Paris Art & Movie Award : une 3ème édition au Théâtre du Balzac

La troisième édition du Paris Art & Movie Award (PAMA) aura lieu cet été dans la capitale, un événement à ne pas manquer pour les cinéphiles, d’autant plus que nous faisons partie du jury ! On vous dit ce qu’il faut savoir…

Il y a quelques mois, CineSeriesMag est contacté par les organisateurs d’un événement a priori inconnu du grand public. Le Paris Art & Movie Awards organise sa troisième édition avec comme volonté de mettre en valeur les cinéastes indépendants, un peu comme le Sundance Festival, mais dans notre capitale. « Le second festival à ne pas manquer à Paris (en 2016) » selon The Culture Trip Magazine. Et oui, avant les Césars et après le Champs Elysées Film Festival… Et nous avons été appelés pour un partenariat exceptionnel. Mais qu’est-ce que le PAMA ?

Nous avons donné la parole à Mathieu Beurois, le fondateur :

Créer un festival de cinéma a toujours été un de mes rêves. Rencontrer les réalisateurs, les auteurs, les artistes, et mettre en perspective les films avec leur présence et leurs réponses directes. J’ai créé en 2015 le Paris Art and Movie Awards, à Saint-Germain-des-Prés, sur une impulsion, en me disant « cette fois je le fais ». Le succès a été aussi important qu’inattendu, les artistes et le public ont comparé l’événement aux meilleurs festivals underground de New-York… Je suis soutenu dans l’organisation par Auregan, qui est co-fondatrice de l’événement, et par une petite équipe de bénévoles fidèles d’année en année.

Un festival indépendant est fragile. Nous avons des partenaires de communication de haute volée, mais le festival s’autofinance entièrement pour l’instant. Nous grandissons vite, nous avons des films magnifiques et des membres du jury très connus d’année en année, comme Mark Dacascos l’an dernier ou Mélanie Doutey cette année. Nous avons aujourd’hui un festival de qualité, qui rassemble le glamour et l’exigence artistique : nous souhaitons sécuriser l’avenir de l’événement en continuant à rassembler des partenaires motivés et humains, comme la BNP qui nous soutient depuis le début et qui cette année est notre seul co-financeur.

Dès sa création, le festival a proposé une cérémonie de remise des prix, à l’américaine. J’ai fait beaucoup de festivals en tant que réalisateur, et ce moment là est le plus fort. Nous voulons motiver les jeunes créateurs, leur donner envie de continuer, car faire des films c’est beaucoup de lutte. On espère que le PAMA apporte un soutien, une étincelle qui dit « on veut voir vos films. Faites vos films. » C’est pour cela que nous avons créé le réseau Alumni cette année : tous les artistes sélectionnés au festival chaque année (qu’ils gagnent ou pas), deviennent membres, et bénéficient d’un suivi particulier entre chaque édition du festival.

Le PAMA est également le seul festival indépendant à se tenir à Paris en français et en anglais. C’est nécessaire pour ouvrir les auteurs français au reste du monde, et pour attirer les artistes internationaux qui ne parlent pas notre langue.

Pour la première fois, le PAMA aura un Président du Jury qui n’est autre que Mélanie Doutey pour gérer et coordonner les votes des 14 jurys (7 hommes et 7 femmes) qui regarderont tous les films et liront tous les scripts. Le festival est un hommage à l’élégante Audrey Hepburn et aura lieu le lundi 3 juillet au prestigieux cinéma Le Balzac sur les Champs Élysées.

La sélection est tombée ce lundi 19 juin et plus d’une trentaine de films venus du monde entier vont concourir dans les catégories suivantes: Meilleur Film, Meilleur court-métrage français, Meilleur court-métrage international, Meilleure Actrice, Meilleur Acteur, Meilleur Musique, Meilleure Danse, Meilleur Film Animé, Meilleur Scénario… Ce sera l’occasion d’aller à la rencontre des acteurs et réalisateurs de demain.

Quatre longs métrages et trois courts internationaux à visionner et des scénarios à lire pour donner notre verdict le 3 juillet, date à laquelle les plus curieux et moins cinéphiles pourront regarder les courts métrages français en compétition.

Profitons de cette première grande opportunité pour nous imposer comme nouveau média en pleine évolution !

[irp]

 

Festival

Festival Lumière 2026 : Ray Gunn, le miracle de Brad Bird

Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.

Festival Lumière 2026 : Peking Opera Blues, Tsui Hark en maestro

Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Newsletter

À ne pas manquer

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

Héros (2007) : Une séquestration sur les nerfs

Et c'est peut-être là que le film trouve sa plus belle idée : faire de la solitude un personnage à part entière, invisible mais omniprésent, qui hante chaque recoin de l'appartement. Pierre Forêt ne cherche pas tant à être aimé qu'à être enfin entendu, et c'est cette nuance qui donne au personnage sa fragilité touchante. On en sort avec l'impression étrange d'avoir ri à des choses qui ne font pas rire, et d'avoir pleuré à des choses qui ne font pas pleurer non plus. Tout le paradoxe de ce Héros, et sans doute sa plus grande force.

L’Île des souvenirs : jamais deux sans toi

Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.

Minotaure : nourrir l’ogre

Exilé en France, Andreï Zviaguintsev est de retour, neuf ans après le mémorable Faute d'amour. Reprise de La Femme infidèle de Chabrol, cette chronique d'un adultère virant au drame fait écho à la Russie de 2022 qui entamait alors son "opération spéciale". Analyse d'un film aussi riche que stimulant.

Les Misérables (2026) : Victor Hugo sous anesthésie

Après Dumas, le cinéma français s’attaque à Victor Hugo. Avec Vincent Lindon et Tahar Rahim, Fred Cavayé livre des "Misérables" léchés, bien interprétés, mais sans souffle ni colère. Une fresque qui ne saisit pas l’âme du roman et ne se l’approprie pas non plus, à l’inverse de Ladj Ly.
Antoine Mournes
Antoine Mourneshttps://www.lemagducine.fr/
Mes premières ambitions, à l'âge d'une dizaine d'années, était d'écrire des histoires à la manière des J'aime Lire que je dévorais jusqu'en CM2. J'en dessinais la couverture et les reliais pour faire comme les vrais. Puis la passion du théâtre pour m'oublier, être un autre. Durant ses 7 années de pratique dans diverses troupes amateurs, je commence des études d'Arts du Spectacle qui débouche sur une passion pour le cinéma, et un master, en poche. Puis, la nécessité d'écrire se décline sur les séries que je dévore. Depuis Dawson et L’Hôpital et ses fantômes de Lars Von Trier sur Arte avec qui j'ai découvert un de mes genres ciné préférés, l'horreur, le bilan est lourd, très lourd au point d'avoir du mal à établir un TOP 3 fixe. Aujourd'hui, c'est Brooklyn Nine Nine, Master of Sex et Vikings, demain ? Mais une chose est sûre, je vénère Hitchcock et fuis GoT, True Detective et Star Wars. L'effet de masse m'est assez répulsif en général. Les histoires se sont multipliées, diversifiées, imaginées ou sur papier. Des courts métrages, un projet de série télévisée, des nouvelles, un roman, d'autres longs métrages et toujours plus de critiques..?

Festival Lumière 2026 : Ray Gunn, le miracle de Brad Bird

Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.

Festival Lumière 2026 : Peking Opera Blues, Tsui Hark en maestro

Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.