Benedetta-film-Paul-Verhoeven-cannes2021
Paul Verhoeven joue une partie de poker menteur avec son public, tant son dernier film aime jouer avec les codes du grotesque. Pour mieux nous déstabiliser ou pour mieux s’enfoncer dans la médiocrité. C’est difficile à dire tant les pistes, lancées ici et là, sont nombreuses. Benedetta est une grande farce, mais d’une grande force, qui s’interroge sur la notion du vrai et la puissance du mensonge. 
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Deux ans à peine après le très prometteur Tu mérites un amour, Hafsia Herzi passe de la Semaine de la critique à Un Certain Regard pour présenter Bonne Mère, son deuxième long-métrage. Un magnifique portrait de femme(s) dans les quartiers défavorisés de Marseille, à la fois doux et âpre, drôle et émouvant, rayonnant d’empathie et de bienveillance à l’image de son personnage principal, Nora.
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La compétition n’a ouvert ses portes que depuis quelques jours que les bonnes surprises se bousculent déjà. Après Annette de Leos Carax qui a fait chantonner toute la Croisette, c’est au tour de Julie (En 12 chapitres) de Joachim Trier d’éveiller les foules et de sublimer une nouvelle fois le talent de son cinéaste. Le réalisateur de Oslo 31 août signe avec son dernier film, le portrait d’une femme et d’une génération d’une finesse absolue. Un véritable coup de coeur. 
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La sélection Un Certain Regard regorge de beaux films. Après Onoda de Arthur Harari et même Rehana Maryam Noor de Abdullah Mohammad Saad, cette édition nous offre le très beau et doux After Yang du cinéaste Kogonada. Une oeuvre hybride qui se sert de la science fiction pour s’interroger sur l’écueil du deuil et de la transmission. 
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La sortie d’un film de Leos Carax est toujours un événement en soi pour les cinéphiles. Annette, dix ans après Holy Motors, s’offre en plus le luxe d’ouvrir la compétition officielle du 74e Festival de Cannes. Après deux précédents films d’ouverture plutôt ronflants, Annette passionne et bouscule pour lancer les hostilités sous les meilleurs auspices. Un film aussi déconcertant que grisant.