Oka Liptus

Le raffinement, la sophistication de la langue française sont ma plus grande histoire d'amour. J’essaie autant que je peux d’en faire part dans mes critiques. Spécialiste des films classiques, car je suis un vieux ringard, qui estime que c’était mieux avant. Le cinéma est une industrie, et parfois, un art. Je tente de mettre l’art en avant. Un grand réalisateur a dit un jour que le quotidien serait ennuyeux à filmer. C’est tout l’objectif du cinéma : magnifier, passer des messages forts et, parfois, nous restituer la logique flottante des rêves.

Blue Jay : du risque des mémoires

Réalisé avec un budget minimal, "Blue Jay" fait partie de ce cinéma des bonnes surprises. Subtilité, fraicheur, casting minimal, intimité retrouvée, le tout dans un contexte de comédie romantique qui déjoue les codes du genre.

Frankie et Johnny : quand deux rayons de lune s’invitent dans la nuit

Sorti au début des années 90, "Frankie et Johnny" réunissait à nouveau deux acteurs de premiers choix : Al Pacino et Michelle Pfeiffer, après "Scarface", pour une comédie romantique authentiquement touchante, au petit goût de rétro hollywoodien. La simplicité de l’ensemble fait mouche, et la performance des deux stars se révèle particulièrement convaincante.

Sémiologie de l’image : une affiche et une jaquette du film Taxi Driver analysées

La sémiologie se conçoit comme l’étude des signes. Dans une image, on appelle signifiant la définition grammaticale d’un objet, son rôle physique et matériel, et signifié sa face immatérielle, conceptuelle, qu'on ne peut appréhender selon différents contextes. Le Mag du Ciné vous propose son analyse de deux affiches publicitaire du film Taxi Driver, qui rend compte de deux époques et deux contextes marketing différents. La première était présente pour promouvoir le film à sa sortie en salles, alors que la seconde fut réalisée à l'occasion de sa sortie en DVD.

Paperhouse : la fabrique du rêve

En réalisant "Paperhouse", Bernard Rose donnait un sens profond aux rêves, ces chemins intimes qui peuvent donner accès à une compréhension de soi. Entre subconscient, rêve, cauchemar, monde parallèle et réalité, une jeune fille vit un périple qui la mène jusqu’au bout d’elle-même et en ressort grandie.

The Hours : la valse triste

En mettant en avant trois actrices majeures du 7ᵉ art, Stephen Daldry faisait plus qu’un film féministe, il rendait compte des limites du processus créatif lorsqu’on est atteint de mélancolie et nous questionnait sur la condition humaine. La trajectoire de trois femmes montre la difficulté de faire ce qui est généralement attendu par la société quand ses responsabilités, ses devoirs, ses obligations, vont à l’encontre de sa raison d’être.

Vanilla Sky : quand l’orgasme féminin s’accompagne d’un sourire diabolique

En s’attelant au remake d’Ouvre les yeux d’Alejandro Amenábar, Cameron Crowe s’était investi corps et âme avec celle qui était alors son épouse, l’artiste Nancy Wilson, pour une véritable synergie de compétences et de talents. Chaque plan, chaque séquence, est rendu iconique. La bande son impacte les images de manière impressionnante. Les répliques se font plus ciselées, parfois plus subtiles. Les enjeux plus grands encore. La structure hollywoodienne devient un atout qui dessine les contours séduisants de l’American way of life pour mieux faire état de sa désillusion.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

Les Désaxés, ou les mirages de l’Ouest

Après Le Faucon maltais, Quand la ville dort, L'Odyssée de l'African Queen ou Moby Dick, John Huston filmait, avec Les Désaxés, les contrecoups d’un héritage historique, celui des pionniers de l’ouest américain. Soit le bilan d’un vieux monde, qui était enfin montré à l’écran. Une réussite qui a acquis la réputation de film crépusculaire, signant la disparition future de grandes figures du cinéma et la fin d’une certaine idée de l’American Dream.

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