Le point fort du film réside en partie en un casting d’exception, absolument nécessaire pour jouer tous ces personnages truculents et farfelus, fuyant vers le Mexique : le trio de stewards gays bien sûr, une vierge clairvoyante qui touche les testicules des pilotes pour faire ses prédictions...
Malgré un pitch simple, Lynch à travers cette romance aux résonances shakespeariennes revisite à sa sauce le monde du Magicien d’Oz de Fleming. Sailor et Lula marchent inconsciemment sur la route aux briques jaunes tout en rencontrant les différentes créatures du Pays d'Oz
Construit en deux actes, ce long-métrage mêlant le fantastique au thriller, nous faisant passer du rire aux frissons, est d’une efficacité redoutable. David Lynch réussit à créer un film à l’ambiance exceptionnelle, un univers quasi ésotérique proche du fantastique, à l’aura maléfique et romantique.
Il était une fois David Lynch... Un artiste global célébré pour son univers hanté, mystérieux et onirique, peuplé d'êtres angoissants, névrotiques qui renvoient une image d'une noirceur effrayante au spectateur...
Le court c'est pas seulement un genre en danger, mais c'est aussi l'avenir de fait du long-métrage, puisque c'est le terrain d'expérimentation pour le renouvellement de l'écriture cinématographique.
Ce film post-apocalyptique inclassable, à forte identité éthiopienne, nous fait voyager entre Syfy, histoire d'amour et surréalisme, à travers des paysages somptueux d'Ethiopie.
Interview du realisateur Nikias Chryssos pour son premier film, Der Bunker, un ovni issu de la scène indé berlinoise, qui se distingue par son ambiance surréaliste, ses touches d’humour décalé, ses acteurs parfaitement incarnés et dans l'ensemble déjantés,
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.