PositionRédacteur LeMagduCiné
Inscrit3 September 2014
Articles104
Avant The Florida Project, Sean Baker avait réalisé en 2015, Tangerine. Un essai directement inscrit dans une certaine mouvance underground, le bougre ayant shooté son film à l'Iphone et s'étant entouré de comédiens non-professionnels, en l'occurrence des prostituées afro-américaines transgenres. Un postulat pour le moins inédit qu'il n'hésite pas à mettre en scène sans négliger une certaine exubérance qui est pour ainsi dire salvatrice dans sa manière de filmer un Los Angeles brut.
Célèbre scénariste, auteur du Steve Jobs de Danny Boyle et de The Social Network de David Fincher, Aaron Sorkin est passé à la vitesse supérieure, en adaptant pour son tout premier film, un de ses propres scénarios : Le Grand Jeu. Où l'histoire d'une ex-légende du ski américain, Molly Bloom, qui va s'improviser reine du poker clandestin de New-York, un milieu arpenté par la mafia, les hommes corrompus et les stars de cinémas. Un bel objet filmique nerveux, sobre et élégant dans lequel brille une Jessica Chastain impériale.
critique-film-kings-deniz-gamze-erguven
Après le choc représenté par Mustang, dire que Denis Gumze Ergüven était attendue relevait du plus pur euphémisme. C'est donc à Kings, évocation d'une mère de famille plongée dans le chaos des émeutes ayant sévi sur la Californie en 1992 que la réalisatrice s'est essayée. Un choix intéressant qui paradoxalement n'est jamais exploité au maximum de son potentiel, ne faisant qu'ajouter à la frustration de voir un film sur le papier prometteur, et une copie dépourvue de tout le sel qui avait érigé Mustang en chef d'oeuvre.
Quand Martin Scorsese, Michael Fassbender et Tomas Alfredson (La Taupe) s'associent pour adapter un polar dans la droite lignée de Millenium, on était en droit d'attendre un thriller tortueux dans le froid de la Scandinavie. Malheureusement, Le Bonhomme de Neige accuse le coup d'une production précipitée, laquelle atténue considérablement la substantifique moelle du romancier norvégien Jo Nesbo. En résulte donc un film incomplet, précipité à mille lieux de ce que l'on pouvait attendre de ce trio du tonnerre !
Avec Ready Player One, Steven Spielberg arrive non seulement à prouver qu'il n'a rien perdu de son talent pour émerveiller son public mais surtout qu'il est un des cinéastes les plus lucides et les intelligents qui soit pour comprendre l'impact de la culture populaire sur son public. Un recul permettant d'apposer sur l'oeuvre un parfum éminemment subversif en ce qu'il interroge la portée des rêves de son audience, qui plus est autour d'un divertissement jubilatoire et d'une classe folle.
Suite de la rétrospective consacrée à Steven Spielberg avec le troisième opus de la saga Indiana Jones : Indiana Jones et la Dernière Croisade. Un opus qui se laisse plus facilement glisser vers l'humour et auquel injecte Spielberg, une massive dose de malice et de rêverie, le tout enrobé d'une quête du père articulée autour de la chasse à un artefact légendaire : le Graal.