Interview des cinéastes Hélène Cattet & Bruno Forzani : FEFFS 2017

Venu présenter leur nouveau film Laissez bronzer les cadavres, reparti avec le Méliès d’Argent lors du Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg 2017, le duo de cinéastes Hélène Cattet et Bruno Forzani a accepté de répondre à quelques unes de nos questions.

LeMagduCiné : Première question : D’où vous vient cet amour du cinéma bis et comment est née cette volonté de lui rendre hommage à travers vos films ?

Bruno Forzani : Cela vient du plaisir en tant que spectateur qu’on a pris à voir ces films là. Cela vient d’un côté latin où tu as tout un vocabulaire autour de la mort, du désir, de l’érotisme, des instincts, des pulsions, qui est développé dans ces films de manière ludique, mais qui a crée une certaine iconographie qu’on a utilisé pour raconter d’autres histoires. Après nos films on ne les voit pas comme des hommages, ils sont empreints de ça parce que ce sont des films qui nous ont donné beaucoup de sensations, de plaisir. Quand on fait nos films, on ne pense pas à rendre hommage à, même si là on pense au western car déjà le livre nous faisait penser au western italien, mais c’est un peu le fantasme qu’on a de ces films qui resurgit par notre interprétation dans nos films et qui est personnel, plutôt qu’un hommage théorique à un genre très particulier.

Hélène Cattet : Parce que pour moi c’est vrai que le giallo, les westerns spaghetti, sont de vrais genres de mises en scènes. C’est extrêmement créatif, audacieux dans son imagerie et moi ça m’inspire plein de trucs. J’aime beaucoup la mise en scène.

Bruno Forzani : Après on est deux, avec deux backgrounds différents donc ça fait quelque chose d’hybride, pas comme si on était tous les deux fans de la même chose, on ferait un film fan de je ne sais quoi. Là, il y a deux sensibilités complètement différentes.

Pour Laissez bronzer les cadavres cela change un peu, vu qu’il s’agit de l’adaptation d’un roman, d’autant plus un roman assez linéaire, au contraire de vos autres œuvres très labyrinthiques comme L’étrange couleur des larmes de ton corps. Comment s’est passé le processus créatif, l’élaboration du scénario ? Est-ce que vous aviez déjà certaines idées de mise en scène dès la lecture du roman ? La mise en scène de la mort de Gros qui est magnifique par exemple.

Hélène Cattet : On a eu quelques idées en lisant le livre, mais pas des idées précises. Quand j’ai lu le bouquin, il y a de ça 10 ans, j’avais cette sensation d’être en terrain connu, familier, d’avoir quelque chose de fait pour moi, mais c’était juste une sensation. Je me disais, oui il y a un potentiel pour se l’accaparer. C’est vraiment en travaillant l’adaptation que les idées sont venues.

Bruno Forzani : La mort de Gros, c’était vraiment pendant l’adaptation. Tu te dis allez on doit offrir une belle mort. Comment avec ce qu’il se passe dans le bouquin, on peut lui donner une mort assez chouette ? On n’avait jamais travaillé les morts avec les coups de feu, c’était plutôt des armes blanches. Comment trouver quelque chose de spécial avec ce type de mise à mort et du coup c’est vraiment en travaillant qu’on a trouvé. Au fur et à mesure qu’on bossait le scénario, il y avait des portes qui s’ouvraient sur des phrases qui nous inspiraient et nous permettaient de faire entrer notre univers. Au fur et à mesure la petite folie s’est installée et ça s’est construit vraiment pendant l’écriture, plus que la lecture.

« On le fait pour le live, c’est comme un concert pour nous la salle de cinéma. »

C’est le premier de vos films que j’ai eu la chance de voir au ciné, et il y a quelque chose qui m’a encore plus frappé que d’habitude, c’est le travail sur le son. D’autant qu’il me semble que vous n’utilisez pas de prise de son en direct …

Hélène Cattet : En effet tout est recréé.

Donc sur les 4 années de travail qu’a nécessité le film, combien de temps vous avez passé sur le son ? Pouvez-vous détailler un peu le travail sur ce dernier ?

Hélène Cattet : Le son, depuis l’écriture du scénario il est présent. Quand on écrit le scénario, c’est des images et du son qui nous viennent. On pose ces images et ce son sur le scénario. Pour la préparation, sur le tournage on se dit qu’on doit laisser la place au son. On tourne donc sans aucun son. C’est seulement une fois qu’on a le montage que là on commence le tournage son et donc là, il y a un tournage son avec un bruiteur qui dure deux semaines On recrée absolument tous les sons, et on va les retravailler au montage son pendant 3 mois. On retravaille toutes les couches sonores, voir à quel moment on va plutôt mettre des sons qui vont agresser, qui vont être plus doux ou plus fantasmatiques. Chaque son dispose de plusieurs couches et on va choisir quelle couche on va mettre en plus pour essayer de parler à l’inconscient du spectateur, pour le guider au niveau de ses sensations, dans quel état d’esprit le mettre pour parler des personnages ou des situations. Et ensuite il y a le mixage. Au total, il y a 6 mois de travail en post-production pour le son.

Bruno Forzani : Et donc les autres, tu ne les as pas vus au cinéma ?

Non

Hélène Cattet : Il faut

Bruno Forzani : Parce qu’on le fait vraiment pour la salle, pour le côté où tu te fais bombarder.

La scène de la répétition des sonneries d’entrée où le personnage principal devient fou dans l’Étrange couleur fait quand même sacrément son effet, même sans le son cinéma. J’ai jamais vu des coups de rasoirs qui semblent si vrai.

Hélène Cattet : *rires*

Bruno Forzani : *rires* Ça c’est cool.

J’imagine pas ce que ça doit être au cinéma.

Bruno Forzani : Bah c’était très agressif *rires*. Mais tu vois le truc c’est que le son, ça te permet d’avoir un impact physique sur le spectateur et je pense que tu ne peux l’avoir qu’en salle. Et donc c’est pour ça que c’est cool que tu aies pu le voir en salle, c’est là où tu ressens tout ce qu’on a voulu faire, la puissance qu’on essaie de dégager avec le film, d’écraser les gens..

Hélène Cattet : On essaie vraiment de faire quelque chose d’immersif, comme un concert. On le fait pour le live, c’est comme un concert pour nous la salle de cinéma.

C’est très bien fait *rires*. Pour rester dans le domaine sonore, parlons de la musique. Vu qu’il s’agit de morceaux de BO de films anciens, comment vous les choisissez pour qu’elles collent aux scènes ? Parce que ce sont des morceaux fait spécifiquement pour des autres films, donc on peut se demander comment ça peut coller.

Hélène Cattet : C’est donc le scénario qui colle aux musiques. On écoute les musiques en écrivant et du coup c’est pour ça qu’on a du mal à avoir une autre musique. Cela ne peut être que ces musiques qui nous ont inspiré de telles séquences qui peuvent se retrouver dans le film. Elles nous ont donné un rythme dans la séquence qu’on écrivait.

Bruno Forzani : Et les idées.

Hélène Cattet : Voila les idées qui sont venues ont été liées à cette musique

Bruno Forzani : Après on essaie de les utiliser dans un autre contexte. Par exemple pour le duel final, on a utilisé une musique de giallo. Pour le générique de début, la préparation du braquage, on a mis une musique de western et pas de polar. Donc à chaque fois, on essaie de jouer sur le contrepoint et de leur donner un autre univers que celui pour lequel elles ont été créées, et d’arriver à rendre un truc atemporel pour créer un univers atemporel. Tu vois il y a la déco, les costumes, les objets, mais aussi la musique qui donne un côté à la fois rétro et moderne dans la façon dont elle est utilisée.

« Pour qu’on fasse un film de groupe et que ça fasse un groupe qui soit chouette. »

Pour rester avec Laissez Bronzer les cadavres et le côté western spaghetti/poliziesco, il y a quelque chose qui m’a marqué avec le casting. C’est le choix de Stéphane Ferrara qui ressemble énormément à Charles Bronson.

Hélène Cattet : *rires* C’est drôle, on s’est dit ça aussi.

Alors je me demandais si c’était quelque chose de voulu.

Bruno Forzani : *rires* Ah non pas du tout.

Hélène Cattet : Quand on l’a vu, c’est sûr qu’on s’est dit : Ah, on dirait Rhino vraiment. Parce qu’il y a une description dans le livre et c’était vraiment lui. Mais c’est vrai que pendant le tournage lorsqu’on regardait les rushs, je disais : Wouah regarde on dirait Bronson. C’est drôle que tu dises ça *rires*

C’est surtout quand on le voit face caméra.

Hélène Cattet : *rires* Ouais c’est drôle

Et donc pour le casting, vous aviez des idées précises en faisant le scénario ?

Hélène Cattet : Le livre nous a beaucoup inspiré pour les personnages.

Parce que c’est quand même des acteurs assez connus, comparés aux films précédents. Elina Löwensohn et Bernie Bonvoisin ont quand même un certain bagage, notamment dans le cinéma de genre.

Hélène Cattet : Ouais ouais, c’est vrai.

Bruno Forzani : On ne les as pas choisis pour ce qu’ils étaient..

Hélène Cattet : Ou ce qu’ils avaient fait.

Bruno Forzani : C’est que Bernie Bonvoisin, il a tourné dans le film d’un copain et on a vu les photos de tournage et on s’est dit : c’est exactement le type de personnage qu’on cherche pour Gros. Pour Elina c’est pareil, c’est un autre copain qui a tourné un film avec elle qui s’appelle Mon Ange et qui nous a dit qu’on devrait la rencontrer, qu’elle irait super bien. Et donc on l’a rencontrée et puis voilà. C’était pas du tout une volonté, comme tu disais de prendre des acteurs plus connus.

Hélène Cattet : Non c’était du hasard. Le hasard des rencontres, parce qu’après on s’est rencontré et tout le monde était super cool. Ce qu’on faisait pour le casting, c’est qu’on filmait une séquence et après on mélangeait les séquences avec les autres personnages pour voir qui se mélangeait bien, pour qu’on fasse un film de groupe et que ça fasse un groupe qui soit chouette. On a vraiment pensé en termes de groupe, comment ils réagissaient entre eux. Pour Elina, on cherchait vraiment une Luce qui pouvait tenir tête à Rhino, qui pouvait tenir tête aux policiers. Voilà, on a fait en fonction de ça.

Lorsque vous avez présenté le film, vous avez cité deux cinéastes que j’aime beaucoup qui sont Shinya Tsukamoto et Tsui Hark. Je me demandais si après les films italiens, vous voudriez explorer d’autres genres comme le cyberpunk japonais ou le film de sabre chinois par exemple ?

Bruno Forzani : *rires* Et bah ouais, tout à fait, tu as bien vu.

C’est vrai ?

Bruno Forzani : Oui, on va faire une anime au Japon pour adultes. Un roman porno pinku eiga.

Hélène Cattet : Mais en animé.

Tourné en japonais ?

Bruno Forzani : Ça sera en langue anglaise, mais tourné avec des artistes japonais. Pour l’instant c’est à l’état de projet.

« Il y en a un qui donne une idée, l’autre rebondit dessus, qui rajoute et qui emmène ailleurs. Ça se construit vraiment comme un jeu de ping-pong à chaque fois. »

En tout cas, ça donne très envie. Pour parler de manière plus générale de votre travail, vu que vous êtes deux, est-ce qu’il arrive que l’un ait une idée qu’il veut absolument mettre et l’autre pas ? Est-ce que vous faites parfois des compromis ou il faut vraiment que ça plaise aux deux ?

Bruno Forzani : Et elle, elle veut toujours mettre des trucs bizarres, des femmes qui font pipi sur les gens. *rires*

Hélène Cattet :*rires* Oui il y a des concessions. Enfin celui-ci ça allait, c’était beaucoup plus calme vu qu’on était en terrain neutre. C’était une adaptation donc le matériel de base ne venait ni d’un truc personnel de l’un ou de l’autre et on a juste dû l’investir et se l’approprier, donc ça allait mieux. Parce que les autres fois, c’est vrai que c’est rock’n’roll *rires* Bruno est quelqu’un de très têtu.

Est-ce que vous avez une spécialité ou vous travaillez tout le temps ensemble ?

Hélène Cattet : Non, enfin la spécialité de Bruno c’est de casser les pieds. *rires*

Bruno Forzani : Non, tout ce qui est violence, sadomaso et sexe c’est Hélène. Moi j’essaie de développer les personnages à côté. *rires*

Hélène Cattet : La psychologie. *rires*

Bruno Forzani : Tout ce qui est déviant c’est Hélène. *rires*

Elle a souvent l’avantage alors. *rires*

Bruno Forzani : *rires* Ouais, elle est terrible

Hélène Cattet : Honnêtement, c’est difficile de dissocier ce que fait l’un ou ce que fait l’autre, c’est impossible. Il y en a un qui donne une idée, l’autre rebondit dessus, qui rajoute et qui emmène ailleurs. Ça se construit vraiment comme un jeu de ping-pong à chaque fois. Il y a celui qui lance la balle et puis..

Bruno Forzani : C’est plutôt le tennis ça.

Hélène Cattet : Voilà du tennis.

Vous avez dit que les images viennent directement avec le scénario. Il vous arrive d’avoir des images que vous voulez absolument mettre et qui nécessitent de broder le scénario autour ?

Hélène Cattet : Il est vrai que souvent, il y a une séquence et il y a ça qui se passe. Je sais pas ce qu’il y a avant ou après, mais c’est un moment important de la séquence.

Bruno Forzani : Alors parfois t’arrives à l’intégrer au scénario et ça c’est quand ça marche, et des fois t’arrives pas à lui trouver sa place et tu l’abandonnes. Mais souvent ce sont des images, des séquences ou des flashs qui viennent et après t’essaies de les intégrer. Là c’était différent vu qu’on avait la base et c’était plutôt comment transcender certaines séquences. Mais après quand c’est un processus plus perso, c’est ça ouais.

Pour finir, une petite question de curiosité, si vous deviez citer votre giallo préféré, ou parler des films qui vous ont marqué, ce seraient lesquels ?

Bruno Forzani : Notre giallo préféré c’est Profondo Rosso, je pense. On est d’accord là-dessus.

Hélène Cattet : Ouais après y en a plein d’autres, mais effectivement Profondo Rosso.

Bruno Forzani : Après la Lucertola (Le Venin de la peur) de Fulci ou celui qui est ressorti récemment La Longue Nuit de l’Exorcisme. Et puis Dario, Ténèbres, L’oiseau au plumage de cristal , Quatre mouches de velours gris, etc.

Hélène Cattet : La mort a pondu un œuf, voilà il y en a tellement. Bref Profondo Rosso, et pour une fois on est d’accord.

Et je suis d’accord avec vous *rires*. Merci beaucoup à vous deux.

Laissez bronzer les cadavres sort en salles, le 18 octobre 2017.

 

Festival

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Cannes 2026 : Ben’imana, le mur du silence

Premier film de Marie-Clémentine Dusabejambo, "Ben'Imana" aborde le pardon, la résilience et la transmission d'une douleur indicible au sein de la société rwandaise, profondément hantée par le génocide des Tutsis. Un drame rempli d'émotions, lauréat de la Caméra d'or, qui invite à s'unir dans l'humanisme au-delà des ethnies.

Newsletter

À ne pas manquer

The Christophers : le prix des âmes

Le dernier Soderbergh : grand petit film sur les affres de l'art au temps de son extrême marchandisation. "The Christophers" brasse avec finesse la question de la valeur d'une œuvre et de la place de l'artiste dans un monde qui fétichise la marchandise. Entre un vieux peintre cabotin et une jeune faussaire en quête de vengeance, Soderbergh opacifie savamment un scénario trop convenu pour mieux révéler les contradictions profondes des artistes, empêtrés entre beauté, gloire et compromissions.

Le Cuirassé Potemkine : cent ans de rage intacte

Cent ans après, "Le Cuirassé Potemkine" revient en salles avec une musique inédite signée Pet Shop Boys. Chef-d'œuvre du cinéma muet, le film d'Eisenstein n'a rien perdu de sa puissance subversive. La rage de ceux qu'on écrase n'a pas de date de péremption.

Ma famille chérie : entre tornade émotionnelle et grâce cassavetienne

Maelström d'émotions, caméra à l'épaule et visages en gros plan avec "Ma famille chérie". Isild le Besco signe un ouragan familial tendre et survolté, entre fulgurances cassavetiennes et grâce mélancolique d'Élodie Bouchez.

L’affaire Zanetti : Confessions d’une meurtrière

Dans un centre pénitentiaire italien, Elisa Zanetti, condamnée pour le meurtre de sa sœur, entame des entretiens avec un criminologue qui ravivent un passé familial trouble. Entre huis clos oppressant, flashbacks maîtrisés et performances intenses, le film interroge la portée réelle d’un travail de reconstruction face à un crime irréparable.

Le Passage : Sur la corde de l’humanité

Entre thriller haletant et drame humaniste, le premier long"métrage de Brandt Anderson plonge le spectateur au cœur de la crise des réfugiés syriens. "Le Passage" est une œuvre chorale, tendue et bouleversante dont la maitrise narrative ouvre sur une émotion absolue.

Entretien avec Victoria Verseau sur « Trans Memoria »

Dans cet entretien, la réalisatrice Victoria Verseau revient sur "Trans Memoria", un film intime et sensoriel où mémoire, deuil et transition se mêlent. Elle y évoque Meril, son amie disparue, la construction du film, la présence d’Athena et Aamina, et la manière dont son geste artistique interroge identité, survivance et transformation.

Rencontre avec Tudor Giurgiu pour « Libertate »

Dans "Libertate", le cinéaste Tudor Giurgiu revient sur un épisode oublié de la Révolution roumaine de 1989 : des centaines de prisonniers enfermés dans une piscine à Sibiu. Entre manipulation médiatique, violence d'État et quête de liberté, le film interroge notre rapport à l’Histoire.

Cinemania 2024 : Interview portrait de la réalisatrice Zabou Breitman pour Le Garçon

Actrice aux multiples visages et réalisatrice audacieuse, Zabou Breitman revient avec Le Garçon, un objet filmique inclassable entre enquête documentaire et fiction. À l’occasion du festival Ciné Mania, elle se confie sur ce projet atypique, sa méthode intuitive et son attachement au Québec, dans un entretien à cœur ouvert.