Gérardmer 2026 : Veuf éploré, Stoners anthropophages, Pissenlits survivalistes et French Dreamer envieux
Gérardmer 2026 : les vertiges de la maternité et le poids des origines, en toutes langues, allemande, anglaise et indonésienne
Marty Supreme, Coutures, Kiss of the Spider Woman : du ping-pong synthétique à l’orgue sous les paillettes
Anne Schneider·Critiques filmsMektoub, My Love : canto due, d’Abdellatif Kechiche : la perte d’une innocenceAbdellatif Kechiche signe avec Mektoub, My Love : Canto Due le deuxième volet de sa trilogie inspirée du roman La Blessure, la vraie. Entre sensualité, désir et fidélité au texte, le film nous replonge dans l’été 1994 à Sète, aux côtés d’Amin, Ophélie et Tony, dans une fresque où la lumière se teinte d’ombre et de perplexité.
Anne Schneider·FestivalsFDCA 2025 : Une enfance allemande, île d’Amrum 1945 : les quêtes d’un enfant, sur fond de guerre et de virage idéologiqueFatih Akin revient à ses meilleures intuitions. Sur l’île d’Amrum, en 1945, un enfant cherche à discerner le bien du mal, entre guerre, conte et quête de miel. Une fable nuancée, portée par la lumière grise de la mer du Nord et les silences d’un monde en ruine.
Anne Schneider·FestivalsFDCA 2025 : L’enfant du cirque – une histoire de cercles : le monde, le cirque, la famille…Santino a 11 ans. Il vit, apprend, s’attache et se détache sous un chapiteau itinérant. Dans L’Enfant du cirque, Julia Lemke et Anna Koch filment son quotidien nomade, entre bêtes, famille et école éphémère. Un documentaire sensible sur les cercles qui protègent et les liens qui voyagent.
Anne Schneider·FestivalsFDCA 2025 : Les Lettres de Moelln : brûlés par les flammes, ensevelis par le silence et l’isolementEn 1992, trois femmes turques périssent dans un incendie criminel à Moelln. Des lettres de soutien affluent, mais ne seront jamais remises. Martina Priessner suit la quête des survivants, entre mémoire confisquée et vérité entravée. Un documentaire d’archives et de silences, où le cinéma devient acte de justice.
Anne Schneider·FestivalsFDCA 2025 : Sad jokes : … but happy new film !"Sad jokes", de l’acteur, auteur et réalisateur Fabian Stumm, est un film qui ne ressemble à nul autre. Naissance d’un style, d’une signature. Fabian Stumm a en effet beaucoup à dire. Et à montrer.
Anne Schneider·FestivalsFDCA 2025 : Les nuages sont faits de pluie : les derniers jours d’une condamnéeQu’est-ce qui fait basculer un film de la réussite au demi-échec ? Les nuages sont faits de pluie, de Benjamin Kramme, pose la question.
Anne Schneider·FestivalsFDCA 2025 : Sound of falling : les jeunes filles et la mortSound of falling, de Mascha Schilinski, film crépusculaire et sombre, qui suit le destin de quatre jeunes filles, à quatre générations successives. Fulgurant.
Anne Schneider·Critiques filmsLe Rêve dans le Pavillon rouge (2024) de Hu Mei : un monument de la littérature chinoise au cinémaLa nouvelle adaptation cinématographique du roman fleuve de Cao Xueqin, monument de la littérature chinoise du XVIIIème siècle, Le Rêve dans le pavillon rouge (2024), de Hu Mei, révèle aux spectateurs français ce que serait l’équivalent d’un cinéma hollywoodien venu de Chine.
Anne Schneider·Critiques filmsNo nos moverán, de Pierre Saint Martin Castellanos : la vengeance, à l’aune d’une vieArmé de son premier long-métrage de cinéma, No nos moverán (4 décembre 2024), Pierre Saint Martin Castellanos frappe les esprits avec un film de vengeance en noir et blanc à l’héroïne paradoxale, qui manifeste hautement la belle vitalité du cinéma mexicain.
Anne Schneider·Critiques filmsÀ l’ombre de l’Abbaye de Clairvaux, d’Eric Lebel : « Clairvaux, abbaye dont on a fait une bastille » (V. Hugo)Réalisateur et producteur très actif, le documentariste Eric Lebel tourne sa caméra vers un lieu mythique, l’Abbaye de Clairvaux. « À l’ombre de l’Abbaye de Clairvaux » est un documentaire passionnant, qui nous permet de franchir la clôture de ce lieu très ceint…
Anne Schneider·Critiques filmsLes Belles Créatures de Gudmundur Arnar Gudmundsson : les enfants des toitsLe réalisateur islandais Gudmundur Arnar Gudmundsson, caméra braquée sur l’âge adolescent, nous livre un deuxième long-métrage traversé de bruit et de fureur, mais aussi d’une immense tendresse cachée.
Anne Schneider·Critiques filmsSaravah (1969) de Pierre Barouh : pas de « samba sans tristesse »…En ces temps de rigidité et de raidissement communautariste, ressort un très salutaire documentaire de Pierre Barouh, « Saravah » (1969), qui chante la possibilité d’un métissage aussi heureux que réussi.