Antoine Mournes

Mes premières ambitions, à l'âge d'une dizaine d'années, était d'écrire des histoires à la manière des J'aime Lire que je dévorais jusqu'en CM2. J'en dessinais la couverture et les reliais pour faire comme les vrais. Puis la passion du théâtre pour m'oublier, être un autre. Durant ses 7 années de pratique dans diverses troupes amateurs, je commence des études d'Arts du Spectacle qui débouche sur une passion pour le cinéma, et un master, en poche. Puis, la nécessité d'écrire se décline sur les séries que je dévore. Depuis Dawson et L’Hôpital et ses fantômes de Lars Von Trier sur Arte avec qui j'ai découvert un de mes genres ciné préférés, l'horreur, le bilan est lourd, très lourd au point d'avoir du mal à établir un TOP 3 fixe. Aujourd'hui, c'est Brooklyn Nine Nine, Master of Sex et Vikings, demain ? Mais une chose est sûre, je vénère Hitchcock et fuis GoT, True Detective et Star Wars. L'effet de masse m'est assez répulsif en général. Les histoires se sont multipliées, diversifiées, imaginées ou sur papier. Des courts métrages, un projet de série télévisée, des nouvelles, un roman, d'autres longs métrages et toujours plus de critiques..?

Larguées, une comédie d’Eloïse Lang remarquée à l’Alpe d’Huez, mais embourbée et mal fagotée

A ne pas confondre avec la comédie US avec Amy Schumer sortie l'année dernière, Larguées est le premier long métrage de l'autre duo à l'origine de Connasse. Noémie Saglio avait déjà grossi le trait dans Telle mère, telle fille avec Cottin et Binoche. Ici, Eloise Lang dépeint grossièrement des figures manichéennes et perd rapidement le contrôle de son navire à défaut de l'écriture et de la direction d'acteurs. Un feel good movie carte postale décomplexant, mais pas maîtrisé.

Rétro : Dawson’s Creek déjà 20 ans ! Culte ou has-been ?

Mémoire de toute une génération, Dawson's Creek connue par tous les sériephiles semble avoir mal vieilli par son ton bon enfant américain dépassé et pourtant le dilemme shakespearien n'a pris aucune ride. Etre ado à la fin des années 90, 2000 ou maintenant n'a plus du tout la même résonance. Ce qui fait de ce teen drama à la fois culte par son caractère quasi premier à aborder autant de sujets sensibles, et déjà dépassé par l'arrière saveur soap realistic. Un objet d'étude étonnant tant sur le plan psychologique du spectateur que scénaristique ou sociétal sur ce que la série rétro raconte... Attention mélancoliques s'abstenir.

Pilote de The Alienist, une plongée historique glauque

Diffusée depuis le 22 janvier sur la TNT (Animal Kingdom, The Last Ship), The Alienist attirera-t-elle suffisamment d'audience pour compenser le budget colossal dépensé jusqu'alors, promo comprise ? Création TNT la plus chère de la chaîne, le pilote est globalement apprécié par les critiques, mais ne surprend pas assez selon nous...

Search Party saison 2 : une murder entre amis imprévue addictive

La saison 2 de Search Party qui s'est conclue fin 2017 mérite sa place dans le top des meilleures saisons. Creusant toujours plus dans une "detective dark comedy" avec des acteurs épatants, elle promet une saison 3 à ne pas manquer...

Santa & Cie, une comédie tout feu tout flamme désordonnée d’Alain Chabat

Alain Chabat nous livre sa version d'un Noël illuminé avec Santa & Cie, une 5ème comédie qui tourne très vite en rond et dans le vide.

Entretien avec les frères Foenkinos : Stéphane répond à nos questions

A l'occasion de la sortie de leur deuxième long métrage, Jalouse, avec Karin Viard, Anne Dorval, Anais Demoustier et Bruno Todeschini, nous avions des questions à poser aux frères Foenkinos. Stéphane, l'aîné, nous répond...

Happy Birthdead, un slasher qui renoue avec le genre de Christopher B. Landon

Christopher Landon, fils du père de La Petite maison dans la prairie, ayant fait ses armes avec la saga Paranormal Activity, excelle dans l'humour noir et les références qui ne peuvent que toucher à la génération Y : Cluedo, Scream, Destination Finale, Buffy, même Un jour sans fin avec Bill Murray et Andy MacDowell...

Jalouse, une comédie douce amère à ne pas manquer des frères Foenkinos

Adeptes de l'actrice principale ou de la tendresse des frères Foenkinos, courez voir cette comédie douce amère qui touche au plus profond de chaque dépressif que nous sommes tout en tirant sur la zygomatique. La délicate intelligence du scénario couplé à quelques bonnes surprises de comédiens et une composition méticuleuse et attachante, font de ce deuxième long métrage, un film à ne pas manquer.

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Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.

Peindre avec la caméra : Robbie McGarvey et la fabrication irréversible de Die My Love

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Silent Friend : filmer la lumière, filmer le temps

Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.