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Gran Torino avait des allures de passage de flambeau à la nouvelle génération, cosmopolite et méritante, mais La  Mule de Clint Eastwood, lui, s’inscrit comme une sorte d’adieu, un road movie funéraire, une oeuvre qui ne cesse de se questionner sur les choix de son personnage - de son acteur en somme - qui s’avère imbibé par les regrets et les remords sur les choix qu’il a pus faire dans sa vie.
Manque de respect profond pour le spectateur ou pour la profession ? Les deux jeunes réalisateurs pondent cet exercice déjà vu revu et rerererevu sans y apporter la moindre intelligence ou subtilité de ton, ambition artistique. A défaut, les moins cinéphiles peuvent s'attendrir et crier "c'est mignon!" Non, la colère monte, car tandis que de véritables cinéastes en devenir s'évertuent de trouver quelques billets pour un film travaillé et à plusieurs niveaux de lecture, Paris-Willouby, fade et superficiel film de famille, a reçu un véritable budget et une distribution !
Rob Marshall revient à comédie musicale en offrant une relecture dénaturée des contes pour enfants que Disney avaient déjà adapté en dessins-animés. Si le spectacle pouvait fonctionner à Broadway, les stars hollywoodiennes venus assurer le box-office ne sont pas forcément à l'aise avec l'exercice, et ça se sent.