Premier long métrage de Ko Hyo-ju, "Relay Race" suit Kim Dong-soo, le « héros au pantalon bleu » oublié du naufrage du Sewol. Rongé par le traumatisme, il court pour survivre, tandis que sa femme et ses filles se relaient à ses côtés. Un documentaire intime sur la mémoire, la transmission et la résilience.
"Left Behind" de Jéro Yun enferme une fratrie, un héritage et beaucoup de soju dans un cadre presque carré. Entre une mère disparue et un père qu’on enterre de son vivant, ce drame familial coréen sans fard brille par ses comédiens, mais tourne parfois en rond dans sa propre mécanique théâtrale.
"The Assassin(s)" de Hur Jin-ho rouvre l’attentat qui coûta la vie à la première dame coréenne en 1974. Thriller journalistique sous la censure de la KCIA, porté par Yoo Hae-jin, Park Hae-il et Lee Min-ho, le film captive et dénonce la dictature, avant de s’égarer dans un dernier tiers trop sensationnaliste.
L’occasion de se pencher sur une des spécificités propres au Festival, et apte à revendiquer cette puissance : son caractère public. Car oui, à l’inverse de Cannes, Venise ou Berlin, le Festival Lumière est un festival du peuple. Niché dans le pays lyonnais, terres beaucoup plus enclines à accueillir des cinéphiles, car débarrassé d’une logistique et d’une sécurité cannoise ahurissante, le Festival peut revendiquer pleinement son accessibilité qu’il n’a d’ailleurs jamais hésité à afficher jusque sur la devanture de l’évènement : l’affiche officielle, fièrement sertie de la mention : Un festival de cinéma pour tous.
Razzia au Festival du Film Britannique de Dinard pour le drame Couple in A Hole de Tom Geens qui remporte les trois prix majeurs de la compétition des mains du jury présidé par Jean Rochefort.
Jean Rochefort préside la 26ème édition du Festival du Film Britannique de Dinard qui débute ce soir. L'occasion de faire un point sur la compétition et les films en avant-première.
C'est l'islande qui s'impose en Espagne pour la 63ème édition du Festival de San Sebastian avec le drame poignant, Sparrows. Les français sont également très présents dans ce palmarès, notamment Evolution de Lucile Hadzihalilovic qui repart avec deux prix.
Ce film post-apocalyptique inclassable, à forte identité éthiopienne, nous fait voyager entre Syfy, histoire d'amour et surréalisme, à travers des paysages somptueux d'Ethiopie.
Les festivals sont parfois faits de rencontres détendues. Tel fut le cas avec Corin Hardy, qui entre lancer de T-shirts, et échange de cris de monstres avec des spectateurs absolument inspirés en la matière, a conclu d'une manière tout à fait sympathique, ce cru 2015, de la compétition internationale d'un FEFFS, à la hauteur de ses ambitions...
On termine nos pérégrinations au Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg avec la remise des prix et une Nuit Excentrique anthologique. On dit beaucoup de bêtises, on boit beaucoup, on rigole à l'excès et on parle un peu de cinéma.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.