Critique : Moi, moche et méchant 2

Moi, moche et méchant 2 : Hommage au film d’espionnage et gloire des minions

Trois ans après le premier épisode, un succès incroyable au box office mondial avec une recette de 543 millions de dollars qui permit de lancer un nouveau studio d’animation Illumination Entertainment, Gru et ses adorables minions, toujours aussi loufoques, sont de retour !

Moi, moche et méchant 2 est un film d’animation très drôle, sincère et bien rythmé. Ce film est un véritable hommage aux vieux films d’espionnage des années 70, principalement les James Bond. C’est aussi une collaboration franco-américaine avec aux commandes les réalisateurs Chris Renaud et Pierre Coffin.

Les minions ont ici une place de choix : leur naïveté, leur potentiel humoristique, leurs mimiques et leurs gags incessants sont superbement exploités. Le personnage de Gru reste malgré tout bien présent à travers une intrigue travaillée sur fond d’enquête policière déjantée, des décors futuristes, et des gadgets en pagaille, comme le rouge à lèvre taser. Les 3 fillettes sont toujours aussi émouvantes, attachantes et sympathiques.

Dans le premier épisode, Gru devenait père ; ici, il jouit toujours de sa paternité avec Agnès, mais subit également l’adolescence de Margo et son affection naissante pour le séduisant Antonio, le fils d’Eduardo Perez, le propriétaire du restaurant Salsa & Salsa. Gru trouve également une partenaire, et sait se montrer touchant. rachel moi, moche et méchant

L humour et l’amour sont donc bien présents dans ce second volet. On peut également faire l’éloge d’une bande annonce, qui pour une fois est honnête, et ne dévoile pas la majeur partie du film. La 3D est réussie, et l’animation sensationnelle. A la bande son on notera le retour de Pharrell Williams. Il y a également Pitt Bull, David Guetta, Nicki Minaj ou encore Flo Rida, et surtout une reprise hilarante de la chanson « I Swear » du groupe « All 4 one » par les minions, à la fin du film. Il faut rester jusqu’au générique pour apprécier une petite animation qui exploite la 3D et qui annonce un spin-off exclusivement consacré aux aventures des minions, annoncé pour la fin 2014 : Les minions, le film.

Si on peut regretter une intrigue un peu paresseuse, une fin spectaculaire et un happy-end final attendu, Moi, moche et méchant 2 demeure un film divertissant, très amusant et attendrissant, où l’humour côtoie les bons sentiments et dont le message pacifiste fera sourire petits et grands. En 2014, le spectateur connaîtra la joie de retrouver sur grand écran une multitude de petites créatures jaunes, pour une aventure n’en doutons pas, toujours aussi enlevée et délirante…

Synopsis  : Gru, le plus méchant de tous les temps est désormais devenu le plus gâteau des papas poules. Il s’épanouit à présent dans une existence tranquille en compagnie de ses filles adoptives, Margo, Édith et Agnès et de ses hilarants minions. Alors qu’il commence à peine à s’adapter à sa nouvelle paternité, une organisation ultra-secrète menant une lutte acharnée contre les crimes dans le monde enlève Gru et lui confie avec sa charmante coéquipière Lucy, la responsabilité d’arrêter les méfaits d’un nouveau criminel impitoyable et beaucoup plus coriace que prévu : El Macho… A partir de 6 ans.Avec les voix VF de Gad Elmaleh (Gru), Audrey Lamy (Lucy Wilde), Eric Cantona (Eduardo Perez, propriétaire du restaurant)

Fiche technique : Moi, moche et méchant 2

Titre original : Despicable me 2
Réalisateurs : Pierre Coffin – Chris Renaud
Acteurs : Eric Cantona, Steve Carell, Kristen Wiig, Audrey Lamy
Genre : Animation, 3D
Date de sortie : 26 juin 2013
Durée : 1h39mn

Extrait Moi, moche et méchant 2

 

Festival

Cannes 2026 : Sheep in a box, laisser partir

Avec "Sheep in the Box", Kore-eda déplace la science-fiction vers un territoire intimiste : celui du deuil, du manque et de ce qu’il reste à aimer quand l’enfant n’est plus là. À travers la présence troublante d’un double artificiel, le cinéaste japonais compose une fable douce et mélancolique sur des parents qui apprennent, enfin, à revenir à la vie.

Cannes 2026 : Colony, entre deux terminus

À Cannes 2026, "Colony" marque le retour de Yeon Sang-ho au film de zombies avec un spectacle généreux, ludique et imparfait, porté par quelques belles fulgurances de chaos.

Cannes 2026 : Club Kid, la renaissance d’un père

Pour son premier film, John Firstman propose une histoire attachante et pleine d'humour sur fond de soirées gays new-yorkaise. Dans "Club Kid", il incarne un père abîmé qui tâche de se reprendre en main lorsqu'un fils inconnu surgit dans sa vie. Une bulle de bonheur qui rappelle que nos proches donnent du sens à notre existence.

Cannes 2026 : Sanguine, à cœur et à sang

Présenté en Séance de Minuit à Cannes 2026, Sanguine de Marion Le Corroller s’attaque au corps épuisé par le travail en le faisant basculer dans le body horror. Porté par Mara Taquin et par une vraie envie de cinéma, ce premier long-métrage impressionne par son énergie, sans encore trouver la mutation radicale qu’il promet.

Newsletter

À ne pas manquer

L’Être aimé de Rodrigo Sorogoyen : Père et impair

Avec L’Être aimé, Rodrigo Sorogoyen signe un film de tournage aussi fascinant que déchirant, porté par Javier Bardem et Victoria Luengo. Derrière la mise en abyme cinématographique, le cinéaste filme surtout l’attente impossible d’une fille face à un père qui sait voir, diriger, comprendre — mais ne sait pas demander pardon.

L’Abandon : le traitement tout en nuances d’un sujet explosif

Les onze derniers jours de Samuel Paty, qui firent de lui un martyr de la République. Un sujet délicat, commandant d'éviter autant le pathos que la récupération politique. Vincent Garenq relève ce défi, avec un film qui parvient à captiver en tenant bien sa ligne. Estimable, malgré une réalisation sans surprise.

Obsession – L’amour (terriblement) ouf

Annoncé comme l’une des sensations horrifiques de 2026, Obsession séduit par son atmosphère malaisante, sa mise en scène maîtrisée et l’interprétation impressionnante d’Inde Navarrette, sans être totalement à la hauteur de sa réputation.

Les Cloches des profondeurs (1993) de Werner Herzog : la foi dans tous ses états

Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.

La Grande Extase du sculpteur sur bois Steiner (1974) de Werner Herzog : le temps suspendu

A l’aide d’une caméra 16 mm haute vitesse, Herzog filme merveilleusement bien ce qui, dans ce sport atypique, constitue son vrai centre d’intérêt : ces instants où, suspendu dans l’air, le skieur défie le temps et l’espace. Loin de l’ingrate « solitude » du coureur de fond, le sauteur à ski est un rêveur qui offre son extase en spectacle.

L’Être aimé de Rodrigo Sorogoyen : Père et impair

Avec L’Être aimé, Rodrigo Sorogoyen signe un film de tournage aussi fascinant que déchirant, porté par Javier Bardem et Victoria Luengo. Derrière la mise en abyme cinématographique, le cinéaste filme surtout l’attente impossible d’une fille face à un père qui sait voir, diriger, comprendre — mais ne sait pas demander pardon.

L’Abandon : le traitement tout en nuances d’un sujet explosif

Les onze derniers jours de Samuel Paty, qui firent de lui un martyr de la République. Un sujet délicat, commandant d'éviter autant le pathos que la récupération politique. Vincent Garenq relève ce défi, avec un film qui parvient à captiver en tenant bien sa ligne. Estimable, malgré une réalisation sans surprise.

Obsession – L’amour (terriblement) ouf

Annoncé comme l’une des sensations horrifiques de 2026, Obsession séduit par son atmosphère malaisante, sa mise en scène maîtrisée et l’interprétation impressionnante d’Inde Navarrette, sans être totalement à la hauteur de sa réputation.