PositionRédacteur LeMagduCiné
Inscrit3 septembre 2014
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A l'heure où le très attendu Once Upon A Time in Hollywood de Quentin Tarantino va bientôt débarquer en France, on s'est demandé si l'année 1969, en plus d'avoir engendré le tueur Charles Manson, n'avait pas aussi amené le célèbre tueur du Zodiac, un bien étrange personnage dont les spécificités ont vite fait de le caractériser comme à notre sens comme le tueur ultime du cinéma.
Sorti très discrètement en début d'année, Bienvenue à Marwen du vétéran Robert Zemeckis a souffert de son manque de notoriété. Résultat, le public n'est pas venu et le film a vite été oublié. Une injustice des plus honteuses quand on y pense, tant, en s'attardant sur la vie d'un quidam qui s'est reconstruit par la force de l'imaginaire, Zemeckis livre un film magnifique mais surtout parle de lui, un cinéaste qui continue de vivre pour faire rêver. Une jolie démarche qui est désormais disponible en Blu-Ray et qu'on ne saurait que trop vous conseiller de vous procurer dès maintenant.
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Alors qu'elle est désormais engloutie par l'ogre Disney, la Fox a jeté ses dernières forces dans la bataille en produisant une ultime suite des X-Men qui peut difficilement être perçue autrement que comme une ultime bravade tant le film de Simon Kinberg, à mille lieues des opus signés Bryan Singer, brille par son désintérêt, son inconséquence et sa certaine prévisibilité. Adieu les X-Men...
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En signant Sorry To Bother You, Boots Riley fait plus qu'affirmer à la face du monde, son arrivée au sein de la grande famille du cinéma. Il montre qu'on peut faire rimer engagement et âpreté, réalité et fiction, humour et (semi) horreur, dans la grande tradition des oeuvres brulots qui dénoncent par le rire. Bref, Sorry To Bother You, c'est imparfait par endroits, c'est touchant et dingue dans beaucoup d'autres et ça vient d'arriver en DVD près de chez toi donc fais pas l'andouille et va le voir.
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Chaque année, on guette plus que de raison le jury de la Compétition du Festival de Cannes. Et pour cause, car Frémaux, en bon monsieur loyal qu'il est, a toujours le nez creux. Et autant dire que pour le cru 2019, il n'a pas vu les choses à moitié puisque en faisant cohabiter un Mexicain, un Français, un Polonais, un Grec, une Américaine, une Italienne et une Franco-guinéenne, il a encore appliqué avec soin le mantra de Cannes : la diversité.
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Sous la houlette de The Omega Productions Records, un label français éditeur de bandes-originales de films, c'est tout un pan du cinéma français qui va ressurgir de l'abime puisque l'accent est porté sur le cinéma de genre post-2000. L'occasion pour eux de sortir dès le 24 avril prochain, et en édition limitée, les BO des films Martyrs et Ghostland d'un fervent adepte du genre en France : Pascal Laugier.
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Comme à son habitude, l'éclectique et inimitable Edouard Baer a pris les devants. Plutôt que de patienter jusqu'à la grand-messe du 18 avril où Thierry Frémaux et consorts annonceront le gros des festivités cannoises, l'acteur à la voix la plus belle de France (cela n'engage que l'auteur) a révélé qu'il officierait à nouveau au poste de Maître de Cérémonie du Festival. Vivement !
3.5
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Après 10 ans d'hégémonie et déjà 20 films, le Marvel Cinematic Universe a enfin pris à bras le corps la thématique du féminisme en proposant le premier rôle d'une de ses super-productions à une héroïne : Captain Marvel. Une démarche ô combien appréciable par les temps qui courent et heureusement pas amoindrie par le traditionnel festival d'explosions du MCU. Enjeux resserrés, dimension humaine accrue, c'est bien simple, Captain Marvel ressemble à tous les Marvel et également à aucun autre. Un élégant paradoxe au sein du MCU qui mérite le détour, au moins pour Brie Larson qui donne tout ce qu'elle a pour donner vie à cette super-héroine qui risque de bien poutrer la gueule à Thanos dans un mois.
5
S'inscrivant dans la même veine cynique et somme toute arrogante que The Big Short, Vice s'assume comme un biopic redoutable, féroce et jusqu'au-boutiste de l'un des plus grands hommes politiques de l'establishment US : Dicke Cheney. Une figure contestée et pourtant méconnue auquel Christian Bale apporte une gravité qui a vite fait de faire froid dans le dos, tant le bonhomme est en quelque sorte le créateur de la fake news et un rapace dénué de pitié.
En signant Invictus, Clint Eastwood opère une étonnante jonction au reste de sa filmographie, en dépeignant un homme pour qui l'échec n'a jamais été une option, qui est resté fidèle à ses valeurs, qui a campé sur ses positions quitte à changer la face de son pays pour toujours, et ce uniquement grâce à un ballon. Une histoire incroyable qui a le chic d'être constamment rattrapée par la simplicité de l'ensemble, lui conférant ainsi grandeur, classicisme, sobriété et malice. Un grand film !