Téchiné est un film qui est un poison pour tous les protagonistes du long métrage. Entre conquête difficile de la vie de bohème, érotisation du corps malmené, vie rêvé, voici une œuvre particulièrement imprégnée par la notion d’auteur, où les suicidaires sont humiliant et fantomatique, et où les vertueux ne le sont plus à moyen terme. Le désir de la chair peut déclencher une frustration. La frustration, une obsession. Et l’obsession, une déperdition.
Peu de gens le savent, mais Underworld a, depuis leur hymne " Born Slippy ", titre fédérateur de l’époque dancefloor des années 90, produit ce qui se fait de mieux dans l’electronica britannique. Leur avant-dernier album, " Barbara, Barbara, we face a shining future " se place sans difficulté dans le meilleur de leur production discographique. Mix harmonique dans un appareillage inspiré : l’album opère des formules élégantes, façon haute couture, avec ses synthés évanescents, ses pulsations douces et stimulantes et ses beats qui savent prendre leur temps sans jamais tomber dans la cacophonie éprouvante
A-Scene-at-the-Sea-Kitano-avis-critique-cinema
Premier film de Takeshi Kitano où ce dernier n’apparait pas en tant qu’acteur, "A Scene at the Sea" préfigure ce qu’il y aura dans certains autres de ses films poétiquement embellis où une part d’enfance et de grand rêve prédomine et où la simplicité du propos se marie avec des visuels particulièrement épurés et biseautés. Le silence favorise la méditation. Le handicap permet une œuvre profonde et authentiquement touchante. Les deux protagonistes principaux ont beau être muet, leur alchimie agit comme une symphonie.
Les-vestige-du-jour-avis
En réalisant "Les Vestiges du jour", James Ivory offrait un rôle remarquable à Anthony Hopkins, où celui-ci excelle dans la pudeur, le désir inassouvi. Casting 4 étoiles pour une œuvre profonde, qui cherche à retranscrire ce qu'un homme peut subir malgré lui, par souci de discipline, et d'un trop grand sens de l'éducation, du raffinement.
Mad-Max-Le-Défi-avis
En réalisant la suite du premier opus de la saga "Mad Max", George Miller consolidait ce qui deviendra une légende, avec une mémoire, un mythe, incarné par l'exceptionnel Mel Gibson, à la fois mutique, traumatisé et sauveur provisoire. Soit la présence d'un acteur comme une ombre dans le désert. Une grande réussite qui est devenue une référence, malgré le succès de l'épisode "Fury Road".
"Léon" constitue probablement le diamant noir de la filmographie de Luc Besson. Dépressif, emprunt de mélancolie, et par la magie du cinéma, le film parvient à nous faire croire à l'improbable, c'est-à-dire un lien qui unit un tueur à gages avec une enfant. Le tout contient une certaine beauté, une certaine tendresse. Une très grande réussite sur ce que le cinéma français a su prendre de meilleur du savoir-faire américain.
Urgences-la-serie-analyse-avis-critique
Hyperréalisme, traumatismes à la chaîne, blessures corporelles et psychologiques parfois déjouées, réflexions authentiquement touchantes, acteurs en état de grâce, rythme grisant, musique électro-choc, "Urgences" a tout d’une série médicale dramatique réussie et de haut vol. Multi-récompensée, cette dernière est devenue une référence. Analyse.
Le-Proces-critique-film-avis
"Le Procès"met en scène, avec une certaine maestria, les rouages de la machine judiciaire. Ou quand un procès est là pour broyer et mettre en difficulté un homme qui n'a absolument rien à se reprocher. Un grand film sur le plan sémiotique, qui rend compte de tout ce qui peut être absurde dans ce domaine de façon vertigineuse.