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"Send Help" marque le retour de Sam Raimi à la série B avec un film de survie mêlant humour noir, gore et tension sur une île déserte. Porté par Rachel McAdams et Dylan O’Brien, ce duel cruel explore les rapports de force et offre un divertissement sanglant et jubilatoire.
a-pied-doeuvre-valerie-donzelli-critique-film-2026
Avec une justesse mélancolique et une élégance sobre, "À pied d’œuvre" de Valérie Donzelli, adaptation du récit de Franck Courtès, explore ces moments de fragilité humaine où la vie semble authentique, mais échoue à capturer le vertige et la violence d’une vie dévouée à l’écriture.
retour-a-silent-hill-christophe-gans-critique-film-2026
Qu’on aime ou pas Christophe Gans, il faudrait être d’une belle mauvaise foi pour ne pas lui reconnaître un amour profond pour le cinéma et un vrai sens de l’esthétisme. On attendait donc le projet avec un certain intérêt. Puis, les premiers avis tombent. Allez, c’est visiblement très mauvais, mais si l’on passe un bon moment devant, pourquoi pas ? Malheureusement, même atteindre le statut de nanar, "Retour à Silent Hill" n’y est pas parvenu…
dreams-michel-franco-critique-film-2026
"Dreams" est un film souvent trop plat et froid pour nous toucher et qui survole bien trop ses diverses thématiques pour nous emporter complètement. Néanmoins, le cinéma de Franco a quelque chose de vrai et de glacial, visuellement comme formellement, qui fait toujours son petit effet et empêche de s’en détourner.
Hamnet-chloe-zhao-critique-film-2026-mescal-buckley
Si la vie et l’œuvre de Shakespeare ont déjà largement nourri le cinéma, un pan de l’histoire du plus célèbre dramaturge anglais restait encore dans l’ombre : celui du décès prématuré de son fils, alors âgé de 11 ans. Une tragédie bien réelle qui a inspiré une pièce iconique. Mais ce n’est pas tant à l’auteur que Chloé Zhao s’intéresse. Dans "Hamnet", la réalisatrice sino-américaine s’empare du roman éponyme de Maggie O’Farrell pour composer un film intimiste, une ode onirique où l’amour rime avec angoisse, solitude et deuil. Malgré une beauté visuelle éblouissante, le drame perd en profondeur en tirant sans mesure sur la corde émotionnelle.
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Révélé au public du Festival du Film Francophone d’Angoulême 2025, où il est reparti avec trois prix, "Promis le ciel" confirme l’ancrage croissant du cinéma tunisien sur les scènes internationales. Dans le sillage de "La Belle et la Meute", le film d’Erige Sehiri poursuit cette exploration d’une Tunisie en mutation, attentive aux trajectoires de celles et ceux que la société maintient en marge. Cette fois, la cinéaste choisit de capter l’inquiétude et l’espoir de femmes venues d’Afrique subsaharienne, cherchant à reconstruire leur vie à Tunis. Pour son troisième long-métrage, Sehiri affine son regard et tempère le didactisme parfois reproché à son cinéma par une attention sincère portée à l’humanité de ses personnages.
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Olivier Assayas ambitionne d’explorer les coulisses du pouvoir russe à l’aube de l’ère Poutine dans "Le Mage du Kremlin". À travers le regard d’un conseiller fictif, le film interroge la fabrication des récits politiques, la manipulation des images et les zones grises de l’autorité. Un thriller intellectuel ambitieux, mais formellement trop sage, qui va certainement diviser.