Festivals

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Deauville 2026 : Club Kid, père jusqu’au bout de la nuit

Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.

L’Étrange Festival 2026 : Leviticus, l’exorcisme du cœur

Dans une Australie rurale et religieuse, un rituel censé guérir deux adolescents de leur homosexualité réveille une entité qui prend le visage de celui qu'ils aiment. Chaque élan de tendresse déclenche une violence qui les force à s'éloigner, sous le regard d'une communauté et d'une famille intraitables.

Deauville 2026 : L’Invitation, marriage stories

Présenté à Deauville 2026, "L'Invitation" réunit Olivia Wilde, Seth Rogen, Penélope Cruz et Edward Norton dans un huis clos adapté de "Sentimental" de Cesc Gay. Le montage des dialogues fait mouche, mais la mise en scène se montre démonstrative et le cynisme promis s'essouffle trop vite.

Deauville Talent Award 2026 : Brendan Fraser (Pressure)

Dans "Pressure", Anthony Maras revient sur la planification du débarquement américain. Quelques jours avant le D-Day envisagé, une équipe de météorologues est chargée d'arbitrer sur la date de l'événement en prévoyant les conditions atmosphériques au-dessus de la Normandie. Un sujet exaltant malheureusement réduit à un banal duel d'égos, sans suspense ni tension.

Deauville 2026 : Queen at Sea, quand la mère perd le Nord

Comment vivre avec un proche qui semble avoir perdu ses facultés mentales ? Comment interpréter sa volonté, jamais verbalisée ? Et comment décider au mieux à sa place ? Ce sont les questions complexes que posent "Queen at Sea", un film abordant la démence à travers le prisme du conflit familial. Une œuvre forte et douloureuse, portée par d’excellents comédiens, dont la lumineuse Juliette Binoche.

L’Étrange Festival 2026 : Sanguine, une mutation encore incomplète

Premier long-métrage de Marion Le Corroller, "Sanguine" plonge une jeune interne dans une mutation sanglante née de l'épuisement professionnel. Le body horror "Sanguine" hérite de Ducournau et Fargeat, porté par une Mara Taquin engagée, mais peine à trouver sa propre voix derrière l'énergie et les références.

L’Étrange Festival 2026 : Mum, I’m Alien Pregnant – accouchement du troisième type

Un sperme extraterrestre, une grossesse express et un système de santé aveugle. Le duo Thunderlips filme un corps de femme colonisé, malmené, incompris, entre gore assumé et tendresse familiale. Mary affronte médecins sceptiques, voisin fuyant et mère envahissante pour reprendre sa propre chair.

L’Étrange Festival 2026 : Bury the Devil, l’illusion de l’immersion

Un faux plan-séquence d'une heure vingt enferme Julia, infirmière à domicile, aux côtés d'Evelyn, patiente dont la démence cache peut-être une possession. Symboles sataniques, prières et totem trouble esquissent une maternité contrariée jamais approfondie. La photo soignée ne suffit pas à faire naître la peur dans "Bury the Devil".

L’Étrange Festival 2026 : Ikatan Darah, la dette de sang

À l'Étrange Festival, Ikatan Darah déploie la fureur chorégraphiée de la maison Iko Uwais. Mega, athlète de pencak silat, riposte contre une mafia locale pour sauver son frère endetté. Antagonistes grotesques, adrénaline continue et un duel à la tondeuse à gazon qui coupe le souffle.

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« Sid Cooper 2 » : contre les ronces

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« Une histoire du cinéma français – 1990-1999 » : la machine et ses mutations

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