Pourtant rompu aux films mettant en scène des outsiders et des femmes fortes, Craig Gillespie rate complètement le coche avec son "Supergirl" qui n'arrive jamais à n'être plus qu'un banal épisode "filler" laid et inconséquent dans un univers étendu DC pourtant en pleine croissance. Désespérant.
Robin des Bois n'a jamais été héroïque. Michael Sarnoski le prouve avec un Hugh Jackman bouleversant dans un film de rédemption âpre, loin de toute adaptation romanesque. Un récit à deux vitesses, violent puis contemplatif, qui gratte sous la légende pour retrouver l'homme, et ce qu'il doit à ses morts.
"Soudain", chef-d'œuvre signé Ryûsuke Hamaguchi (Oscar pour "Drive My Car"), adapte une correspondance bouleversante. Virginie Efira et Tao Okamoto, récompensées à Cannes, portent ce film de trois heures quinze sur la maladie, l'amitié et le soin comme acte politique.
Critique film : If Beale Street Could Talk, de Barry Jenkins. Difficile de faire mieux que Moonlight, mais le second film du réalisateur n'en reste pas moins enivrant par la beauté particulière de ses images et sa mise en scène.
Critique du film The Hate U Give : À visée aussi didactique que politique, The Hate U Give réhabilite l’activisme de 2Pac dans le corps d’une jeune femme qui illumine le récit, Amandla Stenberg.
Après la vie, l’amour, vient le deuil. Avec l’incroyable A Ghost Story, David Lowery tente de chercher cette petite étincelle d’humanité qui survit après notre mort, à travers la tristesse de l’autre, mais aussi et surtout à travers le regard inerte du mort lui-même.
Critique du film Green Book, Sur les routes du sud. Un road movie bourré d’humour qui n’oublie pas de dénoncer les affres du racisme qui dévoraient l’Amérique d’avant le mouvement des Droits Civiques. Excellent premier film en solo pour Peter Farrelly !
On la savait increvable et dure à cuire suite à de précédents rôles, Noomi Rapace confirme sa grande forme en garde du corps d'une post-ado milliardaire insupportable. Le film de la réalisatrice anglaise Vicky Jewson met en scène une héroïne très physique, directement inspirée d’une véritable bodyguard.
Olivier Assayas aime les idées, les théories, le fait de faire vivre la pensée, ce qui émane de Doubles vies, ces longues logorrhées entre adultes, ces discussions entre penseurs autour d’un bon verre de vin. Mais derrière ces dialogues parfois ciselés sur l’avènement du numérique et notre manière de consommer et d’apprécier l’art en général, Doubles Vies manque irrémédiablement de verve ou d’impulsion dramatique voire même pratique pour charmer au maximum.
Ben is back de Peter Hedges, avec son fils Lucas et la star Julia Roberts est un film inégal, intéressant dans sa première partie qui est focalisée sur son sujet, les relations entre un toxico et ses proches, mais déroutant quand il suit la trace d'un thriller improbable.
Oubliez les surhommes à grandes capes et collants, les véritables super-héros sont des êtres broyés enfermés dans un asile psychiatrique. Avec Glass, M. Night Shyamalan décortique notre imaginaire et notre fascination pour ces demi-dieux, omniprésents dans le paysage cinématographique. Il conclue la trilogie initiée par Split et Incassable à travers un récit humaniste et maladroit.
« - Ce type pond des coups d’état comme ma femme reprise mes fonds de culotte ! Et vous voulez que j’obéisse ?
• SUFFIT, BOUFFON ! OBEISSEZ OU JE VOUS ENFERME DANS VOS PROPRES GEOLES ! »
« - Mes rêves ne me trompent jamais. Les Kalisnowszczyzna…
- … « Les Kalisnowszczyzna ont toujours eu un don pour la voyance… »
- Paf
- Aïe ! Alors j’ai dû être adopté, moi, je ne vois jamais rien venir…
- Moi, je peux te dire que tu es de la famille ! Tu as hérité du sale caractère de ma sœur Prili.
- Grand-mère… Tu n’as pas de sœur. Tu confonds tes rêves et la réalité. »
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.