Après le succès de "L'été où je suis devenue jolie", Prime Video offre avec "Off Campus" une nouvelle romance destinée aux jeunes adultes. La série relate les histoires d'amour de quatre amis hockeyeurs, partageant leur temps entre les études, les matchs et les conquêtes féminines. Malgré son déroulé très convenu, "Off Campus" compose une romance agréable à condition de l'accepter pour ce qu'elle reste : une série ado qui mise sur le sex-appeal de ses acteurs pour attirer ouvertement le public féminin. Oubliable, mais pas déplaisant.
Après des années de flops et de faux espoirs, Sony surprend tout le monde avec "Spider-Noir", disponible sur Prime Video. Nicolas Cage incarne un Spider-Man vieillissant et désabusé dans le New York de la Grande Dépression. Un polar élégant, une esthétique soignée, et une belle réussite qu'on n'attendait plus vraiment.
Oslo, caniculaire et putride, sert d’écrin à la nouvelle série événement de Netflix : Harry Hole (L'Etoile du Diable). Cette plongée vertigineuse dans l’univers du maître du nordic noir Jo Nesbø tient toutes ses promesses. Scénarisée par l’auteur lui-même, la série emprunte à son œuvre son tempo punk rock, son écriture torturée, sa mise en scène à l'esthétique graphique et ses personnages hantés.
Netflix a encore frappé avec une série documentaire qui dévoile la descente aux enfers de danseurs et influenceurs TikTok. Au-delà des apparences, nous plongeons dans les dessous d’une industrie cachée et manipulatrice diablement orchestrée par l’entreprise de gestion de talents The 7M Films et surtout par l’homme derrière tout ça : Robert Shinn.
Écrite, réalisée et interprétée par des personnes majoritairement issues de la communauté autochtone, Little Bird aborde avec subtilité et force une période traumatique de l’histoire canadienne rarement représentée dans la fiction : la « rafle des années soixante », aussi connue en anglais sous le terme de « Sixties Scoop ». Construite sous la forme d’un voyage initiatique et politique, la série présente une galerie de personnages complexes hantés par leur passé et en quête de réparation.
L’écossais, acteur, auteur et cinéaste Richard Gadd s’empare de sa propre biographie d’humoriste gravement harcelé, victime d’un traumatisme enfoui, pour nous livrer une fiction brillante d’une extrême originalité, troublante et profonde, symptôme du malaise de toute une époque : Mon Petit Renne.
The Walking Dead. Il fut un temps ou le show d’AMC trônait fièrement au rang de l’une des meilleures séries disponibles. Puis, au fur et à mesure des saisons, la qualité de l’œuvre s’est nettement dégradée, jusqu’à devenir aussi molle qu’un zombi. Quelques bonnes choses ici et là se sont bien évidemment glissées le temps de certains épisodes, au fil des dernières saisons, mais rien ne sauve le tout d'une véritable descente aux enfers. Un événement en particulier semble avoir achevé la série : le départ de Rick Grimes. Heureusement, c’est bel et bien de lui dont il est question ici. Que lui est-il arrivé après sa disparition ? C’est ce que The Walking Dead: The Ones Who Live raconte.
La Fièvre vient d'être diffusée sur Canal Plus. La série d'Eric Benzekri, déjà derrière Baron Noir, étudie dans ses moindres détails le chaos de la société française actuelle. Une série qui divise autant les critiques, c'est assez révélateur pour parler de fragmentation de la société, de sa polarisation surtout. Plongée dans un univers à la Borgen où la moindre prise de parole est analysée, scrutée et ... manipulée. Tout tourne autour de la catastrophiste mais lucide Sam Berger et de l'habile mais dangereuse Marie Kinsky. Deux actrices qui se régalent à jouer leurs personnages qui s'affrontent jusqu'au point de non retour.
Il fut un temps, pas si lointain, ou une malédiction planait sur les adaptations de jeux-vidéo au cinéma (et inversement). Pourtant, depuis quelques années et au fur et à mesure que ce média obtient enfin la reconnaissance qu’il mérite, les chosent s’améliorent. Difficile de ne pas prendre pour exemple la série The Last of Us, jamais à la hauteur du jeu dont elle s’inspire mais ô combien récompensée et saluée. On parle du show HBO comme la meilleure adaptation jamais réalisée. Et, pourtant, Fallout pourrait changer la donne..
Disponible depuis fin janvier sur la plateforme SVOD Amazon Prime Video, le documentaire Squeezie : Merci Internet revient sur l'ascension fulgurante du plus grand youtubeur français : Squeezie. À cette occasion, toute l’équipe était présente à Paris pour une avant-première au Grand Rex le 15 janvier dernier.
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »
Dans "L’Âge des inutiles", David Da Silva croise Donald Trump, la Silicon Valley, l’intelligence artificielle et le cinéma pour poser une question simple mais inquiétante : et si le progrès que nous célébrons préparait déjà notre propre déclassement ? Non pas la grande apocalypse mécanique promise par la science-fiction, mais quelque chose de plus discret et rationnel : un monde où l’humain deviendrait peu à peu l’élément le moins rentable du système.