Search Party saison 2 : une murder entre amis imprévue addictive

Après une première saison qui rendait déjà accro, ce 2ème cycle de Search Party creuse plus loin l’incommensurable malaise dans lequel Dory, Drew, Eliott et Portia – représentant la génération Y – baignent depuis le meurtre de fin de saison 1…

Synopsis : La bande des 4 doit à présent gérer les conséquences désastreuses découlant de la réussite de leur quête de Chantal. Leur niveau de paranoïa augmente, leurs relations s’étiolent et il devient de plus en plus difficile de croire que personne ne découvrira le secret du groupe.

Tel est pris qui croyait…?

Keith Powel n’était pas le père psychopathe de l’enfant que portait Chantal. Chantal n’était même pas en danger dans une quelconque secte ou fuyant Keith. L’énorme malentendu lui a coûté la vie. Et maintenant, ils doivent lutter pour leur propre survie. Comment échapper à la prison et à la folie qui les guette progressivement ? Dory encaisse toute la responsabilité et doit protéger ses amis qu’elle a mis dans le « pétrin » alors qu’elle a rejoint la campagne de Mary Ferguson pour être sénatrice de l’état de New York. Drew fera tout pour avoir un poste à Shanghai. Eliott quitte ses éditeurs après quelques jours en institution de rémission. Portia intègre une pièce de théâtre et se lie d’amitié avec le nouveau metteur en scène. Sans oublier, la folle voisine junkie April qui fera également son grand retour ainsi que la détective et lieutenant Joy…

Sarah-Violet Bliss et Charles Roger ont réalisé une comédie détonnante mettant déjà en scène Clare McNulty (Chantal), John Early (Eliott) ou les soeurs Phoebe et Claire Tyers (April) dans la quête métaphorique de deux jeunes femmes, Fort Tilden. Charles Rogers rencontre le boute-en-train Micheal Showalter sur Wet American Hot Summer, déjà absurde à souhait. Ce dernier a un talent particulier pour la zygomatique tendre et il l’a déjà prouvé en réalisant Hello, My Name Is Doris avec la pétillante Sally Fields. Tous les trois donc semblent concernés par les crises existentielles qu’elles soient liées à l’âge, à la carrière ou à l’amitié, aux objectifs inatteignables. Et ils ont décidé de verser ensemble dans la comédie noire en revisitant le sadisme tendre d’un Hitchcock couplé à la malice généreuse de séries plus contemporaines comme Orange is the new black ou Transparent. Il faut à présent éviter la prison, lutter pour garder sa liberté. Le mensonge apparaît d’une évidence nécessaire, encore plus pratique lorsque la tournure arrange les quatre jeunes détectives devenus fugitifs. De quiproquos en coïncidences, les détectives sont devenus des coupables qu’on ne veut absolument pas voir arrêtés. En parallèle, d’autres arcs narratifs construits sur search-party-saison-2-l-homme-mortdes genres différents permettent une meilleure respiration, tout en alimentant l’arc principal qui mêle les 4 jeunes gens. Drew veut profiter d’une promotion pour partir à Shanghai à la place du favori, Eliott sombre dans la folie alors que son autobio est acclamée par des éditeurs et que son couple bat de l’aile, Portia doit faire le deuil de sa mère qui ne semble pas l’aimer comme il se doit, tandis que Dory rencontre l’ex-femme de Keith et son amie qui baigne dans la mafia, sans oublier Julian, ex de Dory et journaliste en herbe… Mais la voisine April, qui cache elle aussi son lot de secrets, s’immisce dans le projet noir du « club des 5 4″ qui est à présent de justifier de leur innocence en fuyant coûte que coûte les balances, corbeaux et surtout la police. Le personnage du lieutenant et détective Joy s’avère quelque peu déluré après un coup du sort aussi fou que celui qui s’est produit pour nos 4 amis. Sauf que les scénaristes le sont aussi et que conclure par un happy ending aurait été maladroit, bien qu’on le veuille ardemment. La surprise de fin de saison permet donc un pas de plus dans l’obscurité pour une saison 3 en préparation. Il serait, en effet, fou de s’arrêter après le succès quasi unanime auprès de la critique et du public. Search Party recueille une moyenne de 8/10 sur des sites tels que Rotten Tomatoes ou Metacritic. Effectivement, la saison 2, plus aboutie, jonglant toujours plus habilement avec l’humour noir, la comédie existentielle onirique et le detective story a quelque chose d’hitchcockien, perdu dans le vertige en spirale de Sueurs Froides et la fausse culpabilité à prouver du Faux Coupable

Sublime et addictive, portée par des acteurs étonnants, cette pépite qui a clos l’année 2017 aurait pu être dans le top 5 si les grosses productions portées par les médias ne lui avaient pas fait de l’ombre. A ne manquer absolument sous aucun prétexte !

Search Party saison 2 : Trailer

https://www.youtube.com/watch?v=BWf6qpsyuso

Search Party saison 2 : Fiche Technique search-party-saison-2-poster

Création: Sarah-Violet Bliss, Charles Rogers et Michael Showalter

Scénario : Sarah-Violet Bliss, Charles Rogers, Michael Showalter, Anthony King, Christina Lee, Jordan Firstman, Starlee Kine, Andrew P. Fleming, Matthew Kriete, Robbie Pickering, Samantha Stratton
Réalisation : Sarah-Violet Bliss, Charles Rogers, Ryan McFaul, Michael Showalter, Lilly Burns
Direction artistique : Olga Miasnikova
Décors : Brian Goodwin, Cat Navarro, John Duhigg Cox
Costumes : Matthew Simonelli
Photographie : Jonathan Furmanski
Production : Brittney Segal, Jake Fuller, Grace Johnson, Genevieve Aniello, Sarah-Violet Bliss, Lilly Burns, Ryan Cunningham, Tony Hernandez, Charles Rogers, Alia Shawkat, Michael Showalter, John Skidmore, Anthony King, Christina Lee
Musique : Brian H. Kim, Daniel Wohl
Genres : Comédie, policier, drame, thriller
Diffuseur : TBS
Format de la saison : 10 épisodes de 30 minutes
Dates de diffusion en France : dès le lendemain, le 20 novembre 2017 sur OCS

États-Unis – 2017

Festival

FIFAM 2026 : la programmation et l’affiche se dévoilent

Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

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Antoine Mournes
Antoine Mourneshttps://www.lemagducine.fr/
Mes premières ambitions, à l'âge d'une dizaine d'années, était d'écrire des histoires à la manière des J'aime Lire que je dévorais jusqu'en CM2. J'en dessinais la couverture et les reliais pour faire comme les vrais. Puis la passion du théâtre pour m'oublier, être un autre. Durant ses 7 années de pratique dans diverses troupes amateurs, je commence des études d'Arts du Spectacle qui débouche sur une passion pour le cinéma, et un master, en poche. Puis, la nécessité d'écrire se décline sur les séries que je dévore. Depuis Dawson et L’Hôpital et ses fantômes de Lars Von Trier sur Arte avec qui j'ai découvert un de mes genres ciné préférés, l'horreur, le bilan est lourd, très lourd au point d'avoir du mal à établir un TOP 3 fixe. Aujourd'hui, c'est Brooklyn Nine Nine, Master of Sex et Vikings, demain ? Mais une chose est sûre, je vénère Hitchcock et fuis GoT, True Detective et Star Wars. L'effet de masse m'est assez répulsif en général. Les histoires se sont multipliées, diversifiées, imaginées ou sur papier. Des courts métrages, un projet de série télévisée, des nouvelles, un roman, d'autres longs métrages et toujours plus de critiques..?

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