News: Mise en ligne du programme du PIFFF

Paris International Fantastic Film Festival (PIFFF) 5ème édition: Le programme

En quatre ans le Paris International Fantastic Film Festival, mis en place par l’association Paris Ciné Fantastique et chaperonné par le magazine Mad Movies et la chaîné Ciné+ Frisson, est devenu le lieu de rendez-vous indispensable aux amateurs de cinéma fantastiques vivants à Paris et à sa proximité. La cinquième édition ne se déroulera pas, comme les quatre années précédentes, au Gaumont Opéra mais aura lieu au Grand Rex, connu pour son écran extra-large, un des plus grands d’Europe.

Si les dates de l’évènement étaient connues depuis longtemps (du 17 au 22 novembre) et que les titres de certains films tombaient au compte-goutte depuis cet été sur son site, il aura fallu attendre ce lundi 26 octobre pour qu’un programme soit officiellement mis en ligne.

On avait appris, quelques jours plus tôt, que le jury serait cette année composé de cinq artistes qui se sont fait connaitre sur des supports différents mais partageant un même gout pour les films loin des normes : La réalisatrice et scénariste Joyce A. Nashawati (dont le premier long-métrage appartient d’ailleurs à la selection), Run (l’auteur de la BD Mutafukaz), le rappeur Seth Gueko et le couple de réalisateurs de clips Fleur & Manu. Sur la vingtaine de films qui seront diffusés pendant ces cinq jours, huit d’entre eux vont donc concourir à l’obtention des trois prix annuels : L’œil d’or, le prix du jury et le prix Ciné+ Frisson. Parmi les prétendants inédits, on constate que le pays le plus prolifique est la France avec pas moins de trois coproductions pour seulement deux américaines. Mais les jurés auront également à choisir leur courts-métrage préféré parmi deux panels , l’un français, et l’autre international.

Comme le veut la tradition, le festival va débuter et se clôturer sur deux films (hors-compétition) très attendus : Scream Girl, déjà présenter comme étant, au genre du slasher, ce que Last Action Hero fut aux films d’action, soit une mise en abyme métafilmique, et Green Room, un thriller ultra-violent opposant une bande de skinheads et un groupe de punks. Parmi les autres films hors-compétition, on peut remarquer que seront, cette année, diffuser deux documentaires sur le cinéma: le premier consacré aux nouveaux maîtres des effets spéciaux, signé par le réalisateur de Ray Harryhausen, le titan des effets spéciaux ; le second à Guy Maddin, le cinéaste expérimental canadien.

Les programmateurs du PIFFF étant de grands amateurs du lien entre pop culture et fantastique dans le cinéma japonais, c’est cette fois-ci, à défaut d’un nouveau Takeshi Miike ou Hitoshi Matsumoto (deux cinéaste de l’extrême auxquels le Festival nous a habitués), c’est le dernier film de Sono Sion qui sera proposé. Mais il ne s’agit pas là de l’unique production nipponne puisque le fameuse « Nuit du PIFFF » (dans la nuit du samedi 21 au dimanche 22 novembre) sera consacré à la japonimation et inclura l’avant-première du Garçon et La Bête, le nouveau film de Mamoru Hosoda.

Autres rendez-vous toujours très attendus par les fans : Les séances cultes. Et cette  année encore, ce sera l’occasion de redécouvrir, sur  (super)grand-écran et en copies restaurées, quatre films signés d’autant de grands maîtres du genre: Darkman de Sam Raimi, Incidents de Parcours de George A. Romero, The Thing de John Carpenter et L’Enfant miroir de Philip Ridley. Et ce, sans oublier une « séance interdite », qui nous permettra de découvrir une première réalisation trash d’un néo-zélandais qui semble dans le même délire déjanté que son mentor Peter Jackson.

Cinq jours de rencontres et de découvertes immanquables pour tous les passionnés de surnaturel, de science-fiction, d’horreur et de post-apocalyptique, dont nos rédacteurs ne manqueront pas de vous donner des nouvelles en direct.

Festival

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Julien Dugois
Julien Dugoishttps://www.lemagducine.fr/
Sans jamais avoir voulu me prétendre du statut pompeux de cinéphile, je suis un dévoreur acharné de films, de tous genres, de tous horizons. J’admets vouer un culte aux œuvres de Kubrick, Chaplin, les frères Coen, Kurosawa et Jarmusch, pour ne citer qu’eux. De cette passion, devenue addiction, est née mon envie de passer un diplôme en audiovisuel pour poser un regard plus professionnel sur ce que je vois, mais aussi de rédiger des critiques. A l’origine, je n’écrivais que pour moi, me faisant des fiches pour combler ma mémoire défaillante, mais j’essaie aujourd’hui d’étoffer mes écrits pour être lu de ceux avec qui j’aimerai partager mon avis et débattre intelligemment.

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