Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.
Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.
En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.
8 février 1977. Une prise d'otage de 63 heures avec un dispositif de l'homme mort : tel est le décor qu'investit Gus Van Sant pour son retour au cinéma après sept ans d'absence. Présenté en ouverture à Reims Polar 2026, "La Corde au cou" ravive l'atmosphère des seventies pour mieux cerner la dissonance et l'absurdité d'un pays en déclin.
Du 31 mars au 5 avril 2026, Reims se métamorphose une nouvelle fois en capitale du film noir. Pour sa sixième édition, Reims Polar investit les salles obscures de l'Opéraims, sur la place Drouet d'Erlon, en plein cœur d'une ville qui porte en elle quelque chose d'unique : l'art de vieillir avec grâce, de sacrer les rois, et de faire naître des bulles de champagne dans ses caves labyrinthiques. C'est dans cet écrin de pierre et d'histoire que le polar, genre éternel et universel, trouve chaque année l'une de ses maisons les plus fidèles.
Dernier jour à Gérardmer 2026 : le palmarès tombe, les débats s’enflamment et les salles se remplissent une dernière fois avant la fermeture du festival. Entre l’inventivité débridée de Junk World, la tension psychologique de Mother’s Baby, l’atmosphère glaciale de Cadet, l’énergie nerveuse de Redux Redux et une sélection de courts-métrages particulièrement inspirée, cette ultime journée condense tout ce qui fait le charme du festival : surprises, déceptions, émerveillements et discussions passionnées.
Pour cette troisième journée du Festival de Gérardmer 2026, les salles se remplissent enfin, la neige persiste et les films rivalisent d’audace. De la catharsis bouleversante de The Thing with Feathers à l’hilarante sauvagerie de The Weed Eaters, en passant par la poésie naturaliste de Planètes, l’humour cruel d’Alter Ego et l’hommage à Neil Marshall avec Centurion, le festival déploie une palette de tons et de genres d’une rare richesse.
Le deuxième jour du Festival de Gérardmer 2026 s’ouvre sous la neige et dans une ambiance encore calme, avant l’arrivée du gros des festivaliers. Entre compétition, hors‑compétition, focus Joko Anwar et rétrospective “Bas les masques”, la journée nous fait voyager d’un village autrichien oppressant à un hôtel lynchien, d’une malédiction indonésienne à deux classiques du cinéma fantastique.
Le Festival International du Cinéma Fantastique de Gérardmer lance sa 32ᵉ édition sous la neige et avec un programme chargé : une trentaine de films en compétition, des hommages (Neil Marshall, Joko Anwar, Olga Kurylenko) et une rétrospective sur les masques. Voici nos impressions sur les premières projections, entre déception (Nervures), surprise (Don’t Leave the Kids Alone) et chef-d’œuvre intemporel (The Invitation).
À Cinémania 2025, l’équipe de L’Âme idéale — Jonathan Cohen, Magali Lépine‑Blondeau et Alice Vial — se confie dans une interview pleine d’humour et de sincérité. Ensemble, ils reviennent sur la genèse du film, leur complicité et les défis d’un récit mêlant comédie, drame et émotion.
Le palmarès 2025 du WIPP Festival célèbre le cinéma en train de s’inventer à travers des projets encore à l’état de work in progress. Performances scéniques, écritures audacieuses et regards singuliers se croisent à Commune Image pour affirmer le WIPP comme un laboratoire essentiel des formes et récits cinématographiques contemporains.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.