Maxime Thiss

Rétrospective Coppola : Dementia 13

Avant de devenir un réalisateur phare du Nouvel Hollywood, Coppola a fait ses gammes chez Roger Corman. En résulte, Dementia 13, une série B d'horreur gothique oubliée mais qui malgré son faible budget montre déjà quelques belles idées de mise en scène.

FEFFS 2019 : Retour sur la compétition

Du 13 au 22 septembre a eu lieu la 12ème édition du FEFFS qui nous a encore une fois proposé une sélection hétéroclite avec au programme une robe tueuse dans In Fabric de Peter Strickland, une chambre exauçant les souhaits avec The Room de Christian Volckman, une satire loufoque des suburbs appelée Greener Grass, ainsi qu'un retour râté de la part de Lucky Mckee avec Kindred Spirits.

Bloody Sunday #11 – Martyrs de Pascal Laugier

Alors que le cinéma de genre français est toujours sujet à débat, Bloody Sunday décide de revenir pour ce 11ème épisode sur l'un des films d'horreur les plus radicaux à avoir vu le jour en France, Martyrs de Pascal Laugier. Une oeuvre coup de poing qui en aura traumatisé plus d'un.

Midsommar de Ari Aster, secte de la vie conjugale

Après le choc Hérédité, Ari Aster nous revient avec un nouveau tour de force. Nous plongeant dans les festivités du solstice d'été dans une communauté en Suède, le cinéaste questionne le délitement d'un couple entrecoupé de rituels païens et de trips hallucinogènes, le tout baigné dans une lumière solaire constante.

Bloody Sunday #10 – Histoires de cannibales de Tsui Hark

Chez Bloody Sunday, on aime bien quand les cinéastes repoussent les limites, et s'il y a bien un réalisateur connu pour ça, c'est Tsui Hark. Pour ce 10ème volet, rendons donc hommage au virtuose hongkongais en mettant en lumière un film méconnu faisant parti de la fameuse trilogie du chaos, Histoires de cannibales, un mélange explosif de comédie, d'horreur et d'arts martiaux.

Bloody Sunday #9 – Mais… qu’avez vous fait à Solange ? de Massimo Dallamano

Dans l'ombre de Dario Argento ou de Mario Bava, le giallo a plusieurs pépites méconnues à nous faire découvrir. C'est le cas de l'énigmatique Mais...qu'avez vous fait à Solange ? de Massimo Dallamano qui exploite les codes du giallo parfois jusqu'à l'extrême.

Bloody Sunday #8 – Les Feebles de Peter Jackson

Avant de connaître la gloire avec sa trilogie de fantasy, Peter Jackson jouait les sales gosses aux travers de délires gores dans les années 80. Dans le tas, on retrouve les Feebles, variation trash des Muppets où des marionnettes s'adonnent aux pires vices imaginables dans une avalanche d'humour cachant une critique corrosive du monde du showbiz.

Bloody Sunday #7 – Ninja Scroll de Yoshiaki Kawajiri

Quand on parle de japanimation, le premier nom qui vient en tête est Ghibli. Pourtant d'autres studio ont su marquer les esprits au travers de contenus plus adultes, et c'est le cas du studio Madhouse. Si l'un de ses représentants les plus iconiques est le regretté Satoshi Kon, Yoshiaki Kawajiri n'est pas en reste. Avec Ninja Scroll, il accouche d'une oeuvre violente où un rônin se voit aux prises avec un panthéon de démons tous plus puissants les uns que les autres.

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Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.