Premier long métrage de Ko Hyo-ju, "Relay Race" suit Kim Dong-soo, le « héros au pantalon bleu » oublié du naufrage du Sewol. Rongé par le traumatisme, il court pour survivre, tandis que sa femme et ses filles se relaient à ses côtés. Un documentaire intime sur la mémoire, la transmission et la résilience.
"Left Behind" de Jéro Yun enferme une fratrie, un héritage et beaucoup de soju dans un cadre presque carré. Entre une mère disparue et un père qu’on enterre de son vivant, ce drame familial coréen sans fard brille par ses comédiens, mais tourne parfois en rond dans sa propre mécanique théâtrale.
"The Assassin(s)" de Hur Jin-ho rouvre l’attentat qui coûta la vie à la première dame coréenne en 1974. Thriller journalistique sous la censure de la KCIA, porté par Yoo Hae-jin, Park Hae-il et Lee Min-ho, le film captive et dénonce la dictature, avant de s’égarer dans un dernier tiers trop sensationnaliste.
Après une riche première journée de festival, un retour - ici textuel - s'impose. Trois projections presse, une rencontre, et le lancement public ce soir, bienvenue au Arras Film Festival, édition 2015.
De Jim Sheridan à l'Irlande, des braqueurs en tout genre aux animés de tout type, l'Arras Film Festival (édition 2015) a un programme riche dont voici une introduction !
Comme le veut la tradition, le festival va débuter et se clôturer sur deux films (hors-compétition) très attendus : Scream Girl, déjà présenter comme étant, au genre du slasher, ce que Last Action Hero fut aux films d’action, soit une mise en abyme métafilmique, et Green Room, un thriller ultra-violent opposant une bande de skinheads et un groupe de punks.
Festival Lumière 2015 : C’est par un soleil radieux que je me décide finalement à sortir de chez moi. A peine le temps de prendre un petit croissant, que me voilà déjà dans le métro. Direction l’Institut Lumière, le QG du Festival ou se mêlent joyeusement badauds, professionnels du métier et célébrités, massés autour de la Brocante et de la boutique Officielle.
En attendant Martin Scorsese le grand manitou de l'animation Pixar, John Lasseter, Dario Argento accompagné de sa fille Asia Argento, Jean-Paul Belmondo, Mélanie Thierry, Louise bourgoin....ouvrent le bal de la 7e édition du festival Lumière à Lyon.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.