Maxime Thiss

La musique chez Brian De Palma : un opéra en quatre actes

Qu'ont en commun Bernard Herrmann, Giorgio Moroder, Ennio Morricone et Pino Donaggio ? Ils ont tous les quatre, ainsi que d'autres compositeurs de renoms, collaborés avec le grand Brian De Palma. L'occasion donc pour ce mois placé sous le signe de la musique de revenir sur les travaux de ces musiciens de génies et leur place dans la vaste filmographie de Brian De Palma.

Bloody Sunday #1 – Street Trash de Jim Muro

Pour inaugurer la nouvelle section du Mag du Ciné, Bloody Sunday, consacré aux pépites du cinéma gore et déviant, il était évident de mettre à l'honneur le seul et unique film de Jim Muro, Street Trash. Véritable modèle de la comédie gore des années 80, le film met en scène un groupe de clochards qui vont être décimés par une étrange liqueur. Préparez-vous, ça va tâcher !

Gérardmer 2019 : Monstres et Australie

Après nous être penchés sur la compétition, nous nous sommes intéressés à ce que pouvait nous offrir hors-compétition le festival de Gérardmer. Grand bien nous a pris, car nous avons pu découvrir plusieurs raretés des années 70 dont deux provenant de l'ozploitation, ainsi qu'un documentaire consacré au grand Phil Tippett, et pour finir, la pépite du festival, Freaks.

Gérardmer 2019 : Retour sur la compétition

Après 3 jours de marathon filmique, LeMagduciné est de retour des Vosges pour vous faire un petit retour sur la 26ème édition du festival de Gérardmer. Première étape : la compétition qui a mis à l'honneur la Suède avec le drame intimiste qui tourne en guerre pré-apocalyptique, The Unthinkable, mais également la potacherie Z Puppet Master : The Littlest Reich qui se voit décerner le prix du jury. À côté de ça, les zombies sont présents avec Endzeit et The Dark, tandis que la Corée du Sud revient avec le thriller fantastique The Witch Part 1 : The Subversion, et la palme du plus mauvais film est décernée au canadien Lifechanger.

Sorry To Bother You, le brûlot politique et loufoque de Boots Riley

Marchant dans les pas de Donald Glover et de sa série Atlanta, le rappeur Boots Riley laisse tomber le micro pour la caméra et offrir avec Sorry to Bother You, un film tout aussi politique que loufoque. Le musicien y parle capitaliste, racisme et dérive politique en dépeignant un monde dystopique et absurde regorgeant d'idées quitte à donner l'impression d'un trop plein.

26ème Festival International du Film Fantastique de Gérardmer : la sélection

Avant de poser ses valises dans la station vosgienne de Gérardmer à l'occasion du Fantastic Arts qui se déroulera du 30 janvier au 3 février, le Mag du Ciné revient en détail sur la programmation de cette 26ème édition qui s'annonce très riche en découvertes.

Rétrospective Clint Eastwood : Pale Rider/L’Homme des Hautes Plaines

En tant qu'héritier de Sergio Leone, Clint Eastwood réinvente le mythe du western et de l'Homme sans nom à l'aide de deux œuvres marquantes dans sa filmographie, Pale Rider et L'Homme des Hautes Plaines. Il y exploite un de ses thèmes de prédilection, à savoir la vengeance, tout en conférant à ses films une aura surnaturelle et riche en symbolisme. Deux œuvres à la frontière du fantastique mettant directement la mort en scène.

Border de Ali Abbasi, trolls sans frontières

Adaptant une nouvelle de John Ajvide Lindqvist, Ali Abbasi nous emmène avec Border à la frontière entre le monstre et l'humain au sein d'une fable sur l'acceptation et la différence, tout en ancrant son film dans un réalisme sordide. Un véritable film frontière.

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Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.