"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.
Après Dumas, le cinéma français s’attaque à Victor Hugo. Avec Vincent Lindon et Tahar Rahim, Fred Cavayé livre des "Misérables" léchés, bien interprétés, mais sans souffle ni colère. Une fresque qui ne saisit pas l’âme du roman et ne se l’approprie pas non plus, à l’inverse de Ladj Ly.
Dans le film Matrix Morpheus déclare à son élu Néo « il y a une différence entre connaitre le chemin, et arpenter le chemin », Curtis décide de prendre ce chemin même si en cours de route, il découvrira que toutes les routes vers la liberté sont maculées de sang et de larmes.
La Vie d’Adèle est un grand film d'amour et d'apprentissage, filmé avec radicalité et un réalisme bouleversant. L'amour universel, l’éveil merveilleux, la passion qu’il procure, mais aussi ses bassesses, ses trahisons, et surtout le manque d'amour...
Huit ans après le très bon "Paradise Now", Hany Abu-Assad revient avec "Omar", un thriller efficace, haletant, un véritable film coup de poing qui vous scotche à votre siège pendant 1h30. "Omar", Prix du Jury de la sélection Un Certain Regard...
"Gravity" est une collection d'images et d’émotions incroyablement bien réalisé, une odyssée cinématographique en 3D et en IMAX, parfaitement maîtrisé par un réalisateur qui dès les premières minutes projette le spectateur en apesanteur dans une vertigineuse danse avec les étoiles aux accents de voyages intérieurs.
Dans une atmosphère claustrophobe, cette héroïne complexe livre une véritable joute verbale, qui à certains égards rappelle "A Few Good Men" comme dans ce dialogue entre Nimrod et Anna «Un vrai combattant ne pas dénoncer quelqu'un», explique Nimrod. «Un vrai combattant connaît la différence entre le noir et blanc», répond Anna.
Un thriller âpre, dans la grande lignée d'un Pusher de Nicolas Winding Refn sans pour autant verser dans la violence esthétisante, glorifiant le sexe la drogue et le 9 mn. Northwest agresse par son ambiance ultra réaliste le spectateur, c’est une immersion en mode réel dans un univers effrayant...
Quatre années après réalisé Touching Home, les frères jumeaux Logan et Noah Miller nous plonge dans un Western déjanté avec des personnages très hauts en couleurs. Une douce vengeance (Sweet Vengeance est le titre original de ce film) est un film dans la tradition du western de vengeance à la Djanco, avec à l’instar de Kill Bill un personnage vengeur féminin.
Prisoners de Denis Villeneuve est un film ambitieux, complexe qui vous oblige à vous poser des questions qui n’ont pas de réponses faciles. Un film tissé comme une toile où apparaisse de fausses pistes avec de nouveaux suspects et des indices disséminés en trompe l’œil.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.